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Posts Tagged ‘économie’

  1. #crowdfunding : Arts Valley, nouvel acteur dans le domaine du spectacle vivant

    mars 25, 2014 by admin

    « Arts Valley », c’est un incubateur à projets artistiques, une association qui a pour vocation d’aider les porteurs de projets à développer, produire et diffuser leurs créations. 

    Arts Valley innove avec une plateforme web qui sera à la croisée des chemins entre les artistes, les partenaires (professionnels du spectacle et du cinéma) et les mécènes (particuliers et entreprises) et permettra de collecter des dons, communiquer, échanger sur les projets, etc. Arts Valley est un réseau participatif qui a pour ambition d’accompagner les projets artistiques et ceux qui les portent au cours des différentes étapes de création. Arts Valley est une idée nouvelle. Il s’agit de réunir tous les acteurs d’une société (artistes, spectateurs, état, entreprises…etc) et de travailler ensemble à la création de ce bien commun qu’est la culture, chacun en fonction des moyens dont il dispose. »

    Premier projet en financement, la pièce « Mr Kolpert« , mise en scène par Alix F. Pittaluga, a besoin de votre soutien. Et pour chaque euro que vous verserez, l’entreprise mécène Senior Compagnie versera 1 euro supplémentaire !

    Un lancement prometteur aidera ce nouveau réseau en devenir à se faire reconnaître des entreprises et futurs partenaires. Votre soutien sera donc particulièrement précieux dans les jours qui viennent.

    Pour accompagner le projet novateur Arts Valley, rendez-vous ici http://arts-valley.com/campaigns/monsieur-kolpert-piece-de-david-gieselman/

    Note : à la différence d’autres plateformes de crowdfunding, Arts Valley permet aux donateurs de défiscaliser systématiquement leurs dons. Exemple : pour 20 euros versés, les donateurs particuliers imposables ne déboursent que 7 euros »

    Petite vidéo d'introduction extraite du site à découvrir aussi.


  2. Crowdfunding : mode d’emploi avec la plaine images

    mars 4, 2014 by admin

    Fruit d’un long travail et d’un constat :

    On parle du crowdfunding un peu partout lors d’évènements ou dans les médias, mais les artistes et les entrepreneurs ne prennent pas encore la mesure de ce que peut leur offrir cette nouvelle façon de financer leur projet et de réinventer la relation qu’ils peuvent avoir avec leur communauté et leur futur public.

    La question est encore une fois, n’est plus de savoir s’il s’agit de don ou pas, mais bien de savoir si votre présentation suscite assez la confiance et si votre projet les intéresse assez pour qu’ils s’engagent.

    On a souhaité à travers ce document passer de  » le crowdfunding : qu’est-ce que c’est ?  »  » A comment l’utiliser et profiter de cette expérience au maximum ».

     


  3. - Rappel – Pourquoi j’ai choisi Bibliocratie pour l’édition de mon livre

    février 22, 2014 by admin

    Enfin une vraie alternative pour les auteurs

     

    Bibliocratie est de retour avec des nouvelles nouvelles ( ou roman), c’est l’occasion pour moi peut-être de les remercier une nouvelle fois, le « guide du crowdfunding  » ne serait pas ce qu’il est sans leur travail et de rappeler les raisons de mon choix à l’époque. Je vous conseille plus que jamais si vous vous sentez l’âme d’un auteur, ou juste l’envie d’écrire et d’être publier (évidemment), de vous adresser à eux. C’est sans risque et vertueux à souhait. 

     

    Bonjour,

    Je sais que vous bouillonnez d’impatience…Les derniers réglages sont entrain d’être exécutés. Le lancement de l’appel à souscription a été fixé au mercredi 17 octobre. Vous y trouverez  plus de conseils, de témoignages et de bonnes pratiques pour réussir votre campagne. J’ai hâte de savoir ce que vous en pensez.

     Pourquoi sur Bibliocratie

    J’avais déjà fait part de mon intérêt pour cette plateforme, il y a quelques mois. Elle répond un vrai besoin (en tout cas au mien…).

