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Posts Tagged ‘financement participatif’

  1. Le crowdfunding en discussion à la commission européenne

    juin 20, 2013 by admin

    Pour bien comprendre les opportunités et les risques de ce domaine en pleine expansion, la Commission européenne a organisé un atelier avec les plateformes de crowdfunding, leurs utilisateurs, les organismes de protection des consommateurs et les régulateurs. Regardez ce qu’ils ont à dire !

    Plus d’info sur l’événement et les acteurs présents en vous rendant sur le site de la commission européenne 


  2. Le cosmonaute dépasse les frontières et séduit…

    juin 10, 2013 by admin

     

    C’est avec beaucoup d’émotion, que j’ai lu cet article de lionel Maurel alias Calimaq. Connaître son intérêt pour ce projet me ravi, sachant que je le considère comme une référence et un grand spécialiste de ces nouveaux enjeux. Je ne peux m’empêcher de le partager ici et de vous inviter plus que vivement à consulter ce blog Scinfox.wordpress.com  qui est pour moi une mine d’informations.

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    Hier se tenaient les Assises de l’audiovisuel, organisées par le Ministère de la Culture, où il a visiblement été beaucoup question de « régulation de l’internet » sous l’égide du CSA. Ce contexte de méfiance croissante vis-à-vis du numérique et d’Internet est peut-être le moment idéal pour changer de tonalité en parlant de l’aboutissement d’un des projets emblématiques de la Culture libre, qui prouve que les choses pourraient être abordées différemment.

    Après plus de quatre années de travail, le film espagnol Le Cosmonaute du producteur indépendant Riot Cinema a en effet été officiellement lancé le 14 mai dernier, à l’occasion d’une première diffusion à Madrid qui a rassemblé plus de 1000 personnes. Ce long métrage de science-fiction présente des caractéristiques très particulières, puisque son financement a en partie été assuré par le biais du crowdfunding et qu’il a fait le pari d’abandonner la notion de chronologie des médias pour être diffusé en ligne sous une licence Creative Commons (CC-BY-NC-SA) dès sa sortie officielle, sans renoncer pour autant à une diffusion en DVD/Blue Ray ou en salle.

    Il se trouve que le dimanche 26 mai, j’ai eu le privilège de participer à la première projection française de ce film, organisée par le cinéma Utopia à Toulouse, aux côtés d’Alexis Kauffmann de Framasoft et de Serge Gracieux de la Cité de L’Espace. Voilà ce que dit du film le site de l’Utopia pour vous en faire une idée :

    Récit uchronique de science fiction, poème élégiaque, romantique, parabole philosophique et humaniste, Le Cosmonaute est tout cela, et également une aventure humaine à plus d’un titre. L’originalité du premier long métrage de Riot Cinema réside dans l’usage de nouveaux outils de financement comme le « crowdfunding » (production communautaire) et les licences Creative Commons dans sa production. Pour la première fois dans le monde, l’ensemble du film tourné sera disponible et téléchargeable gratuitement sur internet, y compris les rushs que chacun pourra réutiliser dans ses propres films grâce à la licence Creative Commons BY-NC-SA. C’est également le premier film espagnol à utiliser ces modes de financement.

    Mais l’histoire du Cosmonaute est aussi celle de l’aventure spatiale, d’une aventure humaine à son apogée dans le contexte de la Guerre Froide, jusqu’à ce que les États-Unis gagnent la course à la Lune en juillet 1969, ce qui mettra un coup d’arrêt à la période la plus fulgurante de la conquête spatiale, une époque où l’humanité avait des rêves plus grands qu’elle. S’ensuivront les années 70, le premier choc pétrolier et les premières réductions budgétaires, les rêves de l’humanité s’accommodant mal des politiques de rigueur… Le Cosmonaute, c’est aussi une production collective dans une Espagne laminée par la crise, portée par des milliers de personnes qui ont voulu à nouveau rêver.

