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Posts Tagged ‘économie’

  1. La Culture « Makers » comme mode de pensée et le partage comme philosophie

    mai 9, 2013 by admin

     

    Séjour à Barcelone et sortie mondiale du cosmonaute oblige, je ressors et met en en lumière ce projet qui me tient à coeur.

    elcosmonauta

    «  On n’a pas d’argent, mais on a des choses à dire. A montrer. A partager »

    Derrière cette vague créative, il y a une volonté également de jeunes professionnels qui n’est pas encore véritablement pris en compte par les instances publiques comme le Centre National de la Cinématographie, d’affirmer son indépendance et de réaliser les films qu’ils souhaitent, comme ils le souhaitent sans carcan. Avoir à l’esprit de franchir une nouvelle étape au cinéma indépendant,  faisant en sorte que le terme « indie » ne soit pas aujourd’hui uniquement un qualificatif pour ranger les films dans une case. Au cours des quinze dernières années, le monde du cinéma a fait d’énormes efforts pour démystifier le processus de production et donner accès au cercle fermé du financement et de la distribution. C’est un premier pas, mais elle n’a pas donné aux cinéastes l’indépendance, le  vrai pouvoir de faire le film qu’il souhaite. Courir après le financement et essayer de mieux comprendre les subtilités de la production ont sans nul doute distrait la profession et tout particulièrement les jeunes réalisateurs indépendants de ce qu’ils devaient véritablement entreprendre.

    Je reprends les propos de Ted Hope qui n’a pas hésité à pousser un cri et qui résume assez bien l’état d’esprit actuel d’un certain nombre d’acteurs du monde du cinéma indépendant.

    « nous avons appris à faire des films et la façon de les mettre sur le marché, c’est à notre génération de franchir une nouvelle étape en s’adjugeant la commercialisation et la diffusion des films, pour réussir à les faire comme on le souhaite et à les voir comme on souhaite les voir. Evidemment, nous avons aujourd’hui plus de possibilités et il n’y a jamais eu autant de films, mais ce n’est pas encore la liberté. Nous devons assumer la responsabilité de raconter des histoires uniques d’une manière unique. Nous nous voulons innovateurs et révolutionnaires, mais cela nous vaut des responsabilités supplémentaires. C’est à nous de prendre notre avenir en main, de mieux connaître les attentes du public, d’aller à leur rencontre et de leur permettre de choisir, d’une manière intelligente. Pendant quinze ans nous avons transposé des modèles économiques existant, plutôt que d’avoir développé un modèle propre au cinéma indépendant en adéquation avec notre vision. Nous sommes à l’aube d’une culture cinématographique libre et gratuite, mais il est nécessaire de remettre en cause les fondements de l’industrie cinématographique, ne pas avoir peur de renoncer à la gloire, et cesser de demander aux autres de distribuer et commercialiser pour nous ? Si l’on possède la liberté de pouvoir raconter les histoires que nous souhaitons, nous devons réfléchir et travailler ensemble à un espace pouvant les accueillir. Nous devons nous éloigner du rêve de gagner les oscars pour fonder une communauté de cinéma libre. Nous devons prendre conscience que le développement de cette culture libre nous engage sur un chemin très différent et loin du prestige qu’offre les productions spécialisées indépendante, mais nous y gagnerons ce qui n’a pas de prix, la fin de l’autocensure.  Mais pouvons-nous accepter que d’être cinéaste, c’est prendre la responsabilité totale de nos films, de la production à la distribution et la promotion ? L’indépendance est à notre portée, mais nous devons faire ce que nous avions jamais fait auparavant: nous devons choisir !

