RSS Feed

Posts Tagged ‘stratégie’

  1. Les 5 premiers conseils de Mark Stolaroff

    mai 25, 2013 by admin

    1. Kickstarter ou IndieGoGo?

    Kickstarter! C’est l’une des premières questions que je me suis posé et ma réponse, même si elle n’est pas totalement objective (tout d’abord, je n’ai jamais lancé une campagne sur IndieGoGo),et je suis un inconditionnel de KICKSTARTER. Vous pourriez probablement aller regarder les statistiques quelque part qui comparent les plus grosses sommes d’argent levées pour les projets de films sur Kickstarter et pour tout vous dire, je ne sais rien de tout ça !

    Ma première recommandation est d’utiliser Kickstarter en tant que contributeur et comme créateur. Je pense en effet que l’interface Kickstarter a des kilomètres d’avance sur IndieGoGo tant pour le participant que pour le porteur de projet ; en réalité, surtout pour l’investisseur. Pour plusieurs types de projets, qui utilisent le même processus d’achat, Kickstarter est beaucoup plus adapté. Les mises à jour que vous recevez sur les projets sont également meilleures avec Kickstarter. Après avoir cliqué sur la plate-forme de Kickstarter pour voir les statistiques et garder une trace du projet, je peux vous dire qu’il est très bien conçu et s’améliore constamment. Ils ont même une super application iPhone. Mais voici la principale raison: vous allez obtenir plus d’ «argent venant d’inconnus » sur Kickstarter que sur IndieGoGo. Je ne peux pas vérifier cela, bien sûr, mais je suis convaincu que c’est vrai. J’ai demandé à chaque contributeur, de me dire comment ils ont connu et entendu parlé de notre projet et plusieurs personnes nous ont trouvé à travers la plate-forme – certaines pages fonctionnelles (comme les meilleurs progressions ou les projets les plus populaires), sur la page des recommandations de Kickstarter, d’autres utilisent aussi la recherche à travers les catégories. Le tableau de bord Kickstarter vous montre également cette information. Au moins trois contributeurs nous ont trouvés après avoir participé pour Veronica Mars. IndieGoGo pour sûr n’a pas de projet de Veronica Mars sur sa plate-forme.

    2- Lancement de la campagne avant ou après le tournage? Cela dépend ! désolé pour la réponse effrontée, mais ça dépend vraiment. Si vous avez un peu d’argent pour commencer votre film, j’aime l’idée d’utiliser Kickstarter pour la post production et la distribution, comme je l’ai déjà fait deux fois. Si votre histoire n’est pas facile à expliquer ou s’il n’y a pas une bonne raison pour que les  gens se mobilisent ontribuer à ce moment là lié à une actualité, ni de façon de relier les gens au projet, le fait d’attendre pour montrer quelque chose peut aider. Les gens vont toujours vouloir du solide – un film bien tourné, bien joué, bien écrit – quel que soit l’histoire ou le genre. Toutefois, si vous faites un documentaire avec une forte résonnance sociale, vous n’avez pas besoin de ces images pour « vendre » et communiquer sur votre projet à des amis et des partisans de cette cause. Ces types de projets se font très bien avant le tournage. Il y a une distinction importante entre ces deux types de projets. Les gens aiment se sentir utiles d’une certaine façon et de participer à la reconnaissance d’une cause ou à l’intelligence collective. Si vous suppliez les gens d’investir  dans un film de science fiction, d’horreur ou une comédie, que vous voulez absolument faire, beaucoup d’entre eux vont vous rejeter. Mais, si vous créez un film d’horreur original et attractif dans lequel les gens peuvent obtenir un avant-goût de ce que vous faîtes, ils vont vouloir faire partie de celui-ci.

    3-Choisissez votre objectif à bon escient.

    Je vous jure, certaines personnes définissent le montant qu’ils souhaitent demander selon le montant nécessaire pour terminer leur projet. Mais cela ne peut fonctionner comme cela ! Comme vous le savez, avec Kickstarter, il y a la règle du tout ou rien (c’est une des raisons pour lesquelles cela fonctionne si bien et ce, dans un temps limité). Mais vous devez regarder votre situation – le genre de projet, le montant des contributions apportés sur les autres projets et sur combien vous pouvez compter en touchant votre propre communauté, etc – et de déterminer un montant raisonnable et probable que vous pouvez augmenter. Il y a deux inconvénients à choisir le mauvais montant. Si vous prenez trop faible, il sera difficile de garder les gens motivés à continuer à pousser votre campagne une fois que vous élevez votre objectif (c’est ce qui s’est passé pour nous lorsque nous avions atteint notre objectif 4 jours avant la fin de la campagne). Mais c’est  toujours préférable à ne pas l’atteindre du tout. Non seulement vous aurez fourni un dur travail pour rien mais en plus vous serez  en difficulté pour débuter votre film (bien sûr, un échec n’est pas toujours négatif, il peut vous apprendre beaucoup, cela vous amène notamment à vous poser la question : les gens veulent-ils voir ce film, l’ai-je bien présenté, me suis-je vraiment bien engagé dans la campagne. Le scénario idéal est celui qui sort de l’ordinaire, qui est un peu hors du commun, avoir une communauté prête à vous aider et vous pouvez alors avoir une date limite à votre avantage pendant que vous vous battez dans les dernières heures pour atteindre votre objectif. J’ai vu des projets avec un objectif ambitieux réussissant à recueillir beaucoup d’argent grâce à leur engagement.  Rappelez-vous : certes, de nombreux projets ces jours-ci s’élèvent à des nombres à 6 chiffres, or ils ont tous des raisons très précises d’être en mesure de les obtenir. Mais vous n’avez peut être pas toutes ces raisons. Récolter 15.000 $ voire 10.000 $ peut être incroyablement difficile.