     

     

    Crowdfunding et licence Creative Commons

    Lancé en 2009, le projet El Cosmonauta a fait d’emblée le pari de s’écarter des schémas traditionnels de la production d’un film. Plus de 300 000 euros ont été levés par le biais d’un campagne de crowdfunding, à laquelle ont participé plus de 5000 personnes partout dans le monde. A partir de deux euros de dons versés, les contributeurs pouvaient devenir producteurs du film et avoir leur nom au générique. Au-delà de 1000 euros, ils devenaient investisseurs à part entière, avec un intéressement aux bénéfices. Le budget global du film a avoisiné les 900 000 euros, ce qui reste très peu comparé au budget moyen d’un film (5 millions d’euros en France).  Mais Le Cosmonaute n’en constitue pas moins un film professionnel, et non une production amateur. Le reste du financement a été assuré par du sponsoring, des prix remportés, du merchandising et des préventes de distribution.

    Le principal intérêt de la démarche de Riot Cinema a consisté à annoncer que le film serait gratuitement téléchargeable et partageable dès sa sortie, sous licence CC-BY-NC-SA. C’est ce qui fait que vous pouvez le retrouver en toute légalité sur The Pirate Bay en Torrent, outre la diffusion sur le site officiel The Cosmonaut Experience. Mais ce ne sont pas les seuls contenus qui ont été ainsi mis en partage par l’équipe du film, puisquel’intégralité des rushs figurent sur Internet Archive, partenaire du projet.

    La page de présentation du film sur The Pirate Bay avec ce message. "Nous qui avaons fait Le Cosmonaute, nous croyons au karma. Et c'est pourquoi nous vous offrons ce film gratuitement. Il a fallu quatre ans pour lme

    La page de présentation du film sur The Pirate Bay avec un message adressé aux internautes.

    Le fait de recourir aux licences Creative Commons est clairement assumé comme un acte militant par l’équipe du film sur le blog du Cosmonaute et un moyen de tisser une nouvelle relation avec le public :

    Nous croyons que notre public/nos utilisateurs/nos fans devraient avoir le droit :

    • D’être en mesure de décider quand, comment et où ils veulent voir le film ;
    • D’avoir au moins une option pour le regarder gratuitement (pour leur laisser décider par eux-mêmes si cela vaut la peine de payer pour cela ou non ;
    • De pouvoir le partager avec leurs amis et le copier autant de fois qu’ils le voudront ;
    • De pouvoir le projeter en public avec des gens qu’ils connaissent ou d’autres personnes ;
    • De pouvoir le modifier s’ils le souhaitent, créer leurs propres versions, de nouvelles narrations et d’autres projets à partir d’éléments du film.

    Cette démarche participative a été adoptée durant toute la durée de la production du film, à la fois comme un élément à part entière du projet créatif, mais aussi pour bâtir une communauté engagée de fans avant la sortie et attirer l’attention sur le film, notamment sur les réseaux sociaux. C’est ainsi par exemple qu’en 2010 le teaser du film a fait l’objet d’un concours de remix qui a conduit à la production de plus d’une centaine de versions différentes, remporté par la vidéo ci-dessous :

     

     

    Toujours dans cet esprit, un Remix Hackaton a été organisé à Madrid le 15 mai pour accompagner la sortie du film, à partir des rushs et de l’ensemble du matériel rassemblé.

    Plus qu’un film, un projet transmedia au modèle économique innovant

    Au-delà de ces aspects, le plus intéressant dans l’aventure du Cosmonaute est sans doute la manière dont Riot Cinema a conçu un modèle économique complexe pour assurer une exploitation commerciale du film. Ce montage est exposé dans tous ses détails dans un document intitulé The Plan, que l’on peut télécharger sur le site du film et qui a connu trois versions différentes au fil de la production.

     

    En abandonnant sciemment le principe de la chronologie des médias, l’équipe de Riot Cinema a été obligée de redoubler d’inventivité pour dégager des pistes de commercialisation pour sa création. Dans ce modèle où le film est disponible gratuitement, l’idée de base consiste à proposer des produits à valeur ajoutée, qui pourront inciter le spectateur à payer pour accéder à une expérience « augmentée ».

    Accessible gratuitement en ligne, Le Cosmonaut peut aussi être acheté en DVD, en Blue, en clé USB, avec à chaque fois des bonus qui rendent l’acquisition de ces supports physiques intéressants. Ici le DVD vendu avec un livre.