    Repenser l’économie du cinéma indépendant et offrir ce que nous pouvons faire de meilleur à une audience désireuse de nouveautés et d’expériences est la plus belle des victoires…

    l’autoproduction n’est  plus l’apanage d’artistes en herbe mais devient le modus operandi d’un nombre croissant d’artistes établis, confrontés à la réduction drastique des opportunités qui se présentent à eux dans les maisons de production. Ils s’accaparent les nouveaux moyens de production et diffusion qui apparaissent pour tirer leur épingle du jeu et conserver toute leurs libertés d’action et de création.

    L’actuel modèle économique de l’industrie audiovisuel s’appuie sur des consommateurs qui ne font pas de choix, qui agissent par impulsion et consomment ce qu’on leur propose (télévision broadcasting) et qui répondent à leur besoin. Nous devons leur donner les moyens de faire des choix. Le numérique leur offre la possibilité d’avoir accès à un contenu exceptionnel, mais pour pouvoir choisir d’une manière intelligente et non impulsive, il faut pouvoir rechercher selon ses goûts et savoir où chercher en s’appuyant sur sa culture. Lorsque nous ne verrons plus les internautes comme des ennemis, que nous les impliquerons dans les processus et ne seront plus considérés comme des consommateurs, les choses changeront et le cinéma retrouvera de la valeur à leurs yeux. Nous allons pouvoir atteindre un public avide de nouvelles expériences et d’émotions.  Nous pourrons nous laisser guider, car pour la première fois, nous pouvons être en contact réel avec eux grâce aux réseaux sociaux, dépassant la simple relation de vendeur consommateur.

     Ainsi une nouvelle fois le problème du cinéma indépendant, au-delà de la difficulté de pouvoir se financer, c’est de trouver son public. D’où la nécessité (très bien comprise par cette nouvelle génération) de trouver une nouvelle façon de financer la création, mais aussi de pouvoir se faire connaître et être diffuser. Il s’agit non pas uniquement une question de financement ou de perte financière comme essaye de le faire croire l’industrie, mais aussi une question de diffusion. C’est une stratégie globale de financement et de diffusion qu’il convient d’inventer et de mettre en place.

    Le projet de long métrage espagnol « El cosmonauta » fondé sur la participation des internautes, du co-financement au processus créatif et à la diffusion est pour moi  emblématique de cette vision globale qu’il faut adopter.

    Ce  projet de cinéma porté par une jeune société de production madrilène, Riot Cinema, est caractéristique de ce nouveau courant, s’affirmant grâce à internet et s’appuyant sur le public pour exister. De cette nouvelle stratégie gagnant-gagnant émerge un nouveau modèle plus créatif, plus libre et complètement adapté au spectateur.

    Les trois membres de Riot Cinéma Collective voient plus loin que la protection des droits d’auteurs contre l’utilisateur, en s’appuyant sur les nouvelles tendances et les nouvelles habitudes de consommation amenés par internet comme la prise de pouvoir des consommateurs, la libéralisation des contenus et la recherche de l’expérience et de la valeur ajoutée. Mais comment envisagent-ils concrètement le financement de la création ? Alors que la chaine de financement classique s’enraye, à qui pourra-t-on s’adresser pour financer un long métrage, lorsque l’on sait que le budget moyen tourne autour de 2,5 millions d’euros ? Les chaines de télévision affaiblies par la chute des revenus publicitaires ne sont déjà plus dans la course, s’adresser directement aux internautes est-il possible et cela suffira-t-il ? Un modèle économique s’appuyant sur la libéralisation du contenu est-il viable ?

    La révolution numérique a totalement bousculé le modèle économique du cinéma. A travers le projet « El cosmonauta », ils nous démontrent que développer un long métrage de science fiction loin de l’industrie est possible. En redéfinissant le modèle de production et de diffusion, ils ont réussi à s’affirmer et s’exprimer librement. Ils répondent à de nombreuses questions laissées en suspens par la lamination du circuit indépendant par la crise.

    Ils écrivent une nouvelle page de l’histoire du cinéma indépendant et l’espoir de voir émerger et s‘épanouir une culture libre demeure.