    4-Recommandations  à travers une vidéo. Comme je l’ai dit à maintes reprises dans mes cours, et je ne cesse de le répéter, faites une vidéo. Il n’y a rien de plus préjudiciable pour attirer un potentiel contributeur de ne pas avoir assez d’information sur votre projet. Pourquoi contribuerait-il si vous ne donnez pas d’information. Vous devez donner envie d’y participer et la vidéo est le meilleur moyen. Il y a quelques grands classiques de vidéos de crowdfunding ici (en voici une favorite récente). Certaines se propagent comme des virus, ce que l’on souhaite tous lorsque l’on réalise une vidéo sur le crowdfunding. Mais certaines sont difficiles à réaliser et parfois votre projet ne se prête pas à ce genre de traitement, ou peut-être que vous n’êtes tout simplement pas en mesure de poster la prochaine vidéo à succès. Ce n’est pas grave. Une vidéo ordinaire (comme la miennne) fonctionne parfaitement bien, même si ce n’est pas parfait. Il faut faire du mieux que vous pouvez sans vous tuer à la tâche ni même dépenser de l’argent. La notre semble, au mieux, passable (à certains passages, la vidéo parait très mauvaise). Cela serait super. Assurez-vous d’avoir un moyen de mettre un micro professionnel sur vos sujets (un VBL ou un micro sur une perche juste hors du cadre). Il est préférable que le réalisateur (entre autres) parle directement à la caméra et donc directement aux investisseurs potentiels. Ces vidéos fonctionnent mieux quand elles sont personnelles, honnêtes, authentiques et sincères. En réalité, la « performance » n’a pas à être parfaite. Cela dit, une bonne performance peut aller loin. Il est vraiment difficile de parler devant une caméra comme ça, beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît. Henry dans notre vidéo est assez bon, mais tout ça c’est après de nombreuses prises et beaucoup de coupe (les plans de coupe / b-roll sont essentiels). En plus, Henry est un acteur professionnel. Si vous n’êtes pas face à la caméra, répétez. Travaillez vos textes jusqu’à ce que ça devienne bon. Nous n’avons pas eu le temps de le faire, mais si nous l’avions eu, cela nous aurait bien aidé. Comme je le disais, il faut pouvoir couper certains passages. Si vous avez déjà tourné votre film en utilisant votre métrage en tant que « b-roll », c’est idéal et ça marche très bien. Mais il y a toutes sortes de choses à couper. Regardez ce que nous avons utilisé dans la video de Jack et sur celle de Pig. Et je ne suis un grand technicien. J’ai posté celles-ci dans iMovie, vous n’avez donc pas besoin de dépenser de l’argent pour obtenir une vidéo décente. Le point le plus important de votre vidéo est de raconter l’histoire derrière l’histoire. Vous devez avoir une bonne histoire derrière l’histoire, parce que les amateurs et les passionnés (et c’est ce que vous essayez d’attirer) réagissent à ça. Parfois, cette histoire est plus intéressante que l’histoire dans votre film. Ma vidéo est-elle trop longue? Absolument! Kickstarter me dit que seulement 26% des personnes qui ont vu la vidéo l’ont regardé en entier.  Alors qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai pensé à la stratégie à adopter. Qu’est ce qui va vous aider à faire de la communication au sujet de mon film ? Après que nous ayons dit de quoi traitait le film et quel était le message que nous voulions faire passer, c’est ensuite que nous l’avons annoncé à divers groupes qui je l’espère vont faire parler de notre campagne. C’est comme faire de la publicité.

    5- Recommandations  à travers le texte de présentation. La sagesse conventionnelle veut que les gens regardent votre vidéo en premier, ensuite peut-être votre présentation. On pourrait donc penser que l’on ne doit pas prêter attention au texte.  NON! Encore une fois, il s’agit de montrer que vous maitrisez votre sujet. Votre texte, même si personne ne le lit, devrait renforcer et élargir l’information que vous donnez à votre vidéo. C’est aussi le lieu pour obtenir des informations que vous n’avez pas eu le temps d’inclure dans votre vidéo. Il ne doit pas être trop long, mais il doit être convaincant et attrayant. Utilisez des graphiques (vous pouvez ajouter des images et des vidéos, et vous pouvez ajouter des images qui ressemblent à du texte, comme cette campagne l’a fait). Vous pouvez voir à partir de la mienne les informations que je pensais importantes : « de quoi parle le film, la genèse du film; les membres de l’équipe; à quoi les fonds seront utilisés, comment fonctionne Kickstarter, etc. Votre texte doit inclure tous vos liens et  informations pour bien faire passer le message, et j’aime aussi mettre en valeur certains succès ou réalisations, surtout si vous avez besoin de plus d’espace pour expliquer certains d’entre eux. Vous pouvez modifier le texte tout au long de la campagne mais une fois la campagne terminée, tout est verrouillé. Alors assurez-vous de faire vos ajustements de dernière minute avant la fin. En effet, ces pages vont rester sur la plate-forme et les gens continueront à découvrir votre projet même après la fin de la campagne. Donnez-leur des instructions sur la façon dont ils peuvent contiuer à vous aider ou collaborer en dehors de la campagne sur Kickstarter.