    Cette démarche a conduit Riot Cinema à donner une dimension transmédia à son projet, avec la production d’une constellation de créations associées au film, auxquelles on peut accéder en achetant un K-Pass à partir de 5 euros. Cette formule propose ainsi 32 webisodes additionnels éclairant l’arrière-plan du film, un livre qui prolonge l’histoire, un docufiction sur les lieux du tournage, l’accès à une newsletter privée, etc. La démarche transmédia a été poussée plus loin encore avec un dispositif de narration via des profils de personnages sur Facebook, des cours de cinéma et des contenus éducatifs réalisés à partir de l’expérience accumulée par l’équipe du film, un merchandising astucieux qui complète le crowdfunding et d’autres choses encore.

    Accessible en ligne gratuitement, Le Cosmonaute n’a pas pour autant renoncé à une diffusion en salle , la télévision ou en vidéo. La première du film a d’ailleurs été retransmise en direct par Canal+Xtra. Pour que le passage en télévision garde un intérêt par rapport à l’accès gratuit en ligne, Riot Cinema propose aux chaînes une version avec une fin alternative. Par ailleurs, le film peut tout à fait être distribué en salle de cinéma classique, comme j’ai pu l’expérimenter à Toulouse.

    Plusieurs projections du Cosmonaute dans des salles de cinéma partout dans le monde et sans doute beaucoup d'autres à venir.

    Plusieurs projections du Cosmonaute dans des salles de cinéma partout dans le monde et sans doute beaucoup d’autres à venir.

    Dans ce cas, le modèle est à nouveau hybride, puisque la diffusion peut être gratuite si elle s’effectue dans un cadre non-commercial. Riot Cinema demande par contre un partage des bénéfices à 50%/50% avec les salles pour une diffusion payante, en accord avec les principes de fonctionnement de la licence Creative Commons retenue.

    le cosmonaute 3Tout comme le financement du film a été participatif en amont, sa distribution pourra l’être en aval, car Riot Cinema compte sur les communautés de fans eux-mêmes pour organiser des projections, gratuites ou payantes, qui construiront la notoriété du film et lui fourniront des retours financiers additionnels. Si vous voulez organiser une projection en France, vous pouvez contacter l’équipe du Cosmonaute via ce formulaire.

    Le modèle du cinéma traditionnel questionné

    Hier, Olivier Ertzscheid a écrit un billet coup de gueule pour protester contre la fermeture de l’annuaire de liens RedList, suite à une plainte des titulaires de droits. Ce nouvel épisode navrant dans la guerre au partage lui a inspiré des réflexions au vitriol sur le concept de chronologie des médias, qu’il adresse directement à Aurélie Filippetti, notre Ministre de la Culture :

    Cours Aurélie, cours. Cours dire aux nayantsdroits que le web a dézingué leur si lucrative et précieuse chronologie des médias vécue seulement comme alibi commode d’une vision hiérarchique de la culture. Dis leur qu’avant d’être un rhizome, le web est une résistance. Qu’ils auront beau le reterritorialiser à outrance, remettre en place des frontières, des proxys, des blacklists, ils n’auront jamais de prise sur le temps si particulier qu’est celui du média qu’ils combattent au lieu d’essayer de le comprendre.

    Le web a tué le temps. Vous êtes anachroniques. Le web est a-chronologique. Le web est une uchronie.

    Le film Le Cosmonaute n’apporte bien sûr pas à lui seul toutes les réponses à la question du financement du cinéma à l’heure du numérique, mais la combinaison qu’il a expérimenté entre crowdfunding, licence Creative Commons, refus de la chronologie des médias, expérience transmedia, modèle de freemium et exploitation économique ouvre des pistes de réflexion pour repenser l’articulation entre Internet et le cinéma.

    Sur le site The Cosmonaut Experience, le film n'est pas e "Pay per View", mais en "Share per View". Pour le visionner gratuitement, il faut faire partager un lien sur Twitter ou Facebook.

    Sur le site The Cosmonaut Experience, le film n’est pas en « Pay per View », mais en « Share per View ». Pour le visionner gratuitement, il faut faire partager un lien sur Twitter ou Facebook.

    Les licences Creative Commons ont déjà fait la preuve de leur efficacité dans biens des domaines, mais le cinéma constitue sans doute l’un des champs les plus difficiles d’application pour la Culture libre, en raison des investissements importants qu’il faut dégager pour produire un film et faire travailler toute une équipe sur une longue durée.

