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  1. Cinéma, internet et chronologie des médias, « El cosmonauta » en simultané à la télévision, en salle et sur internet !

    mai 13, 2013 by admin

    Le grand défi du cinéma à l’ère du numérique demeure l’adaptation de la chronologie des médias. Même si certaines expériences de diffusion simultanée multisupports ont rencontré un réel succès, il n’empêche qu’elles restent exceptionnelles et ne justifient pas forcément de jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Prenons par exemple, le film Home. Diffusé gratuitement sur YouTube 10 jours avant sa diffusion TV et sa distribution DVD simultanée, le film a rencontré un réel succès auprès du public. Mais il faut garder à l’esprit que sa production avait été principalement financée par le mécénat et qu’il s’agit d’un film particulier. Un autre exemple qui est revenu régulièrement tout au long de la conférence : L’année de la jupe, diffusé simultanément en salles et à la TV. Financé par la télé, il est apparu que la distribution cinéma n’a pas été cannibalisée par la diffusion TV.

    Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à le réaliser.

    Envisageons d’abord la distribution

    Internet est-il le nouvel espace de liberté ?

    Internet est un outil formidable pour les créateurs ambitieux, souhaitant créer en dehors du système classique. Beaucoup de réalisateurs doivent faire face à une concurrence impitoyable. Faute de distributeur, beaucoup sont morts sans même être vu, internet offre l’opportunité d’aller à la rencontre de son public, de sortir du circuit classique, de se départir de la nécessité d’un distributeur et d’être diffusé certes d’une manière plus sauvage, mais d’être vu…

    Je reviens pour commencer sur deux beaux exemples portés par des artistes, qui ont fait d’internet leur principale arme et dont la science de la communication et du teasing pourrait être érigé en art.

    Four Eyed Monsters est un long métrage dirigé par Arin Crumley et Susan Buice. C’est sans doute l’un des meilleurs exemples de ce que peut permettre le partage sur internet. Le projet débuta en 2004 et sortit en 2006. Durant cette période, les cinéastes réalisèrent neuf web épisodes téléchargeables sur Itunesstore. Chaque épisode a été visionné près de 50 000 fois.

    Dans cinq villes des Etats-Unis, Ils organisèrent des projections en avant-première pendant le mois de septembre, (un jeudi qui plus est sur toute une journée). Cela s’est soldé par une belle réussite, au total 1691 personnes ont assisté aux séances, ce qui représente une moyenne de 70 personnes par projection, alors que la moyenne pour un film indépendant est de 7 personnes par projection. Permettre aux internautes de visionner leur travail en amont a alimenté le bouche à oreille, à favoriser la création d’une communauté. Les gens se sont déplacés pour voir le film, même s’il était disponible sur internet. Ensuite, ils ont obtenu le prix du festival Hidden Gems qui leur permit de présenter leur film dans 31 salles pendant la période de la Saint Valentin, pour un chiffre d’affaire de 13 253 $.

    Afin de rentabiliser le film, (qui coûta 100 000 $ selon les derniers chiffres), ils le diffusèrent sur You Tube et s’associèrent au site musical Spout.com, ainsi pour chaque membre  inscrit en passant par eux, ils recevaient 1$. Four Eyed  Monsters utilisa donc un modèle de financement participatif indirect. Même si je ne suis pas totalement convaincu par ce dernier modèle de financement, il y a des pistes à creuser qui vont dans ce sens, cela peut être une source de financement complémentaire intéressante.

    En France, nous ne sommes pas en reste avec  Vincent Moon, réalisateur français qui utilise également beaucoup internet pour financer et diffuser son travail. (Efkterlang, petites planètes). Il appuie quant à lui sur un autre levier pour amener les gens à voir son travail. Le porteur du concept de la blogothèque, a construit un événement autour de la diffusion de son dernier film An Island. En s’inspirant tout simplement des concerts live où une alchimie et une rencontre se réalisent parfois avec le public, il a organisé des séances privées de visionnage. Je vous rappelle le principe qui est somme toute assez simple, tout le monde pouvait organiser une projection du film à partir du moment, où celle-ci s’organisait dans un lieu pouvant accueillir au minimum 5 personnes et que l’entrée soit gratuite. Le choix du lieu était totalement ouvert, cela pouvait être chez soi, dans une bibliothèque, ou encore dans un bar.

    Créer l’événement : pour favoriser le partage et la création de valeur. 

    Aujourd’hui, ce film est disponible en téléchargement, en DVD et en Pack Deluxe. La possibilité est même laissée de faire un don, si l’on a déjà eu la chance de voir le film. Place au partage et à la valeur ajoutée sur cette page. On peut donner ce que l’on veut pour télécharger le film et le Pack DVD disponible en jette vraiment, une petite vidéo de présentation, vous laisse entendre, que vous allez acheter un vrai objet de collection.

    Pour découvrir la vidéo sur le pack, elle est disponible sur le site et sur Flickr

    El cosmonauta

    Pour tout savoir sur la production et la distribution du film, vous pouvez télécharger le plan d’affaire sur leur site 

    Le film va être visible en même temps sur Canal plus Espagne, en salle lors de grandes fêtes et rencontres à Madrid et Barcelone et évidemment sur internet.