    Source : stage32.com/blog/10-Tips-to-a-Successful-Crowdfunding-Campaign-Part-I


  2. 10 conseils pour réussir une campagne de crowdfunding (Partie I)

    mai 23, 2013 by admin

     

    Je lis de plus en plus d’articles qui apportent ou essayent d’apporter des conseils aux porteurs de projets, l’article de Mark Stolaroff ( sérial crowdfunder) sur Stage 32 a attiré mon attention. A la fois pédagogique et complet, il apporte des réponses que se posent tous les créateurs.

    Je vous propose ci-dessous une traduction libre (réalisée avec les moyens du bord), c’est à dire par moi. Article est à l’origine déjà en deux parties, je vous proposerai l’article en trois parties pour plus de commodités.

    http://www.stage32.com/blog/10-Tips-to-a-Successful-Crowdfunding-Campaign-Part-I

    Introduction et présentation de Mark Stolaroff

    Mark, avant tout est un producteur indépendant, il est le cofondateur d’Antic Pictures, une société de production basée à Los Angeles, produisant du contenu numérique de haute qualité à petit budget. Il y a deux ans, il a produit le long métrage de science fiction  d’Henry Barrial, Pig. Après avoir fait parti de la sélection officielle de plus de 30 festivals à travers le monde, Pig a remporté 9 prix, dont 6 pour la meilleure interprétation. Avec l’oscarisé Ron Judkins, Mark Stolaroff a produit un troisième long métrage de Barrial,  True Love, qui a été reconnu  au Sundance  et a récemment animé le circuit des festivals. Il a participé notamment aussi à  The Trouble With Men and Women (2006, Producteur associé), Paper Chasers (2005, co-producteur), Manic (2001, Producteur associé), Some Body (2001, Producteur associé), Keep The River On Your Right: un conte de Cannibal moderne (2000, Producteur associé), et bien d’autres encore.

    (….)

    Mark est considéré comme un expert du cinéma à micro-budget, il est le fondateur de No Budget Film School, une série unique de cours spécialement conçus pour les cinéastes sans moyen financier.

    L’expérience de Mark comprend également deux ans dans une banque d’affaires chez Merrill Lynch Capital Markets et cinq ans comme directeur général du théâtre Curtains, un théâtre novateur qu’il a fondé à Houston. Le texan, Stolaroff a obtenu son BAA au sein du prestigieux « Business Honors Program » à l’Université d’Austin au Texas ainsi qu’une mention en production cinématographique. Il a réalisé à ce titre plusieurs courts métrages de 16 minutes.

    Plus récemment, Mark a terminé une autre campagne de crowdfunding fructueuse pour The House That Jack Built qui a inspiré la série qui commence ci-dessous. Enfin, un autre film Mark had a hand in, Farah Goes Bang, sera présenté en première au Festival du Film de Tribeca la semaine prochaine.

    Bref, rien ne pourrait mieux marcher pour Mark …Il a décidé de partager son expéricnce :

    Achevant ma campagne Kickstarter pour mon nouveau film The House That Jack Built, ma seconde réussite, je voudrais une nouvelle fois partager avec vous les quelques connaissances que j’ai acquises. Ayant également consulté plusieurs campagnes, sur plus de 70 campagnes Kickstarter / IndieGoGo et la visite d’innombrables autres sites, je pense être bien placé pour donner des conseils.

     


  3. La Culture « Makers » comme mode de pensée et le partage comme philosophie

    mai 9, 2013 by admin

     

    Séjour à Barcelone et sortie mondiale du cosmonaute oblige, je ressors et met en en lumière ce projet qui me tient à coeur.

    elcosmonauta

    «  On n’a pas d’argent, mais on a des choses à dire. A montrer. A partager »

    Derrière cette vague créative, il y a une volonté également de jeunes professionnels qui n’est pas encore véritablement pris en compte par les instances publiques comme le Centre National de la Cinématographie, d’affirmer son indépendance et de réaliser les films qu’ils souhaitent, comme ils le souhaitent sans carcan. Avoir à l’esprit de franchir une nouvelle étape au cinéma indépendant,  faisant en sorte que le terme « indie » ne soit pas aujourd’hui uniquement un qualificatif pour ranger les films dans une case. Au cours des quinze dernières années, le monde du cinéma a fait d’énormes efforts pour démystifier le processus de production et donner accès au cercle fermé du financement et de la distribution. C’est un premier pas, mais elle n’a pas donné aux cinéastes l’indépendance, le  vrai pouvoir de faire le film qu’il souhaite. Courir après le financement et essayer de mieux comprendre les subtilités de la production ont sans nul doute distrait la profession et tout particulièrement les jeunes réalisateurs indépendants de ce qu’ils devaient véritablement entreprendre.