    Je me suis beaucoup intéressé aux productions des amateurs, mais il est tout aussi crucial pour les Creative Commons de pouvoir faire leur preuve dans la sphère de la création professionnelle. Tout aussi important est le fait que les oeuvres sous licence Creative Commons puissent être diffusées par des canaux traditionnels comme les salles de cinéma et la télévision, et pas seulement sur Internet. Le modèle économique du Cosmonaute me conforte par ailleurs dans l’idée que les licences Creative Commons comportant une clause Non-Commerciale ont tout leur intérêt pour développer des modèles hybrides, adaptés à certains secteurs de la création.

    Le Cosmonaute a valeur de preuve de concept, mais cette expérience a aussi ses limites. Le budget global du film, qui n’atteint pas un million d’euros, reste faible comparé aux sommes généralement engagées dans le cinéma, même pour les petites productions. Cela a maintenu le projet dans un état de vulnérabilité constante, comme lorsqu’en 2011 un investisseur russe s’est brusquement retiré juste avant le début du tournage. Riot Cinema avait dû lancer en urgence une nouvelle campagne de crowdfunding (Save The Cosmonaut !) pour que le projet ne sombre pas, qui a réussi à lever 130 000 euros en trois jours. L’histoire est belle, mais on sent bien en lisant les déclarations du réalisateur que le projet a souvent été sur le point d’échouer à cause de sa fragilité financière.

     

     

    Intégrer les Creative Commons aux circuits classiques de financement du cinema

    Comment faire pour ne pas en rester à ce premier coup d’éclat ? Comment la production de films en Creative Commons pourrait-elle devenir un mode comme un autre de faire du cinéma ?

    Ce qui différencie en vérité un film comme Le Cosmonaute d’une production classique, ce n’est pas tant d’avoir utilisé une licence Creative Commons que de ne pas avoir pu bénéficier des circuits classiques d’aide à la création cinématographique. En France, on sait que ces aides versées pour l’essentiel par le CNC sont déterminantes pour le cinéma qui ne pourrait vivre sans elles. Elles ont d’ailleurs beaucoup fait parler d’elles lors de la polémique lancée en début d’année par Vincent Maraval et le rapport Lescure s’est aussipenché sur ces questions. 

    Le schéma complexe du financement du cinéma en France, avec une part déterminante d’aides publiques.

    Il m’est arrivé d’avoir des discussions avec un producteur qui soutenait que les licences Creative Commons étaient impossibles à mettre en oeuvre dans le domaine du cinéma. Mais comment cela pourrait-il advenir si les films sous CC ne bénéficient pas des soutiens qui permettent que le cinéma existe par ailleurs ? Faire un film sans les avances sur recettes du CNC et sans toute la machinerie des aides à la création cinématographique relève assurément de l’exploit. Quand les spectateurs à Toulouse ont payé leurs places pour voir Le Cosmonaute à l’Utopia, 10% du prix de leur billet a d’ailleurs été ponctionné pour alimenter les aides publiques au cinéma français, via le mécanisme de la taxe spéciale additionnelle !

    Des expériences de cinéma sous licence libre ont déjà été tentées en France, notamment par le collectif Kassandre, qui a malheureusement cessé ses activités en 2012, en partie faute de pouvoir trouver des pistes de financement. Le rapport Lescure contient quant à lui une partie dédiée aux licences libres et aux Creative Commons, qu’il considère comme une piste intéressante pour le développement de l’offre légale. Sa proposition n°78 appelle même à encourager le financement d’oeuvres sous licence libre :

    Promouvoir l’utilisation de licences libres dans les projets bénéficiant de subventions publiques, par exemple en fixant un quota minimal d’œuvres devant être mis à disposition sous licence libre.

    Le cinéma est typiquement un secteur bénéficiant de beaucoup de subventions publiques et on pourrait par exemple tout à fait concevoir qu’une partie des aides du CNC aillent au financement de films sous Creative Commons.

    La piste du crowdfunding, explorée par Le Cosmonaute avec succès, offre par ailleurs des perspectives très intéressantes pour le financement des films sous Creative Commons. Le site américain Kickstarter dans la rétrospective qu’il a publié pour l’année 2012 indiquait que plus de 100 millions de dollars avaient été levés pour réaliser des films indépendants, dont 67 ont atteint la diffusion en salle de cinéma (et un a été nominé aux Oscars). En France, le succès fulgurant de la websérie Noob, qui a réussi à rassembler sur Ulule plus de 300 000 euros en quelques semaines pour produire une trilogie de films, montre que le potentiel est bien là. Le rapport Lescure propose d’ailleurs également des pistes pour adapter le cadre juridique français afin de faciliter le décollage du crowdfunding dans notre pays et il semble que l’on s’achemine vers de telles réformes.