    On est  toujours très enthousiaste, lorsque l’on a réussi tant bien que mal à réunir les fonds nécessaires, à l’idée de pouvoir mener à bien son projet…

    Et même si la première édition a eu son petit succès et a été utile pour beaucoup d’entre vous, la mise en page était loin d’être au rendez-vous…

    le fond était là mais la forme laissait à désirer

    Mais grâce au travail de l’équipe de Bibliocratie, je peux vous assurer, que vous ne serez pas déçu. La mise en page sera à la hauteur du contenu.

    J’en profite, pour partager une nouvelle fois le post de l’ auteur Marc Jahjah,  qui porte un regard acéré et pertinent sur les plateformes de crowdfunding françaises. et met en valeur cette initiative.

    J’ai reçu en mars dernier un message d’un ancien camarade de stage et ami (Steven) m’indiquant le lancement imminent d’un nouveau site : Bibliocratie. Steven me précisait dans son FB message que le concept (du crowdfunding, soit – ici – le financement de projets éditoriaux par les lecteurs) avait été porté par une amie désireuse d’obtenir des conseils. On ne pouvait alors accéder qu’à la première page du projet et il m’était donc difficile de développer un avis détaillé.

    Le discours

    Voici pourtant ce qu’on pouvait déjà en dire, après une brève analyse du logo et de la présentation du site (je me cite ;) ) :

    “le projet s’inscrit dans la mouvance du crowdfunding en effet (financement participatif, quoi). Dans l’édition, ce modèle commence doucement à émerger, avec des projets comme Unbound (http://unbound.co.uk/), Gluejar (http://www.gluejar.com/) et Libros.com (http://libros.com/crowdfunding/). On est, grosso-modo, dans la droite lignée des discours idéologiques du “Web 2.0″ avec un surplus toujours promis de démocratie (le titre “bibliocratie” en est l’exemple parfait), de pouvoir (là aussi supposément) donné aux utilisateurs (on parle aussi de “prosumers”). Cela dit, c’est le genre d’initiatives que j’encourage et que j’encouragerai (ce que fait aussi le bibliothècaire-juriste Lionel Morel, spécialiste du genre : http://goo.gl/v6P7G) parce qu’elles permettent d’articuler juridiquement l’oeuvre aux nouvelles façons d’en disposer. Reste à savoir quelle licence sera ici adoptée et, au-delà des rétributions marchandes, qu’est-ce que le service compte offrir, notamment en termes de relation avec les auteurs financés (faut pas se leurrer : dans la grande majorité des cas, les lecteurs-mécènes ne gagneront rien financièrement).”

    Depuis, le concept été lancé (et j’ai pu rencontrer Pauline qui en a la charge, au Labo de l’édition). Pour l’occasion deux vidéos ont été réalisées qui révèlent à la fois les principes sur lesquels repose le projet (pouvoir aux lecteurs, négation des médiateurs, etc.) et l’esprit même de ceux qui le portent (esprit potache de la bande de potes, certes, mais soigné – les vidéos sont publiées sur Vimeo).

    Le fonctionnement

    Le fonctionnement est connu et bien expliqué : un auteur dépose un projet et fixe lui-même les frais nécessaires à sa mise en route. Si un nombre suffisant de lecteurs s’est engagé à le financer, le projet est lancé (si non, les souscripteurs sont remboursés) avec des possibilités de dépassement qui correspondent à des bénéfices (exemple : si 250 euros devaient être récoltés en 1 mois et que 260 ont pu être rassemblés, l’auteur fait un bénéfice de 10 euros, en plus d’avoir l’assurance d’être publié). Le financement sert alors à payer les frais d’impression et de livraison (Bibliocratie touche 17 % de commission) auprès des lecteurs souscripteurs. L’avantage est évident : en finançant ainsi le projet en amont les lecteurs affaissent les risques financiers (projections de vente trop fortes) et matérielles (surplus de stocks).

    On retrouve ainsi les fondamentaux du crowdfunding résumé par Nicolas Dehorter dans son livre Crowdfunding : le guide – Panorama et conseils pratiques :

    L’originalité de Bibliocratie est de se situer au confluent de deux modèles : “les plateformes d’intermédiation créatrices de valeurs” (avec des rétributions symboliques : dîner avec un artiste, etc.) et la “coproduction” où “le soutien des internautes est assimilable à un investissement”. Mais l’internaute ne possède pas ici des “actions” (second modèle) sur le produit financé qui lui permettrait d’obtenir des gains proportionnels à l’investissement consenti (il reçoit seulement le livre financé).