    Je reprends les propos de Ted Hope qui n’a pas hésité à pousser un cri et qui résume assez bien l’état d’esprit actuel d’un certain nombre d’acteurs du monde du cinéma indépendant.

    « nous avons appris à faire des films et la façon de les mettre sur le marché, c’est à notre génération de franchir une nouvelle étape en s’adjugeant la commercialisation et la diffusion des films, pour réussir à les faire comme on le souhaite et à les voir comme on souhaite les voir. Evidemment, nous avons aujourd’hui plus de possibilités et il n’y a jamais eu autant de films, mais ce n’est pas encore la liberté. Nous devons assumer la responsabilité de raconter des histoires uniques d’une manière unique. Nous nous voulons innovateurs et révolutionnaires, mais cela nous vaut des responsabilités supplémentaires. C’est à nous de prendre notre avenir en main, de mieux connaître les attentes du public, d’aller à leur rencontre et de leur permettre de choisir, d’une manière intelligente. Pendant quinze ans nous avons transposé des modèles économiques existant, plutôt que d’avoir développé un modèle propre au cinéma indépendant en adéquation avec notre vision. Nous sommes à l’aube d’une culture cinématographique libre et gratuite, mais il est nécessaire de remettre en cause les fondements de l’industrie cinématographique, ne pas avoir peur de renoncer à la gloire, et cesser de demander aux autres de distribuer et commercialiser pour nous ? Si l’on possède la liberté de pouvoir raconter les histoires que nous souhaitons, nous devons réfléchir et travailler ensemble à un espace pouvant les accueillir. Nous devons nous éloigner du rêve de gagner les oscars pour fonder une communauté de cinéma libre. Nous devons prendre conscience que le développement de cette culture libre nous engage sur un chemin très différent et loin du prestige qu’offre les productions spécialisées indépendante, mais nous y gagnerons ce qui n’a pas de prix, la fin de l’autocensure.  Mais pouvons-nous accepter que d’être cinéaste, c’est prendre la responsabilité totale de nos films, de la production à la distribution et la promotion ? L’indépendance est à notre portée, mais nous devons faire ce que nous avions jamais fait auparavant: nous devons choisir !

    Repenser l’économie du cinéma indépendant et offrir ce que nous pouvons faire de meilleur à une audience désireuse de nouveautés et d’expériences est la plus belle des victoires…

    l’autoproduction n’est  plus l’apanage d’artistes en herbe mais devient le modus operandi d’un nombre croissant d’artistes établis, confrontés à la réduction drastique des opportunités qui se présentent à eux dans les maisons de production. Ils s’accaparent les nouveaux moyens de production et diffusion qui apparaissent pour tirer leur épingle du jeu et conserver toute leurs libertés d’action et de création.

    L’actuel modèle économique de l’industrie audiovisuel s’appuie sur des consommateurs qui ne font pas de choix, qui agissent par impulsion et consomment ce qu’on leur propose (télévision broadcasting) et qui répondent à leur besoin. Nous devons leur donner les moyens de faire des choix. Le numérique leur offre la possibilité d’avoir accès à un contenu exceptionnel, mais pour pouvoir choisir d’une manière intelligente et non impulsive, il faut pouvoir rechercher selon ses goûts et savoir où chercher en s’appuyant sur sa culture. Lorsque nous ne verrons plus les internautes comme des ennemis, que nous les impliquerons dans les processus et ne seront plus considérés comme des consommateurs, les choses changeront et le cinéma retrouvera de la valeur à leurs yeux. Nous allons pouvoir atteindre un public avide de nouvelles expériences et d’émotions.  Nous pourrons nous laisser guider, car pour la première fois, nous pouvons être en contact réel avec eux grâce aux réseaux sociaux, dépassant la simple relation de vendeur consommateur.

     Ainsi une nouvelle fois le problème du cinéma indépendant, au-delà de la difficulté de pouvoir se financer, c’est de trouver son public. D’où la nécessité (très bien comprise par cette nouvelle génération) de trouver une nouvelle façon de financer la création, mais aussi de pouvoir se faire connaître et être diffuser. Il s’agit non pas uniquement une question de financement ou de perte financière comme essaye de le faire croire l’industrie, mais aussi une question de diffusion. C’est une stratégie globale de financement et de diffusion qu’il convient d’inventer et de mettre en place.

    Le projet de long métrage espagnol « El cosmonauta » fondé sur la participation des internautes, du co-financement au processus créatif et à la diffusion est pour moi  emblématique de cette vision globale qu’il faut adopter.

    Ce  projet de cinéma porté par une jeune société de production madrilène, Riot Cinema, est caractéristique de ce nouveau courant, s’affirmant grâce à internet et s’appuyant sur le public pour exister. De cette nouvelle stratégie gagnant-gagnant émerge un nouveau modèle plus créatif, plus libre et complètement adapté au spectateur.