    Le Cosmonaute a prouvé qu’un cinéma sous Creative Commons était possible et qu’une telle évolution soulevait des perspectives encourageantes pour la diversité et la vitalité de la création. Mais il reste un chemin important à parcourir avant que cette formule devienne un mode à part entière de la production cinématographique et cela passe par une démarche volontariste des pouvoirs publics.

    Titre original et source : un cinema sous creative commons est possible le film le cosmonaute est sur orbite


  3. Rencontre avec le CEO de Smartangels pour parler d’Equity crowdfunding

    juin 5, 2013 by admin

    La société SmartAngels propose à des particuliers d’investir en ligne au capital de PME sélectionnées pour leur potentiel de croissance.

    J’ai rencontré Benoît Bazzocchi, fondateur et CEO de SmartAngels à Paris, où nous avons pu avoir une conversation intéressante sur les nouvelles opportunités qu’offrent le crowdfunding pour les entreprises et notamment les start-up, mais aussi sur leur offre et leurs perspectives de développement.

     

     Notre offre est particulièrement adaptée aux business angels ayant une activité professionnelle prenante, qui ont envie de participer à des aventures entrepreneuriales passionnantes, mais peu de temps à y consacrer », 

     

     

     

    Permettre aux Business Angels qui s’ignorent de passer le pas et d’investir dans l’économie réelle.

     » la problématique du financement des entreprises, et des start-ups en particulier, ce n’est pas de trouver les bons ou les mauvais investisseurs, c’est simplement de trouver des investisseurs qui leur font confiance. Il y a 4.000 business angels inscrits dans les réseaux en France, on les estime à 8.000 au total. Les études montrent un potentiel de 300.000 investisseurs potentiels en direct dans le non-côté. La question à laquelle nous voulons répondre avec SmartAngels est la suivante: que pouvons-nous apporter à ces 292.000 investisseurs privés qui restent encore à l’écart de cette classe d’actifs pour les amener au capital des PME?

    Voilà notre réponse. Le problème principal que nous avons identifié chez ces investisseurs, c’est qu’ils n’ont pas toujours le temps, et parfois pas toutes les compétences, car c’est un métier complexe même pour les business angels « professionnels », de sourcer les dossiers, les analyser, négocier les termes financiers et juridiques de leur entrée au capital. Nous préparons toutes ces étapes pour eux. Nous sélectionnons les dossiers avec rigueur, selon les mêmes process de sélection que ceux des fonds d’investissement, en réalisant les due-diligences appropriées, et en négociant les conditions d’entrée. Nous simplifions et sécurisons au maximum les opérations pour répondre aux exigences de ces investisseurs privés, qui veulent disposer de dossiers de qualité, mais ne peuvent pas passer leurs journées à ne s’occuper que de ça.  »

     

    Comment ça marche ? 


    Les investisseurs ont accès à des dossiers complets sur les entreprises. Ils peuvent se concentrer sur la sélection de leurs investissements, sans les contraintes liées à la recherche des opportunités, aux due‐diligences sur les sociétés ou aux longues négociations sur les termes juridiques des opérations.

    Les experts de SmartAngels, spécialistes de l’investissement au capital d’entreprises, sélectionnent des sociétés recherchant un premier ou deuxième tour de financement, pour des montants compris entre 300 000 euros et 1 million d‘euros, sans spécialisation sectorielle spécifique. La plateforme fait le choix de ne présenter qu’une « short‐list » d’entreprises à ses membres. « Nous intervenons sur les levées de fonds les plus complexes à réaliser pour les entreprises, car ces montants sont trop faibles pour intéresser les fonds d’investissement, et trop importants pour être apportés par l’entourage des fondateurs. C’est pourtant dans ces entreprises‐là que réside un formidable potentiel de croissance »

    Début de réponse apportée par l’équipe de Smartangels à travers leur newsletter à la question que tout le monde se pose :

    Pourquoi investir sur SmartAngels ?