    Quels moyens ?

    La difficulté consiste alors pour l’auteur à susciter suffisamment de désir pour faire financer son projet au-delà du cercle proche. D’où la mise en scène encouragée (se vendre, être enthousiaste, faire une vidéo, etc.) et les solutions éditoriales proposées (extraits, premières pages, bonnes pages, etc.). Bibliocratie fournit également des éléments de circulation (boutons Facebook, Twitter). L’efficacité relationnelle repose donc - comme toujours - sur une invitation à exploiter les liens faibles et à multiplier les trous structuraux (“votre réseau regorge de ressources insoupçonnées” pour résumer).

    Ce qui suppose que les auteurs en question aient un réseau déjà bien constitué qu’il suffirait d’activer…ce dont on peut franchement douter (BabelDoor et KissKiss Bank Bank semblent penser la même chose à l’inverse de Oocto qui propose “des coups de mains” ou de Ulule moins avare en conseils). Le problème, qui est propre à toutes ces plateformes, vient sans doute du fait qu’elles ne sont pas capables de supporter l’infrastructure d’un réseau social (ce n’est de toute façon pas leur coeur de métier), alors même qu’elles encouragent à des actions qui leur sont pourtant propres. L’un des moyens de pallier cette difficulté est donc de conclure des partenariats avec des structures déjà existantes (Babelio, par exemple, dans le cas de Bibliocratie).

    Le positionnement même de ce (beau et important) projet peut également questionner. C’est en effet le principe de la 3ème catégorie des plateformes de crowdfunding qui est à l’oeuvre (coproduction) avec la philosophie de la première (pas d’argent en jeu, pas d’actions). Or, la rétribution (l’acquisition du livre financé) est déjà très intéressante mais pas tout à fait  (ou pas assez) en adéquation avec le projet avancé : entrer en contact direct avec l’artiste. Il faudrait donc sans doute élargir les rétributions au symbolisme d’une dédicace personnalisée, d’une rencontre – entre autres –, sur le modèle de Unbound, pour aller jusqu’au bout de la logique du renversement pyramidal annoncé.

    Enfin, la promotion de la  licence libre et de ses différentes modalités me semble ici indispensable (voir les billets de @Calimaq, “Licences libres et Crowdfunding“, “L’édition sous licence libre, une utopie ?” et “Unglue Wants to Make a Creative Commons for Ebooks“). L’auteur s’assurerait ainsi de la protection de son oeuvre (il conserve son droit moral) en encourageant sa libre circulation et en envisageant plusieurs moyens (indirects et différés : conférences, sponsorings, etc.; directs : vente papier mais diffusion numérique libre, etc.) de rentabilité, à mesure qu’il gagnerait en “popularité” (la compensation financière, à hauteur du niveau de circulation mesurée, est également possible). Mais là encore, des partenariats publics/privés, qui insèreront l’auteur dans un réseau d’opportunités, seront nécessaires.

     


  4. Faire de la France le pays pionnier du financement participatif

    février 16, 2014 by admin

     

    Extrait du document  » le financement participatif en France «  Fleur pellerin – ministre déléguée auprès du ministère du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique. 

     » Cette lame de fond traduit un changement de culture : chaque citoyen veut s’engager aux côtés des projets auxquels il adhère, qu’il soutient avec son épargne et avec ses convictions.

    La réforme que le gouvernement propose aujourd’hui est le fruit d’un an de travail collectif, qui a mobilisé l’ensemble des acteurs impliqués : les plateformes, les régulateurs, l’Autorité des Marchés Financiers et l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de résolution et les administrations. Le gouvernement a fait le choix de la transparence, en mettant en ligne les projets de texte en cours d’élaboration : c’est cette méthode qui a permis de construire une réforme ambitieuse.

    L’objectif est bien entendu l’essor du financement participatif dans notre pays, tout en protégeant les citoyens à travers :

    1. L’innovation : la suppression des barrières à l’entrée, pour faciliter les nouveaux projets,
    2. La confiance : la transparence qui doit être totale, sur les risques, sur les frais et les projets, et qui se matérialisera par un label signalant les plateformes en conformité avec la réglementation,
    3. L’inclusion : l’accès à tous, sans limitation de patrimoine ou de revenus, au contraire des pratiques internationales.