    Les trois membres de Riot Cinéma Collective voient plus loin que la protection des droits d’auteurs contre l’utilisateur, en s’appuyant sur les nouvelles tendances et les nouvelles habitudes de consommation amenés par internet comme la prise de pouvoir des consommateurs, la libéralisation des contenus et la recherche de l’expérience et de la valeur ajoutée. Mais comment envisagent-ils concrètement le financement de la création ? Alors que la chaine de financement classique s’enraye, à qui pourra-t-on s’adresser pour financer un long métrage, lorsque l’on sait que le budget moyen tourne autour de 2,5 millions d’euros ? Les chaines de télévision affaiblies par la chute des revenus publicitaires ne sont déjà plus dans la course, s’adresser directement aux internautes est-il possible et cela suffira-t-il ? Un modèle économique s’appuyant sur la libéralisation du contenu est-il viable ?

    La révolution numérique a totalement bousculé le modèle économique du cinéma. A travers le projet « El cosmonauta », ils nous démontrent que développer un long métrage de science fiction loin de l’industrie est possible. En redéfinissant le modèle de production et de diffusion, ils ont réussi à s’affirmer et s’exprimer librement. Ils répondent à de nombreuses questions laissées en suspens par la lamination du circuit indépendant par la crise.

    Ils écrivent une nouvelle page de l’histoire du cinéma indépendant et l’espoir de voir émerger et s‘épanouir une culture libre demeure.

    Une nouvelle histoire s’écrit à laquelle Hitchcock aurait sans nul doute aimer participer

    Les moyens financiers seront forcément moindres que dans des productions classiques ou sans l’appui de noms prestigieux. Cependant il s’agit de prendre de court les grands studios grâce à l’état d’esprit frondeur et solidaire des communautés d’utilisateurs de réseaux sur Internet. Les mêmes qui piratent les blockbusters seront finalement ravis de participer à des projets qui les rendent acteurs d’une véritable aventure artistique.

    Une nouvelle dynamique que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock, lui  qui expliquait qu’il était prisonnier des compromis financiers et commerciaux :

    « Que se passerait-il si l’on donnait à un peintre une toile vierge qui a elle seule vaudrait un million de dollars, une palette de 250 000 dollars, 300 000 dollars de pinceaux, une boîte de couleurs de 750 000 dollars et qu’on lui dise ensuite de faire ce qu’il désire selon son inspiration, mais sans perdre de vue que le tableau terminé doit rapporter 2 300 000 dollars ? »

     

     

     


  4. Cinéma indépendant : l’autoproduction et « autodistribution » comme solutions grâce à internet !

    mai 7, 2013 by admin

    Une nouvelle génération de jeunes cinéastes prennent, pourrait-on dire le contre-pied de ce que font les studios et les majors, en faisant le choix de l’ouverture et du partage. Ils prennent des initiatives, explorent de nouvelles pistes et n’ont pas peur d’exploiter tout ce qu’offre les nouvelles technologies pour développer de nouveaux modèles économiques et trouver une alternative au tout répressif. Ils s’affirment et s’expriment en toute liberté en s’appuyant sur leur public et en utilisant des nouvelles solutions de financement et de partage comme le crowdfunding et les licences Creatives Commons.

    L’autoproduction et «  autodistribution » comme salut grâce à internet.

    «  Nous avons le pouvoir de tout réinventer avec cet outil spectaculaire qu’est internet. Nous avons les moyens en restant au contact du public de développer un vrai cinéma indépendant. »

    Ces jeunes réalisateurs souhaitent voir en ces chamboulements, l’opportunité d’un changement et l’occasion de développer un vrai cinéma indépendant. Ils prennent conscience qu’ils sont à l’aube de pouvoir connaître une culture libre, où pourra régner le partage et où la créativité sera à l’honneur. Aujourd’hui, si quelqu’un veut tourner, grâce au numérique, il peut tourner. Vite. Tout de suite. Mais alors qu’ils sentent à peine le souffle de la liberté, la flamme peut déjà s’éteindre par l’intervention de forces contraires et contre-productive des grands producteurs, qui préfèrent mettre des barrières, limiter et maintenir un système obsolète. Le principe, selon lequel toutes les informations, que cela soit celle des créateurs ou du public soient traités de la même manière au sein de la toile, que l’on appelle communément « neutralité du web » est déjà en danger. Les entreprises de télécommunication, médias, les grands studios hollywoodiens tentent de se maintenir en haut de l’échelle.  Leur modèle datant de la révolution industrielle du XIXe siècle, basé sur l’accumulation capitaliste et une économie de la rareté, est largement remis en question sous la poussée de forces technologiques mais aussi sociales (fin des hiérarchies traditionnels, communautarisme, prise de pouvoir des consommateurs et apparition de nouvelles valeurs comme l’investissement éthique).

    Artistes entrepreneurs, jeunes adeptes du DIY, collectifs d’artistes, le monde d’après la crise est entre leurs mains et l’avenir leur appartient.