    Une nouvelle histoire s’écrit à laquelle Hitchcock aurait sans nul doute aimer participer

    Les moyens financiers seront forcément moindres que dans des productions classiques ou sans l’appui de noms prestigieux. Cependant il s’agit de prendre de court les grands studios grâce à l’état d’esprit frondeur et solidaire des communautés d’utilisateurs de réseaux sur Internet. Les mêmes qui piratent les blockbusters seront finalement ravis de participer à des projets qui les rendent acteurs d’une véritable aventure artistique.

    Une nouvelle dynamique que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock, lui  qui expliquait qu’il était prisonnier des compromis financiers et commerciaux :

    « Que se passerait-il si l’on donnait à un peintre une toile vierge qui a elle seule vaudrait un million de dollars, une palette de 250 000 dollars, 300 000 dollars de pinceaux, une boîte de couleurs de 750 000 dollars et qu’on lui dise ensuite de faire ce qu’il désire selon son inspiration, mais sans perdre de vue que le tableau terminé doit rapporter 2 300 000 dollars ? »

     

     

     


  2. Devenez casque vert et soutenez le développement en Afrique

    avril 30, 2013 by admin

     

    Lancé par Devhope.com, le réseau social du développement solidaire et citoyen, ce programme vise à recruter cent mille (100.000) Casques Verts à travers le monde d’ici fin 2014. Solidairement engagés pour la cause du développement, ils croient qu’un monde meilleur est possible et contribuent à créer un changement positif.

    Pour en savoir plus sur le programme « Casque Vert pour le développement », téléchargez la fiche de présentation http://bit.ly/ZxzLgF o

    Rejoignez nous sur www.devhope.com et Devhopons ensemble!

     

    DevHope.com est le réseau social du développement solidaire et citoyen consacré à la mobilisation de fonds
    non générateurs d’endettement pour le financement de projets d’intérêt général. 
     
    Le programme
    « Casques Verts », dans sa première phase, se déroulera sur une durée de 06 mois à compter du 16 Avril 2013. Les candidatures sont ouvertes  à toutes les personnes intéressées

  3. Artistes – entrepreneurs – Pourquoi il faut utiliser les réseaux sociaux et bâtir sa communauté

    avril 29, 2013 by admin

    Après cet article de Sheri Candler, qui rappelle bien la nécessité de s’appuyer sur son premier cercle et de prendre soin de son réseau de contacts professionnels et de fans, j’ai souhaité (re)publier un article, que j’avais publié,il y a quelques temps, qui m’apparait toujours d’actualité.

    Aujourd’hui, tout le monde, s’il y consacre un peu de temps, peut se créer un blog de qualité, suffisant du moins pour exprimer son opinion et ses goûts et permettre à un artiste notamment d’exposer son travail. Bien animé, il peut être une vraie vitrine, mais sans être propulsé par les réseaux sociaux ou utiliser la lumière que peuvent offrir  Twitter ou Facebook, avoir un blog, aussi beau qu’il soit, peut vite se résumer à avoir créé une boutique dans une impasse.

    Vous l’avez sans doute déjà entendu, ce qui compte dans le commerce de proximité (physique), c’est l’emplacement, à l’ère du numérique, ce sont les liens que l’on a pu se créer et les recommandations que l’on a pu susciter, qui sont les fondements d’une bonne communication. Trop d’artistes sont réticents ou pensent que c’est une perte de temps. Pourquoi refuser, lorsque l’on souhaite se faire connaître et vivre de son art, d’entrer en contact avec des millions d’utilisateurs.

    Revenons sur les 6 raisons les plus souvent évoquées par les artistes pour ne pas  être présent sur les sites communautaires.