    A retenir : fin du monopole bancaire et possibilité des entreprises ( y compris S.A.S) à lever 1 million d’euros auprès des internautes. 

    Récapitulatif de la réforme ci-dessous 

     

    Les dernières chiffres du crowdfunding en France

     


  5. Modèle économique : Le terrain de jeu a changé, changeons les règles

    février 1, 2014 by admin

    Les créateurs n’ont jamais eu dans l’histoire autant de possibilités, autant d’outils puissants pour créer, diffuser et distribuer leur création. La qualité professionnelle est presque accessible à tous, du moins la création de contenus audiovisuels se fait à des prix non comparable, quelques années en arrière. Aujourd’hui, les artistes possèdent des plateformes de qualité comme Viméo leur permettant de diffuser leur travail et leur offre la possibilité d’entrer d’une manière directe et efficace avec leur public ou de futurs collaborateurs. Considérés longtemps comme des défricheurs de talents, les producteurs, les labels et les éditeurs ont été contraints de s’adapter et nombreux à disparaître. Le streaming, le Peer to Peer, la vidéo à la demande, l’émergence de nouvelles formes narratives (comme les vidéos virales sur youtube) produisent  de nouvelles habitudes de consommation, de nouveaux critères de choix. Cette nouvelle donne, que l’on pouvait pressentir depuis dix ans, avec la naissance de Napster bouleverse totalement le modèle traditionnel de financement, de production et de distribution.

    Donner envie par la valeur ajoutée qu’apportent l’expérience et l’appropriation.

     

    S’il est difficile de vendre du contenu culturel. Les internautes sont toujours plus avides d’expériences. L’ampleur des pratiques de partage et de création directe des œuvres en ligne montre que le public a déjà évolué vers une nouvelle forme de relation aux contenus et à la culture. Pour ce public multi connecté, si la possession devient moins importante, la personnalisation, le sur-mesure, l’appropriation jouent, eux, un rôle de plus en plus grand dans des expériences médias qui remplacent la simple consommation de contenus

    Ne l’oublions pas c’est essentiel la valeur repose sur la notion de désir. C’est le niveau de désir qui va influencer le montant de la valeur et donc notre envie de posséder / d’acquérir. C’est une valeur non quantifiable et personnelle et dépend de la situation actuelle de l’internaute. En passant de cette économie de la rareté où le support était au centre de l’échange à l’économie de l’abondance, où tout étant duplicable, c’est cette valeur ajoutée qui donne envie d’acheter. Cette révolution numérique n’a pas seulement bouleversé nos usages et nos habitudes, elle nous oblige du moins ceux qui souhaite diffuser et vendre sur internet à adopter un nouvel état d’esprit. Evidemment, tout est encore en évolution, les portes s’ouvrent et se referment aussi vite. Mais ce dont on peut se réjouir, c’est que les pistes existent pour mieux comprendre cette nouvelle exigence : donner pour vendre…

    Comme le rappelle justement Chris Anderson l’auteur du célèbre livre   » Free – entrez dans l’économie du gratuit  »

    Un produit est ce que l’on acquiert, une expérience est ce qu’il en découle. Acquérir n’est pas payer, c’est apprendre et intégrer. Ce qui compte, ce qui a de la valeur, c’est la valorisation de cette acquisition. Ce qui compte, c’est ce que le produit permet, pas ce qu’il est en terme manufacturé. Les cours de Berkeley sont en ligne sur YouTube, mais les amphis sont pleins d’étudiants à 35 000 $ l’année. TED est gratuit online, mais la salle est pleine de gens qui ont payé 3000 $.

    La question centrale est donc de trouver comment susciter à nouveau l’envie de vivre des expériences.

     

    La solution suggérée par Nicolas Alcalà, réalisateur du film «  el cosmonauta » est  d’impliquer dès le commencement le public, du co-financement au processus créatif et à la diffusion . Ne vendons pas simplement un film de science fiction, mais une expérience.

    L’un des moteurs : Le partage

    El cosmonauta : En construisant un univers narratif pour le film, c’est là où les membres de Riot Cinéma collective ont réussi ; utiliser internet est aussi pour eux le moyen de se démarquer, d’attirer la lumière dans un contexte difficile. En choisissant toujours l’innovation et le partage, ils se sont mis en accord avec leur volonté affichée de vouloir provoquer une révolution dans la production audiovisuelle. Ils n’ont pas hésité à partager, commenter les décisions qu’ils ont pu prendre avec la communauté et faire vivre les réussites comme les échecs, amenant le public à s’impliquer.