     Ils n’ont pas encore toutes les solutions, mais souhaitent prendre leur destin en main et s’émanciper du système grâce à internet. Face aux évolutions d’usages et aux nouvelles habitudes de consommation medias, il faut établir de nouvelles règles, nous changeons de terrain, changeons de stratégie. Ce nouveau modèle ne se fera pas sans le public et tout particulièrement les internautes. Ils ne voient justement pas les internautes comme des ennemis et s’insurgent même contre la criminalisation du téléchargement, qui est devenu une habitude de consommation. Comme n’hésite pas à le dire l’un des meilleurs représentant de cette nouvelle vague,  Nicolas Alcàla, le réalisateur d’El Cosmonauta : « Ne permettons pas que l’industrie du divertissement, utilise le droit d’auteur, créé pour protéger la création et les auteurs, pour limiter l’accès à la connaissance. Internet réussit là où échoue les ministères culturels publics, c’est-à-dire promouvoir et diffuser la culture. Un film sans public n’a aucune valeur, ce sont eux qui donnent un sens à ce que nous faisons, nous ne devons jamais l’oublier. Ils ne peuvent être considéré comme des criminels parce qu’ils prennent ce qui est à leur portée. Et si la majorité ne va plus au cinéma, c’est à nous de nous adapter. S’ils préfèrent voir notre travail sur un ordinateur, à nous de leur proposer ce qu’ils veulent tout en leur rappelant que nous n’existons que par eux. Les contenus doivent aller où se trouve le spectateur et la seule chose que nous devons faire c’est de leur faire accepter nos nouvelles règles en leur proposant de la valeur ajoutée. Il faut leur donner envie d’acheter et de vivre une expérience, mais cela ne peut se faire par une contrainte imposée par des lois répressive.»

     


  5. Artistes – entrepreneurs – Pourquoi il faut utiliser les réseaux sociaux et bâtir sa communauté

    avril 29, 2013 by admin

    Après cet article de Sheri Candler, qui rappelle bien la nécessité de s’appuyer sur son premier cercle et de prendre soin de son réseau de contacts professionnels et de fans, j’ai souhaité (re)publier un article, que j’avais publié,il y a quelques temps, qui m’apparait toujours d’actualité.

    Aujourd’hui, tout le monde, s’il y consacre un peu de temps, peut se créer un blog de qualité, suffisant du moins pour exprimer son opinion et ses goûts et permettre à un artiste notamment d’exposer son travail. Bien animé, il peut être une vraie vitrine, mais sans être propulsé par les réseaux sociaux ou utiliser la lumière que peuvent offrir  Twitter ou Facebook, avoir un blog, aussi beau qu’il soit, peut vite se résumer à avoir créé une boutique dans une impasse.

    Vous l’avez sans doute déjà entendu, ce qui compte dans le commerce de proximité (physique), c’est l’emplacement, à l’ère du numérique, ce sont les liens que l’on a pu se créer et les recommandations que l’on a pu susciter, qui sont les fondements d’une bonne communication. Trop d’artistes sont réticents ou pensent que c’est une perte de temps. Pourquoi refuser, lorsque l’on souhaite se faire connaître et vivre de son art, d’entrer en contact avec des millions d’utilisateurs.

    Revenons sur les 6 raisons les plus souvent évoquées par les artistes pour ne pas  être présent sur les sites communautaires.

    (Analysons-les…et tentons de comprendre pourquoi ce ne sont pas des excuses…)

    1. Je ne veux pas paraître cool à tout prix et devoir me vendre. Je n’aime pas l’idée de créer un personnage.

    OK. Parler de soi, ça donne l’impression de devenir un People et tout le monde n’as pas l’égo de Patrick Bateman ( le héros d’Américan Psycho) ou la vie palpitante de Céline Dion (la chanteuse irritante canadienne). Mais faire aimer sa musique aux autres et partager, c’est génial, non ?

    Alors comment faire sans tomber dans l’égo-trip…

    Vous voulez faire parler de vous…parler des autres

    Mettez en valeur les membres de votre communauté / vos fans / vos amis / les artistes que vous respectez).

    Partagez les éléments qui vous paraissent même banals. Ne songez même pas à vous vendre ou à vendre votre musique. Peu à peu une relation de confiance va se créer, ensuite plus ils s’intéresseront à ce que vous posterez, plus il sera facile de les amener à s’inscrire à votre newsletter, à visiter votre site web…

    Ne négliger pas les recommandations et le fameux clic sur I Like qui peut tout changer.

    Gardez-ça en tête : 78% des gens font confiance à l’avis de leurs amis (c’est-à-dire le bouton “Like” (J’aime) sur Facebook) pour des produits et des services qu’ils achètent. Seulement 14% d’entre eux font confiance à la télé, la radio et la pub dans la presse. (Source : Socialnomics).

    Donc en gros, vous devez devenir un des artistes que les gens recommandent.

                   2 Vous vous dîtes promouvoir ma musique sur les réseaux sociaux est une perte de temps, créer son réseau est inutile.

    C’est faux, si elle s’inscrit dans une stratégie globale sur le long terme. Evidemment, si vous passez votre temps sur les réseaux sociaux, au lieu de travailler ou de prospecter, cela ne marchera pas. Les médias sociaux ne vont probablement rien vous rapporter directement à court terme. Il ne vous apportera sans doute aucun client ou acheteurs, mais il permet sans nul doute de fidéliser et de tenir informé vos précédents clients et vos fans. Toujours est-il, qu’il est plus facile de présenter son travail ou de vendre, c’est bien de cela dont-il s’agit ici, ( appelons un chat un chat) , à un ancien client qu’à un prospect. En renforçant votre relation avec eux, ils seront plus enclins à acheter.