    (Analysons-les…et tentons de comprendre pourquoi ce ne sont pas des excuses…)

    1. Je ne veux pas paraître cool à tout prix et devoir me vendre. Je n’aime pas l’idée de créer un personnage.

    OK. Parler de soi, ça donne l’impression de devenir un People et tout le monde n’as pas l’égo de Patrick Bateman ( le héros d’Américan Psycho) ou la vie palpitante de Céline Dion (la chanteuse irritante canadienne). Mais faire aimer sa musique aux autres et partager, c’est génial, non ?

    Alors comment faire sans tomber dans l’égo-trip…

    Vous voulez faire parler de vous…parler des autres

    Mettez en valeur les membres de votre communauté / vos fans / vos amis / les artistes que vous respectez).

    Partagez les éléments qui vous paraissent même banals. Ne songez même pas à vous vendre ou à vendre votre musique. Peu à peu une relation de confiance va se créer, ensuite plus ils s’intéresseront à ce que vous posterez, plus il sera facile de les amener à s’inscrire à votre newsletter, à visiter votre site web…

    Ne négliger pas les recommandations et le fameux clic sur I Like qui peut tout changer.

    Gardez-ça en tête : 78% des gens font confiance à l’avis de leurs amis (c’est-à-dire le bouton “Like” (J’aime) sur Facebook) pour des produits et des services qu’ils achètent. Seulement 14% d’entre eux font confiance à la télé, la radio et la pub dans la presse. (Source : Socialnomics).

    Donc en gros, vous devez devenir un des artistes que les gens recommandent.

                   2 Vous vous dîtes promouvoir ma musique sur les réseaux sociaux est une perte de temps, créer son réseau est inutile.

    C’est faux, si elle s’inscrit dans une stratégie globale sur le long terme. Evidemment, si vous passez votre temps sur les réseaux sociaux, au lieu de travailler ou de prospecter, cela ne marchera pas. Les médias sociaux ne vont probablement rien vous rapporter directement à court terme. Il ne vous apportera sans doute aucun client ou acheteurs, mais il permet sans nul doute de fidéliser et de tenir informé vos précédents clients et vos fans. Toujours est-il, qu’il est plus facile de présenter son travail ou de vendre, c’est bien de cela dont-il s’agit ici, ( appelons un chat un chat) , à un ancien client qu’à un prospect. En renforçant votre relation avec eux, ils seront plus enclins à acheter.

    3 Les médias sociaux et le marketing prennent trop de temps.

    A vous de savoir quelles sont vos priorités ? Les réseaux sociaux ne sont que des outils, le succès a toujours demandé et demande toujours beaucoup de travail.

    Si vous souhaitez juste répété et jouer, ce n’est peut-être pas pour vous..

    Il y a des questions à se poser…

    Comment voyez-vous le succès ? êtes-vous prêts à vous investir dans l’utilisation de nouveaux outils ? Si votre unique objectif est de faire la musique, alors pas de problème.

    Continuez à vivre la musique pour vous et vos proches, il est certain que c’est un bien précieux, mais arrêtez d’espérer de pouvoir avoir de la valeur aux yeux des autres ( faire de la musique pour gagner de l’argent n’est peut être pas fait pour vous!)

    Les américains n’ont pas peur de se l’avouer, pour vendre son art, il faut savoir utiliser le marketing.

                    4  Personne ne fait confiance aux réseaux sociaux, communiquer par Facebook ou sur twitter n’a aucune valeur…

    Internet est passé devant la télévision comme source d’information. Une vague de nouveaux sites d’informations estampillés comme indépendant : Rue 89, les inrocks, fubiz…et d’autres encore sont les nouveaux influenceurs, j’y inclus également les blogueurs. Plus aucune émission de télévision ou de radio n’oublient d’inviter ses téléspectateurs ou d’auditeurs à les rejoindre sur les réseaux sociaux ( social média)

    Ensuite, il y a près de 200 millions de blogs dans le monde, imaginez un peu le potentiel…il y en a bien un qui pourrait écrire sur vous.