    Ils n’ont pas eu peur de s’appuyer sur leur public, et cela leur a réussi. El cosmonauta, nous apprend aussi qu’il faut une bonne dose de storystelling.

    Analyse des deux premiers ressorts essentiels, qui ont donné envie de participer :

    Donner la possibilité aux internautes et en particulier aux jeunes la possibilité de soutenir un projet innovant, n’hésitant pas aller à contre courant et à l’encontre du « corporatisme ».

    Soutenir le changement et la volonté de prendre son indépendance pour  bénéficier de plus de liberté. Libérer le contenu s’inscrit dans cette dynamique démontrant que l’important est non seulement de réaliser une œuvre, mais aussi de démontrer qu’une autre voie est possible.

    En savoir plus sur le cosmonaute : sur le blog  ou sur le site du film

     

    photo credit: Alex Osterwalder via photopin cc


  6. Crowdfunding et stratégie : Contexte et tendances

    janvier 31, 2014 by admin

    Voici quelques extraits des réflexions, que je mène dans le cadre de la réalisation de mon nouvel ouvrage, qui aura toujours pour thème le financement de la création à l’ère du numérique. Je suis en attente de vos commentaires, de vos réflexions ou de votre aide, si vous souhaitez contribuer à cette aventure éditoriale.

    Révolution numérique

    En moins de dix ans , Internet a bousculé d’une manière que l’on ne pouvait imaginer  les zones d’influences entre la TV, Internet et DVD, Une audience fragmentée, de plateformes, de services, de modalités commerciales (payante ou gratuite ) se conjuguent déjà avec le complexe marché de médias traditionnels pour créer un panorama de consommation de contenus audiovisuels en constante transformation. On est à l’aube de pouvoir regarder ce que l’on veut, quand on veut où l’on veut et sans oublier avec ce que l’on veut, et nous allons voir ce que cela change dans la relation des commateurs avec leurs contenus.

    Il ne s’agira pas d’étudier dans le détail et d’être exhaustif sur les habitudes de consommation pour les loisirs et les nouveaux médias, mais pouvoir se projeter et déterminer les nouvelles tendances. On est l’aube d’une révolution ou d’un vrai bouleversement de l’utilisation des technologies et des médias impactant notre quotidien

    Mais considérer que nous entrons sur un terrain favorable à la réinvention. Des nouvelles perspectives s’ouvrent, des gens sont prêts à vivre de nouvelles expériences….

    Je pense qu’il est temps d’avoir à l’esprit que nous avons le choix, que les nouvelles technologies nous offrent des possibilités.

    Contexte, enjeux, incertitudes et choix à faire…

    Internet, destructeur de valeur. La valeur économique en chute libre.

    Alors que l’on peut imaginer qu’Internet a pour vocation au sens large de créer des liens et d’être un outil de découverte pour le plus grand nombre, aujourd’hui, la musique se dématérialise et perd de sa valeur, les jeunes artistes ont pour la plupart leur propre site, mais leurs créations se noient souvent dans la masse. C’est un chaos sans fonds, pour tout ceux qui essayent d’émerger ou de vendre leur art. Ils sont présents sur tous les sites de partage de vidéo comme Dailymotion et Youtube, mais comment se démarquer de toutes ces vidéos autoproduites,comment lutter face à aux vidéos mobiles gratuites partagés des millions de fois.  Lorsque l’on recherche une photo, l’on préfère passer par Google images  et non par Flickr, et l’on recherche l’image gratuite.

    Cela ouvre de nouvelles perspectives, les gens sont prêts à vivre de nouvelles expériences…Les nouvelles tendances fortes et structurantes ( les changements ne s’expliquent pas uniquement par la technique. 