    1. Protégez votre patrimoine : diversifiez vos actifs et réalisez de belles plus-values à partir de 5 à 10 K€ d’investissement.2. Développez votre réseau professionnel : partagez vos compétences avec les entrepreneurs et vos co-investisseurs qualifiés.3. Défiscalisez votre ISF & IR 2013 : réduisez vos impôts ISF 2013 jusqu’à 45.000€ et IR 2013 jusqu’à 18.000€.

    Actuellement en ligne

    Sentinelo   : Sentinelo propose une application web et mobile qui permet de guider les consommateurs vers les magasins.                                                           en savoir plus

    I like cinema  :   I Like Cinema propose aux spectateurs de créer leurs séances à la demande dans les salles partenaires à partir d’un catalogue de plusieurs centaines de films. Retrouvez la  Fiche de présentation ( un concept que j’apprécie tout particulièrement, j’avais déjà évoqué le modèle de la septième salle ).

    Des petits déjeuners sont organisés dans les locaux de SMARTANGELS pour rencontrer les entrepreneurs, notamment en juin pour ces deux start-up.

     

     


  4. Quelles aides pour les entrepreneurs culturels

    juin 2, 2013 by admin

    Le ministère de la Culture a eu la très bonne idée de faire rédiger un rapport qui récapitule l’ensemble des dispositifs accessibles aux créateurs d’entreprises culturelles. Ce guide est une initiative de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC). Il recense et présente 91 dispositifs nationaux de soutien à la structuration des entreprises.

     

     

     


  5. Le crowdfunding comme recours, la situation difficile du cinéma espagnol

    juin 1, 2013 by admin

     

    Alors que le cinéma espagnol vit une période très difficile économiquement, la réussite de projets indépendants offre de l’espoir et des perspectives aux créateurs, lorsqu’ils peuvent et réussissent à saisir les opportunités qu’offrent notamment internet.

    Aller au cinéma avec sa famille devient un vrai luxe, que peuvent de moins en moins s’offrir les familles espagnoles. La baisse du pouvoir d’achat des ménages, l’augmentation de la T.V.A et la suppression des subventions entrainent le cinéma espagnol dans une situation très grave.

    Je reprends ici un article espagnol du site infocrowdfunding.net, qui revient bien sur le contexte actuel, c’est du moins ce que j’ai ressenti, pour brosser un panorama actuel.

    On a appris en ce mois de mai, les grosses difficultés d’Alta films, la première société de distribution de films espagnols fondée en 1969. Elle vient d’abandonner son activité de production et de distribution, elle se concentre aujourd’hui uniquement sur l’exploitation de 4 cinémas à Madrid et 2 à Barcelone, alors qu’ils en géraient près de 102, il y a peu.

     

    Dans ce contexte très difficile, le crowdfunding  sauve quelques projets de l’oubli ou de la «noyade». C’est le cas de la maison de production espagnole, Estela films, fondé en 1948, qui a réussi grâce au crowdfunding a financé le court “Epitafios” de Maria Ballesteros. Dans la même lignée, Rodrigo Sorogoyen qui a eu 6 récompenses (Biznagas) au Festival de Málaga pour son film “Stockholm ». Toute l’équipe a accepté de travailler sans salaire ou plutôt celui-ci a servi d’investissement comme producteurs, pour compléter le budget du film, 13 000 € avait été rassemblé grâce à une campagne sur Verkami.

     

    La diffusion gratuite sur internet d El cosmonauta  de Nicolas Alcala est l’un des exemples les plus remarquables. Citons aussi le film Endemà qui a rassemblé 350 000 euros, entrant ainsi dans les cinq projets cinématographiques les plus financés par le crowdfunding et enfin “El mundo es nuestro”, qui sont tous les deux très belles réussites récentes.