                       5 Les médias sociaux, c’est pour les jeunes. Je ne fais pas partie de cette génération là.

    Encore une fois c’est un apriori. L’âge moyen d’un utilisateur de twitter est de 39 ans. La catégorie des femmes de 55 à 65 ans est celle qui augmente le plus sur Facebook.

    Ils ne représentent pas la majeure partie des utilisateurs , mais après s’être inscrite pour avoir des informations de ces petits enfants ou voir des photos, elle a continué à l’utiliser pour mettre ses propres photos et rester en contact avec ses proches.

                         6 Je ne veux partager des messages débiles..Je ne veux que mes fans sachent ce que je fais dans ma vie privée

    Si vous n’êtes pas quelqu’un de sociable, les médias sociaux sont fait pour vous parce que vous êtes derrière un écran, et pas devant d’autres personnes !

    C’est vous qui décidez quand et comment répondre. Ne dîtes que ce que vous voulez dire, ne partagez que ce que vous voulez partager. Il y a déjà de quoi faire. Non ?

     


  4. ChipIn : le crowdfunding responsable

    avril 24, 2013 by admin

    Traduction de l'article de Mahesh Sharma

    Contrairement aux plateformes de plus en plus populaires comme Kickstarter et Indie GoGo aux Etats-Unis ou Pozible en Australie, Chipin  souhaite forcer les organisations à rembourser les fonds versés, lorsque le projet n’a pas été réalisé comme il avait été annoncé. Les conditions générales annoncées sur le site sont claires, les dons versés doivent rendu intégralement si le projet présenté, n’aboutit pas.

     

    L’entrepreneur Prashan Paramanathan a récemment lancé ChipIn, une plateforme qui accueille les dons d’internautes souhaitant participer à des projets favorables à la communauté.  Le crowdfunding est généralement associé à la lever de fonds  pour financer l’innovation ou à la souscription de gadgets technologiques.

    L’un des deux projets présentés sur la plateforme est celui d’une organisation à but non lucratif australienne Pollinate energy, qui s’est donné pour mission de faciliter l’accès à l’énergie verte, en l’occurrence ici il s’agit de financer l’installation de 5 vendeurs de lampe solaires à bas coût dans les bidonvilles de Bangalore.

    ChipIn ne  prend pas de commission, elle ne prend que des frais de transaction. Elle est obligé d’avoir un compte Paypal pour accueillir les dons.

    L’année dernière, une étude de l’Université de Pennsylvanie intitulée « le moteur du crowdfunding : éléments déterminants de succès ou d’échecs » a montré que 75 % des projets présentés sur la plateforme Kickstarter ont abouti en retard. Certains projets n’ont même pas vu le jour à cause de leur fiche projet criblé de commentaires néfastes de contributeurs mécontents.

    Prashan Paramanathan rappelle que les organisations d’intérêt général ne peuvent pas se permettre de décevoir ou arnaquer les donateurs en rappelant  leur devoir et la loi qui obligent les organismes à utiliser les fonds collectés uniquement à la seule fin pour lesquelles ils ont été levés.

    « Nous pensons que la possibilité de rendre les dons si vous ne pouvez pas atteindre votre projet est intéressante pour tout le monde. Pour nous, cela en dit long sur les organisations qui fonctionnent comme ça car elles se responsabilisent auprès de leurs donateurs.

    «En effet si le projet échoue, le verdict est sans appel – vous allez devoir lutter pour  récupérer la confiance nécessaire des donateurs qui ont eu une mauvaise expérience avec vous. »

    Prashan Paramanathan souligne que les responsables de campagne doivent soumettre un budget détaillé et être transparent sur leur besoin, ainsi que deux rapports minimum de leur avancée suivant la réussite de leur campagne…

    (….)