    3 Les médias sociaux et le marketing prennent trop de temps.

    A vous de savoir quelles sont vos priorités ? Les réseaux sociaux ne sont que des outils, le succès a toujours demandé et demande toujours beaucoup de travail.

    Si vous souhaitez juste répété et jouer, ce n’est peut-être pas pour vous..

    Il y a des questions à se poser…

    Comment voyez-vous le succès ? êtes-vous prêts à vous investir dans l’utilisation de nouveaux outils ? Si votre unique objectif est de faire la musique, alors pas de problème.

    Continuez à vivre la musique pour vous et vos proches, il est certain que c’est un bien précieux, mais arrêtez d’espérer de pouvoir avoir de la valeur aux yeux des autres ( faire de la musique pour gagner de l’argent n’est peut être pas fait pour vous!)

    Les américains n’ont pas peur de se l’avouer, pour vendre son art, il faut savoir utiliser le marketing.

                    4  Personne ne fait confiance aux réseaux sociaux, communiquer par Facebook ou sur twitter n’a aucune valeur…

    Internet est passé devant la télévision comme source d’information. Une vague de nouveaux sites d’informations estampillés comme indépendant : Rue 89, les inrocks, fubiz…et d’autres encore sont les nouveaux influenceurs, j’y inclus également les blogueurs. Plus aucune émission de télévision ou de radio n’oublient d’inviter ses téléspectateurs ou d’auditeurs à les rejoindre sur les réseaux sociaux ( social média)

    Ensuite, il y a près de 200 millions de blogs dans le monde, imaginez un peu le potentiel…il y en a bien un qui pourrait écrire sur vous.

                       5 Les médias sociaux, c’est pour les jeunes. Je ne fais pas partie de cette génération là.

    Encore une fois c’est un apriori. L’âge moyen d’un utilisateur de twitter est de 39 ans. La catégorie des femmes de 55 à 65 ans est celle qui augmente le plus sur Facebook.

    Ils ne représentent pas la majeure partie des utilisateurs , mais après s’être inscrite pour avoir des informations de ces petits enfants ou voir des photos, elle a continué à l’utiliser pour mettre ses propres photos et rester en contact avec ses proches.

                         6 Je ne veux partager des messages débiles..Je ne veux que mes fans sachent ce que je fais dans ma vie privée

    Si vous n’êtes pas quelqu’un de sociable, les médias sociaux sont fait pour vous parce que vous êtes derrière un écran, et pas devant d’autres personnes !

    C’est vous qui décidez quand et comment répondre. Ne dîtes que ce que vous voulez dire, ne partagez que ce que vous voulez partager. Il y a déjà de quoi faire. Non ?

     


  6. ChipIn : le crowdfunding responsable

    avril 24, 2013 by admin

    Traduction de l'article de Mahesh Sharma

    Contrairement aux plateformes de plus en plus populaires comme Kickstarter et Indie GoGo aux Etats-Unis ou Pozible en Australie, Chipin  souhaite forcer les organisations à rembourser les fonds versés, lorsque le projet n’a pas été réalisé comme il avait été annoncé. Les conditions générales annoncées sur le site sont claires, les dons versés doivent rendu intégralement si le projet présenté, n’aboutit pas.

     

    L’entrepreneur Prashan Paramanathan a récemment lancé ChipIn, une plateforme qui accueille les dons d’internautes souhaitant participer à des projets favorables à la communauté.  Le crowdfunding est généralement associé à la lever de fonds  pour financer l’innovation ou à la souscription de gadgets technologiques.

    L’un des deux projets présentés sur la plateforme est celui d’une organisation à but non lucratif australienne Pollinate energy, qui s’est donné pour mission de faciliter l’accès à l’énergie verte, en l’occurrence ici il s’agit de financer l’installation de 5 vendeurs de lampe solaires à bas coût dans les bidonvilles de Bangalore.

    ChipIn ne  prend pas de commission, elle ne prend que des frais de transaction. Elle est obligé d’avoir un compte Paypal pour accueillir les dons.

    L’année dernière, une étude de l’Université de Pennsylvanie intitulée « le moteur du crowdfunding : éléments déterminants de succès ou d’échecs » a montré que 75 % des projets présentés sur la plateforme Kickstarter ont abouti en retard. Certains projets n’ont même pas vu le jour à cause de leur fiche projet criblé de commentaires néfastes de contributeurs mécontents.

    Prashan Paramanathan rappelle que les organisations d’intérêt général ne peuvent pas se permettre de décevoir ou arnaquer les donateurs en rappelant  leur devoir et la loi qui obligent les organismes à utiliser les fonds collectés uniquement à la seule fin pour lesquelles ils ont été levés.

    « Nous pensons que la possibilité de rendre les dons si vous ne pouvez pas atteindre votre projet est intéressante pour tout le monde. Pour nous, cela en dit long sur les organisations qui fonctionnent comme ça car elles se responsabilisent auprès de leurs donateurs.