     

    Des plateformes comme Kifund se dédient exclusivement aux projets cinématographiques/

     

    On assiste véritablement avant tout à un basculement du modèle de financement du cinéma espagnol. Un article El Periódico.com posait la question : le crowdfunding est-il la solution ou un piège ? Nous espérons dans tous les cas quelque soit le rôle du crowdfunding le retour des subventions et d’un contexte plus favorable. Notre position est clair

    Source : http://infocrowdsourcing.net

     


  6. Le site breton Octopousse rejoint Ulule qui continue son développement

    mai 29, 2013 by admin

     

    Est-ce un signe ? l’un des seuls sites nait en région ( chez nos amis bretons ) vient d’être acheté par le site parisien Ulule. Dans un contexte de multiplication du nombre d’acteurs dans le domaine du crowdfunding, s’allier à Ulule,  a apparu aux deux jeunes fondateurs, la meilleure chose à faire pour assurer leur avenir et pérenniser ce qu’ils avaient réussi à lancer. Même si l’aventure continue pour eux au sein d’Ulule, Mila prenant le poste de Directrice Régions et Territoires et  Yoann rejoignant l’équipe technique, c’est tout de même la fin de l’aventure Octopousse menée avec beaucoup d’enthousiasme et de courage par les deux jeunes brestois.

    Ulule, après l’acquisition de Peopleforcinema en Avril, continue à voir les choses en grand et à se positionner comme un acteur incontournable en France,. Ils continuent sur la voie du développement local, une première initiative avait été réalisé dans ce sens, il y a 6 mois, avec la région Auvergne ( ulule.auvergne-nouveau-monde.fr). La proximité géographique étant un levier de financement, ils espérent pouvoir s’appuyer sur l’expertise des jeunes fondateurs d’Octopousse, site de crowdfunding où les projets justement pouvaient se retrouver par port d’attache.

    Marie laure, ravi de pouvoir continuer à travailler au développement du crowdfunding en région, avec des perspectives plus sereines, revient sur cette année du poulpe et nous conte cette belle histoire d’adoption. ( article original Octopousse rejoint Ulule sur le blog d’Octopousse. )

     

    « Il était une fois… un poulpe !

    Enfin deux poulpes, Mila et Yoann ! Ils ont décidé de fonder un village dans des profondeurs inconnues, ce village ils l’ont nommé Octopousse.

    Vous en avez déjà entendu parler ? Bien sûr, il n’est pas si vieux, pourtant il est déjà tellement grand. Né il y a un peu plus d’un an, les deux poulpes ont vite été rejoints par de nombreux curieux, artistes, ou simples passants qui trouvaient ce village intéressant.

    Jamais, ils n’auraient pensé faire un bout de chemin aussi important ! Près d’un an et demi plus tard, en partant avec 4 000 €, voici que le petit village grandit, grandit encore, se développe et devient une petite ville sous-marine emplit d’une communauté qui ne cesse de se développer ! En tout, Octopousse, c’est 400 000 € collectés, près de 200 projets financés, plus de 12 000 membres ! »

    Grâce votre soutien, votre engouement, vos joies, vos peines, pour l’expérience et pour nous avoir fait grandir, nous vous remercions tous du fond de nos trois cœurs. ♥ ♥ ♥

    Vous vous demandez peut-être pourquoi nous vous racontons cette histoire ? C’est parce que nous avons une grande nouvelle à vous annoncer :

    Aujourd’hui Octopousse rejoint Ulule, le leader européen du financement participatif !Ulule, en chiffres, c’est 7 millions d’euros collectés pour plus de 2200 projets financés. La plateforme vient de dépasser la barre des 200 000 membres au début du mois de mai !

    Ulule acquiert le site Octopousse, Mila et Yoann rejoignent l’équipe Ulule ! :D

    Ainsi, cela permet de regrouper les forces afin de réaliser des bonnes idées. À cette occasion, Ulule lance ses pages régions et certaines pages villes afin de permettre aux internautes de trouver les projets près de chez eux. Vous ne serez donc pas perdu avec l’esprit local et régional.

    Dans un contexte de multiplication du nombre d’acteurs dans le domaine du crowdfunding, il nous a en effet paru essentiel de trouver des solutions solides pour l’avenir.

    En ce qui concerne les bretons, vous ne serez pas dépaysés en venant sur Ulule ! Tout d’abord, Alexandre Boucherot, CEO et co-fondateur du site est un pur breton. Ensuite, ce sera Mila, d’Octopousse, qui vous répondra sur Ulule lorsque vous présenterez un projet !

    Mila prend le poste de Directrice Régions et Territoires et développe le financement participatif à cette échelle. Yoann rejoint l’équipe technique !

    Toute cette aventure a été initiée grâce à vous et vous et continuera grâce à vous. Nous restons à votre disposition, n’hésitez pas à nous contacter !