    La suite en cliquant ici

    Source :

    http://www.smh.com.au/it-pro/business-it/crowdfunding-with-a-conscience-20130410-2hkjr.html

    http://www.crowdsourcing.org/article/crowdfunding-with-a-conscience/25200

     


  5. Ulule : la chouette tend sa toile en achetant Peopleforcinema

    avril 22, 2013 by admin

    Alors que le leader européen du financement participatif continue à réfléchir à l’opportunité de lancer en parallèle du modèle existant, basé sur la contrepartie en nature, un service permettant aux internautes d’investir dans des entrerprises ( ulule entreprise )

    Pour en savoir plus : Interview du CEO d’Ulule, Alexandre Boucherot sur presse citron

     

     

     

    La plateforme française vient d’officialiser l’achat du site PEOPLEFORCINEMA afin de développer une nouvelle offre cinéma exclusive.

     

    Pourquoi ce rapprochement ?

    Tout d’abord, je vais rappeler ce que proposait jusqu’alors la plateforme spécialisée dans la codistribution de film.

    Présentation de People cinéma

    (extrait du guide du crowdfunding)

     

    Peopleforcinema permet aux internautes de contribuer au financement de la distribution de films via un portail communautaire  le site offre la possibilité à ses membres de codistribuer un long métrage avec à la clef un possible intéressement financier en cas de bénéfice. Elle était la seule qui proposait aux internautes de codistribuer et non de coproduire comme les autres, ce n’est pas juste un point de détail.

    Par le biais d’accords avec les distributeurs (Mars Distribution, Canal+), les internautes pouvaient  s’insérer dans les contrats (droits de coproduction, parts dans la distribution en salles). Avec une mise de départ de 20 €, ils pouvaient être les premiers à toucher une partie des recettes, parce qu’il faut rappeler que dans le circuit de financement (chronologie des médias), le distributeur est le premier guichet à « se servir ».

    Une stratégie qui pouvait apparaître intéressante, mais dont les résultats ont été loin d’être concluant. Les risques différents, n’assuraient pour autant pas de réaliser des bénéfices et surtout un retour financier pour les internautes.

     

      

    Une nouvelle preuve que le modèle basé sur l’intéressement financier dans la culture n’est pas viable ? 

    C’est un nouveau coup porté au système laissant aux particuliers  l’opportunité d’investir dans un film ou avant dans la musique ( Mymajorcompany a fait évolué une partie de son offre vers le modèle basé sur la récompense). Les  réussites malgré qu’elles soient notables  avec Grégoire dans la musique ou les émotifs anonymes dans le cinéma, sont beaucoup trop rares pour s’appuyer dessus pour créer un modèle économique fiable.

    Changement de stratégie avec le nouveau capitaine et le  développement du premier cercle

     Après l’expérience du financement de la distribution des films, les internautes cinéphiles sont désormais invités à participer à la production cinématographique sur Ulule en soutenant financièrement leurs projets préférés et en recevant en contrepartie des avantages uniques : découverte des coulisses du tournage, figuration, rencontre avec l’équipe du film, invitations aux avant­premières, séances VOD, DVD, affiches dédicacées et bien plus encore !

    Surtout, ils entrent dans le «Premier Cercle» du film. Premier Cercle, c’est le nom du nouveau dispositif qui sera présenté lors de la conférence de presse du 24 avril en même temps que les deux premiers projets dévoilés : le nouveau film d’André Téchiné et le premier film d’Audrey Dana (des productions Fidélité films).

      

    Ulule : le futur Kickstarter européen ?

    Le succès de kickstarter dans le financement du cinéma indépendant impressionne toujours plus. le site new-yorkais a participé à la création de 8680 films, et a levé 105 millions de dollars. Kickstarter était l’un des plus grand producteur au festival du cinéma indépendant américain Sundance ( Courrier international du 23 janvier ) ou l’exemple récent de Véronica Mars.

    On peut comprendre que cela suscite des convoitises…

    D’ailleurs Serge Hayat (People for Cinéma) rappelle leur volonté de s’inscrire dans ce mouvement puissant et de continuer à favoriser le rapprochement avec le public et grâce à la valorisation de l’expérience, favoriser le partage.