    Si les innovations technologiques ont pris beaucoup d’importance dans tous les domaines, il serait erroné de penser que nos modes de vies sont surdéterminés par celles-ci. Une innovation peut certes créer de nouveaux usages ou faire évoluer les usages préexistants ; il ne faut pourtant jamais oublier qu’elle n’est adoptée par le corps social que si elle s’inscrit dans le système de valeurs de celui-ci et répond à un besoin non ou mal satisfait. Il est donc primordial d’interroger en premier lieu l’évolution socioculturelle de la société et d’y repérer les tendances qui façonnent les comportements et les mentalités. Nous présenterons dans un second temps les

    mouvements technologiques qui accompagnent et amplifient ces tendances. Nous terminerons cette présentation par la façon dont le système médiatique se transforme en articulation avec les usages et les technologies. Une société est un corps très complexe et il nous est difficile, voire impossible, de décliner ici toutes les tendances que

    nous avons identifiées. Nous ne présenterons que celles qui nous semblent les plus importantes.

    Pair à pair, consommation collaborative, économie du partage, circuit court…

    Stay tuned

     

     

     

     


  7. Le pouvoir du partage et du libre

    janvier 8, 2014 by admin

    L’ampleur des pratiques de partage et de création directe des œuvres en ligne montre que le public a déjà évolué vers une nouvelle forme de relation aux contenus et à la culture. Pour ce public multi connecté, si la possession devient moins importante, la personnalisation, le sur-mesure, jouent, eux, un rôle de plus en plus grand dans des expériences médias qui remplacent la simple consommation de contenus. L’information et les médias sont (sur)abondants, le contenu brut de l’information est devenu gratuite et peut difficilement être monétisé. Ils sont toujours plus avides d’expériences et veulent en avoir pour leur argent,

    La nécessité : offrir de la valeur ajoutée

    A nous de travailler dur sur la relation unique qui nous lie à eux pour conserver leur attention et bâtir une relation sur le long terme (une niche). Nous pouvons penser que plus cette relation sera forte, plus l’accès à du contenu sera facile, moins il y aura du piratage. Ce dont on est sûr, c’est que c’est loin d’être terminé, on n’a jamais autant regardé la télévision ou était au cinéma, l’industrie connaît une crise comme elle n’a jamais connu, mais les changements techniques n’ont jamais été et ne sont pas les ennemis des artistes : ils ont permis d’inventer de nouvelles façons de créer (le piano, le violon, la photographie, le cinéma) et de nouvelles façons de faire connaitre leurs œuvres (le livre, l’imprimerie, le gramophone, la radio, la télévision, le cd, le dvd). A chaque fois, il fut dit par des experts que tout cela conduirait au désastre pour les artistes. A chaque fois, ils ont su en tirer le meilleur, pour créer autrement et se faire mieux connaître.

    Les contenus des médias doivent être là où est leur audience

    Simples à utiliser, elles permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à utiliser les œuvres, tout en ayant la possibilité de conserver l’utilisation commerciale et de spécifier différents degrés de liberté (au sens du logiciel libre). Ils existent différentes combinaisons possibles, selon ce que l’on est prêt à accepter ou à libérer. Ces contrats d’accès peuvent être utilisés pour tout type de création : texte, film, photo, musique, site web

    Simplicité, partage et respect

    De nombreux sites très connus du grand public, comme Wikipedia et Flickr par exemple, font déjà usage de ce types de licences. Malgré leurs potentiels, ces licences Creatives Commons sont encore très peu utilisés dans la production musicale ou audiovisuelle, même si de nombreux artistes reconnus s’y sont essayés. Il suffit d’aller sur jamendo pour s’en rendre compte.

    Vous retrouverez sur les deux sites spécialisés -Creative Commons France et Wikipedia- la définition juridique et les différentes options et combinaisons possibles. Tout y est simple et très bien expliqué.

    Le pouvoir du libre


    Si vous doutez encore de l’utilité des licences CC, si vous ne savez pas encore ce qu’elles peuvent vous apporter ou ne comprenez pas comment vous pouvez vivre ou rémunérer votre travail tout en diffusant librement votre création, ce document est fait pour vous.
    .
    A travers des exemples concrets et le partage d’expériences d’artistes (et qui ne doutent pas de l’apport des Licences Creative Commons dans leur réussite, en rappelant que c’est justement grâce à cette volonté réfléchie initiale de partage tout en conscience, qu’ils ont réussi), ce livre met bien en lumière, qu’il ne s’agit pas de diffuser son travail gratuitement, mais bien de créer les conditions favorables d’un nouveau type de relation gagnant – gagnant grâce aux différentes licences et de bénéficier de valeurs ajoutées en terme de création ou de diffusion.