    Source : article original Octopousse rejoint Ulule sur le blog d’Octopousse. )

     

     

     


  7. Hello merci : le love money à l’ère du numérique et de l’économie du partage

    mai 28, 2013 by admin

    Un mois après le lancement sur la toile d’hellomerci.com, je souhaitais évoquer cette réussite et c’est là que j’ai découvert le très bon article de  Patrice Bernard sur son blog c’est pas mon idée. Il me permet très gentiment de reprendre ici son article, que je reprends ici en intégralité et dont le titre original est  :

    Hellomerci, le prêt P2P à la française se cherche

    Alors que la plate-forme de financement participatif KissKissBankBank  atteint 4,5 millions d’euros collectés pour la concrétisation de plus de 2500 projets, ses fondateurs annoncent le lancement mardi prochain d’une nouvelle initiative, qui sera cette fois consacrée aux prêts-emprunts entre particuliers (« P2P ») : « hellomerci« .La nouvelle venue ressemble en fait comme deux gouttes d’eau à son aînée, retenant les mêmes recettes « techniques ». Deux différences principales justifient néanmoins cette ouverture : là où KissKissBankBank était dédiée aux projets créatifs, « hellomerci » est ouverte à toutes les demandes (jusqu’aux besoins de trésorerie passagers) et quand la première adoptait un modèle de « récompense » pour les dons recueillis, la seconde insiste sur l’objectif de remboursement du prêt.Le fonctionnement de « hellomerci » est donc très simple. Tout d’abord, l’emprunteur va exposer son projet sur le site, en précisant le montant souhaité (de 200 à 15 000 €) et le nombre de mensualités de remboursement (de 1 à 36). Il va ensuite choisir si sa demande est privée (elle ne sera adressée qu’aux personnes qu’il désigne) ou publique (ouverte à tous les internautes). Dans ce dernier cas, il faudra bien évidemment que les informations fournies soient suffisamment riches pour convaincre les prêteurs.L’animation du site est relativement classique, avec les possibilités pour les inscrits de « voter » pour leurs projets favoris (et ainsi les mettre en avant) et de les partager sur les médias sociaux. Le concept de « mentor » existant sur KissKissBankBank trouve ici aussi sa place : il permet à des entreprises ou associations d’associer leur image et apporter leur crédibilité aux projets qu’ils sélectionnent (ils peuvent même participer à leur financement).

     

    Ouverture de hellomerci : J-3

     

    Une fois le projet validé par les administrateurs (qui vérifient l’identité de l’emprunteur et la légalité de l’objet de la demande), il ne reste plus qu’à faire fonctionner le bouche à oreille (réel ou virtuel) pour attirer les prêteurs. Ceux-ci contribuent pour le montant de leur choix et les fonds accumulés ne sont effectivement transmis que lorsque l’objectif est atteint (s’il ne l’est pas, tous les versements sont remboursés immédiatement, sans frais). A partir de là, les participants recevront chaque mois leur part des remboursements, proportionnellement à leur apport.Pour les emprunteurs, le coût du service est très raisonnable (surtout en comparaison d’un prêt à la consommation), puisque la plate-forme prélève une commission fixe comprise entre 3% et 6% du montant emprunté (selon la durée du prêt), destinée essentiellement à couvrir les frais bancaires (pour les prélèvements et virements).Toujours dans une logique similaire à celle de KissKissBankBank, « hellomerci » veut capitaliser sur des valeurs d’entraide et de partage pour motiver les consommateurs à prêter de l’argent aux porteurs de projets. C’est la raison pour laquelle aucune rémunération n’est prévue (le taux d’intérêt appliqué aux emprunts est nul) et les contributeurs assument entièrement le risque de défaut de l’emprunteur (en espérant que la « pression sociale » soit suffisante pour le limiter).On est encore loin ici des vrais modèles du « P2P Lending » (tels que celui de Zopa, par exemple) mais, après les essais précédents de Spear et Prêt d’Union, « hellomerci » choisit une approche différente, tout en restant dans le (contraignant) cadre réglementaire français. En mettant de côté la collectivisation des prêts (qui permet de diluer les risques) et en jouant sur la fibre du partage (et non sur l’intérêt financier), elle offre un indéniable avantage de simplicité et d’accessibilité pour les particuliers. Il reste à voir si elle sera viable…