    Pour Serge Hayat : « Le financement du cinéma connaît actuellement de profonds bouleversements. A l’instar des Etats Unis, de nouveaux modes de financement doivent apparaître pour renforcer le cinéma français. Notre expérience nous a montré que les internautes étaient avides de soutenir davantage les films qui le méritent et de vivre plus intensément leur expérience cinéma : être plus proches des films, suivre les préparatifs et les tournages ».

    Même si la production participative artistique n’est pas l’eldorado qu’on leur promettait, les internautes sont toujours prêts et plus que jamais à participer et soutenir les oeuvres qu’ils souhaitent voir à l’écran, conscient qu’à travers le crowdfunding, ils peuvent avoir le choix.  En outre, à travers les réseaux sociaux, la force du marketing social ne se dément et ils l’ont bien compris, les internautes devien ment parties prenantes de la recommandation et de la visibilité du film.


  6. Créer son propre Kickstarter sur son site et prévendre son jeu ou son film

    avril 11, 2013 by admin

     

     

    Nous le voyons avec El Cosmonauta mener une campagne de crowdfunding sur son propre site est possible…

    Si vous vous sentez capable de créer assez de trafic, de bâtir une communauté assez puissante autour de votre projet pour donner envie chez les internautes de contribuer.

    Rien de plus simple aujourd’hui, si vous utilisez la plateforme de blogging WordPress. Un module complémentaire (plugin) appelé IgnitionDeck, permet aujourd’hui de créer votre propre clone de Kickstarter.

    Ainsi pour la modique somme de 59 $, vous pourrez organiser votre propre collecte de la durée que vous souhaitez et du montant aussi (évidemment) sur une page de votre site. Les fonds sont récoltés via votre compte Paypal.

     

    Avantages:

    • vous pouvez proposer directement n’importe quel projet à vos fans (montant et durée que vous souhaitez…)
    • le système de collecte de fonds est intégré directement sur votre site et utilise les réglages de votre thème,
    • évite d’envoyer les fans sur un autre site externe avec un aspect different ou les force à s’inscrire à un autre service.
    • vous pouvez faire autant de campagnes de levée de fonds que vous le souhaitez et conserver l’intégralité du montant de la collecte.

     

    Inconvénients:

    • tout est en anglais ( il sera nécessaire de faire appel à un développeur wordpress pour traduire le contenu, mais c’est pas insurmontable…)
    • il se peut que vous ayiez moins de visibilité que si vous étiez sur une plateforme déja établi et qui possède sa propre communauté. Il faudra réussir également à susciter la confiance suffisante.

  7. Jeux vidéos – La plateforme Kickstarter est toujours sur de bons rails…

    avril 9, 2013 by admin

     

    (…)et financent toujours des projets créatifs et intéressants selon le fondateur de Portalarium et le créateur d’Ultima Richard Garriott

    Alors que certains attendent ou même « espèrent » la chute de Kickstarter (pour pouvoir dire, je vous l’avais bien dit …), Richard Garriott reste confiant, la plateforme de crowdfunding reste une voie concrète et viable pour financer des jeux vidéos, si ceux-ci respectent certains critères.

    On a pu  constater un certains nombres d’échecs douloureux, citons notamment : the Oliver Twin’s Dizzy Returns », « Brenda Braithwaite » et « Tom Hall’s Shaker ». Par contre, pour Richard Garriott, tout va bien, la campagne menée pour financer son nouveau jeu Ultima, successeur du célèbre  « Shroud Of The Avatar »  a été couronné de succès, elle s’est conclue avec une cagnotte de  1, 488 million de dollars et 19 200 contributeurs pour un objectif initial de 1 million de dollars. Il partage ici son avis et son analyse intéressante.