    «En effet si le projet échoue, le verdict est sans appel – vous allez devoir lutter pour  récupérer la confiance nécessaire des donateurs qui ont eu une mauvaise expérience avec vous. »

    Prashan Paramanathan souligne que les responsables de campagne doivent soumettre un budget détaillé et être transparent sur leur besoin, ainsi que deux rapports minimum de leur avancée suivant la réussite de leur campagne…

    (….)

    La suite en cliquant ici

    Source :

    http://www.smh.com.au/it-pro/business-it/crowdfunding-with-a-conscience-20130410-2hkjr.html

    http://www.crowdsourcing.org/article/crowdfunding-with-a-conscience/25200

     


  7. Kickstarter – Julie Uhrman de Ouya revient sur la réussite de la campagne

    avril 2, 2013 by admin

     

     

    Lors d’une interview marquante au Festival Interactif South by Southwest 2013, la PDG d’Ouya, Julie Uhrman,  a déclaré lors de son intervention, que même si elle avait travaillé sur Ouya pendant un certain temps avant de lever un million de dollars en huit heures (et finalement plus de 8 millions de dollars au total) sur Kickstarter, l’entreprise était vraiment née lors la campagne de crowdfunding.

    Campagne http://www.kickstarter.com/projects/ouya/ouya-a-new-kind-of-video-game-console

    Julie Uhrman raconte qu’elle était en pyjama, pantoufles et les yeux cernés quand elle décida de bon matin de cliquer sur le bouton pour démarrer la campagne sur Kickstarter. Par la suite, elle se doutait que le projet allait bientôt trouver sa propre dynamique car ses amis et sa famille ont commencé à se mettre en arrêt maladie pour rester à la maison afin de surveiller et rafraichir de façon compulsive la page de la campagne Ouya.

    Cependant, pas grand monde ne s’est bousculé au lancement de la campagne. En effet, Julie Uhrman avait négligé de créer un site de présentation et d’information pour le projet et quand un journaliste a spéculé que la campagne était probablement une arnaque, une publicité négative s’est répandue.

    «Pendant un certain temps, cette histoire a été l’une des premières choses qui s’affichaient sur Internet lorsque vous tapiez Ouya » a fait remarquer Julie Uhrman.

    Malgré cela, Ouya a tout de même été capable de surmonter facilement les rumeurs et se prépare actuellement à expédier la console de jeux sous Android aux premiers souscripteurs d’ici la fin du mois. D’ailleurs, les contributeurs qui craquaient le logiciel pour obtenir une version plus développée ont déjà reçu les leurs. Ouya a également commencé à prendre des commandes pour la version commerciale du matériel qui sera en vente sur Amazon, Target, Best Buy et bien d’autres encore dés le mois de Juin.

    Julie Uhrman perçoit le crowdfunding, comme plus qu’un simple moyen de faire un tour de table dans la Silicon Valley. « Il fait partie du développement d’un nouvel outil pour attirer les supporters et dire : vous tenez vraiment à ce projet? Il n’y a pas de recette spéciale. Voici ce que j’ai développé. C’est tout ! »

    Des dizaines de milliers de personnes supportaient ce projet. Julie Uhrman se souvient encore du moment où la campagne Kickstarter a atteint son objectif dès le premier jour alors même que  » la société perdait tout contrôle. »

    Elle ajoute qu’à partir de ce moment, presque toutes les activités de la société sont passées de la  prospective, de la planification au rêve de l’exécution des commandes et de la livraison conformément aux promesses faites durant la campagne.

    De plus, Ouya, heureusement, n’a pas raté l’étape de la réalisation du projet, Julie Uhrman affirme que les millions de dollars qui proviennent des contributeurs ont été suffisants pour faire fonctionner le projet et remplir leurs commandes.

    Elle a également expliqué que la communauté créée autour de la campagne Kickstarter est rapidement devenu un outil de développement de la plateforme et d’entrer en contact avec les premiers souscripteurs. Elle a même été directement contactée par des supporters préoccupés par la couleur des touches de la manette qui rappelaient que près de 8% des hommes sont daltoniens.

    Sur la base de ces commentaires, il a finalement été décidé que des lettres figureront sur les boutons de la commande. Ce changement a été effectué lors de la campagne initiale de Kickstarter et a généré par la suite des recommandations d’autres ajouts et modifications de la part des fans d’Ouya.

    En moins d’un an, Ouya a continué de croître. Des partenariats ont été noués avec d’autres titres de jeux financés par les internautes et quelques géants de l’industrie des jeux vidéos.

    En outre, Julie Uhrman est rai de pouvoir annoncer que des discussions sont en cours avec de grands fournisseurs de contenu tels que Netflix, Hulu, Google.

    A ce rythme, Ouya pourrait se retrouver comme le premier produit issu du financement participatif présent dans le salon.

    Plus d’information : ouyafrance.com et ouyaforums

    Traduction de l’article : http://www.crowdsourcing.org/editorial/sxsw-2013-ouyas-julie-uhrman-bet-it-all-on-kickstarter/24498