    Screen shot de S.O.T.A

    « Quoi que vous fassiez lorsque vous sollicitez le soutien financier des internautes, vous allez toujours rencontrer des problèmes » et il poursuit nous avons discuté et réfléchi lors des six derniers mois sur le développement de la version démo et de la façon dont nous allions poursuivre l’utilisation de la plateforme Kickstarter. Chaque année, l’on peut dire qu’il y a autant de vraies belles surprises, de réussites attendus, qu’enfin d’échecs cuisants surprenants. »

    Richard Garriott révèle qu’avant de promouvoir et défendre l’intérêt du passage par Kickstarter,  sa société Portalarium a travaillé avec Chris Roberts pour obtenir une étude détaillé de sa dernière campagne à succès, qui a rassemblé 6 millions de dollars pour son jeu « Star Citizen ».

    Grâce à cela, Richard Garriott pense avoir identifié les facteurs clés pour assurer le succès sur le long terme sur la plateforme Kickstarter.

    « Vous devez montrer que vous et le contributeur aller faire du chemin ensemble. Vous devez prouver votre engagement et votre volonté de partager, et de les voir s’impliquer dans la relation.

    Ne pas hésiter à continuer à rassembler des fonds et à prévendre son jeu sur son propre site

    Je pense que les succès ont ce point commun et moi je suis prêt à le reproduire. Le succès de Chris Roberts a été marqué également par la seconde campagne qui s’est déroulé sur le site officiel de Star Citizen, quelque chose que Richard Garriott a copié pour réaliser une campagne similaire.

    Ainsi si la campagne pousse les internautes à aller sur Kickstarter. Lorsque celle-ci sera terminée, la collecte pourra continuer en marge de celle-ci sur le site du jeu.

    D’après Richard Garriot : « Kickstarter vous permet de rentrer dans un cadre, et vous offrez des contreparties relativement définis, dont les internautes sont habitués. Mais avec votre propre site, vous pouvez envisager d’autres types de contreparties, vous avez beaucoup plus de libertés, si quelqu’un souhaite un bout de tissu, vous pouvez l’offrir. Un site propre offre plus de choix et permet à la fois de cibler et de proposer tous les moyens de participation aux éventuels contributeurs ou investisseurs. »
    Ce qui  peut apparaître judicieux pour l’entrepreneur, a été très mal perçu par les internautes, quel que soit le forum, la décision de Richard Garriott de détourner le principe premier du financement participatif a, attiré les foudres de ceux qui le voient assez connu et suffisamment soutenu pour ne pas avoir besoin d’argent supplémentaire pour financer le développement de son jeu. De toute évidence, les plus de 10.000 contributeurs et/ ou ambassadeurs sur Kickstarter ne le soutiendront pas, alors qu’est-ce que le premier concerné peut dire sur le sujet?

    Il fait part de ses souvenirs «  quand je repense aux jeux que j’ai développé tout au long de ma carrière, ce sont les jeux que j’ai développé après la vente d’une entreprise et où j’ai eu de nouveaux patrons qui ont été les plus problématiques. Ultima VIII est le jeu que j’ai créé juste après la vente d’Origin pour EA et j’ai eu beaucoup de pression pour l’envoyer dans les délais, d’autant plus que l’expédition a été complexe.

    La situation a été la même avec Tabula Rasa, c’est alors que nous avions vendu destination Games à NCsoft que tout à coup nous avons eu de recommandations et commentaires supplémentaires sur la façon nous devions remanier le jeu pour s’assurer qu’il puisse être vendu en Asie ainsi qu’aux Etats-Unis.  Cela nous a couté beaucoup en terme de réputation, de temps et d’argent pour répondre à toutes ses demandes.

    Nous souhaitons réellement établir une relations plus forte avec les joueurs et les investisseurs  avant d’aller le vendre aux distributeurs ou éditeurs.

    Librement traduit 

    Source : http://www.edge-online.com/news/kickstarter-fatigue-a-myth-says-richard-garriott/