     Extrait et suite sur le blog du cosmonaute

    Ils ont toujours souhaité que le spectacteur puisse voir leur film, où il veut, quand il veut et comment il veut

    En fait, je souhaite qu’il en soit ainsi pour tous les films. Il est difficile de maintenir un système basé sur la rareté lorsque l’on trouve tout ce que l’on veut sur internet.

    Passage d’une économie de la rareté à une économie d’abondance.

    Les raisons sont nombreuses et diverses, certaines plus morales ou philosophiques que les autres, mais la réalité du numérique s’imposent et mettent à mal les anciens systèmes de distribution de films.

    La fin de la chronologie des médias annoncée ?

    Avant le film avait quatre vies, d’abord dans les salles, puis quelques semaines plus tard en DVD, puis  en payperview ( télévision payante ) et enfin bien plus tard sur la télévision gratuite. Mais ce modèle basé sur la télévision n’a presque plus de raisons d’être, tout simplement parce que le web apporte de nouvelles habitudes de consommation de film.

    Avant l’exploitant et le distributeur pouvaient se mettre d’accord et trouver un terrain d’entente. Mais avec Internet, le terrain change, les règles doivent changer aussi. Le web fait entrer un nouvel acteur l’internaute-spectateur. Internet est un outil hyper-puissant, lorsqu’il est utilisé à bon escient, il peut faire de grande choses, à l’inverse il peut détruire aussi, mais ce dont on est sûr c’est que lorsque vous avez découvert ses possibilités..Il est impossible de revenir en arrière.

    Nous en avons pris conscience très tôt et avons décidé d’au lieu de lutter et d’aller contre l’évolution, que nous pensions inévitable, nous avons décidé d’embrasser le changement et de profiter des nouveaux atouts et possibilités qui s’offraient à nous…

    C’est pour cela que notre film sera visible partout en même temps 

    Source :  http://www.elcosmonauta.es/blog/


  2. Retour sur la solution de micro paiement Flattr

    mai 2, 2013 by admin

    Des artistes font le choix de l’ouverture et du Partage. Sur internet on ne paye et l’on ne payera plus pour consommer, mais l’on paye pour la qualité et l’appréciation que l’on en a eu.

    Analyse : quel est ce nouveau concept

     

    Liberté, Communauté, plaisir

     

    L’idée centrale est de permettre à ceux qui le souhaitent de féliciter et de soutenir le travail d’auteurs de contenus qu’ils apprécient en faisant don d’une partie d’une « cagnotte », dont le montant est déterminé par chaque utilisateur. Le principe est donc simple: grâce à un bouton intégré sur le site, l’internaute manifeste sa volonté de remercier l’auteur en cliquant dessus. Chaque membre de Flattr signale ainsi les contenus qu’il a appréciés, et la somme qu’il a injectée dans sa cagnotte se répartit automatiquement et équitablement entre eux.

    Flattr se rémunère quant à lui en prenant une commission de 10 % sur les versements.

    Toujours dans un esprit communautaire

    L’internaute devient un maillon essentiel de leur processus, pour la première fois il n’est pas pris uniquement pour un consommateur, il fait parti intégrante de la communauté.

    L’intéressant dans cette démarche, c’est que pour recevoir des dons, il faut tout d’abord créditer un compte afin de donner et participer à la communauté. Cela s’inscrit bien dans une stratégie gagnant–gagnant à développer sur la toile pour favoriser les liens sur internet.

    Discussion avec Peter Sunde, l’initiateur de Flattr, ancien porte parole de Pirate Bay

    ITW de peter sunde tiré de l'article du  11 février 2011 de 
    Source : OWNI 

    Ancien porte-parole de Pirate Bay, le Suédois Peter Sunde a décidé de changer de braquet. L’année dernière, il a fondé Flattr, un innovant service de micropaiement à destination des blogs. Il justifie ce choix de la monétisation.

    Lorsque le cofondateur d’un des moteurs de recherche de torrents les plus connus du monde parle de la nécessite pour les personnes d’être rémunérées pour leurs créations, c’est d’abord le scepticisme qui s’installe. Pourtant, Peter Sunde, ancien porte-parole de The Pirate Bay, est convaincu que non seulement les gens devraient payer pour ce qu’ils consomment en ligne mais qu’en plus les internautes le veulent aussi.

    Flattr, créé par Sunde et Linus Olsson en mars 2010, ouvre la voie. Similaire au bouton “like” de Facebook, Flattr permets à ses utilisateurs de donner une somme d’argent de leur choix aux sites web qui sont membres. Chaque mois, les utilisateurs paient Flattr un minimum de 2€. Ils peuvent “flatter” autant de sites Internet qu’ils le souhaitent et en fin de mois, les 2€ (ou 20€ ou 50€…) sont divisés entre les sites qui ont été cliqués, auxquels on sosutrait 10% de frais. Les utilisateurs peuvent aussi ajouter le bouton Flattr sur leur site.

    Le processus est simple, ne requiert qu’un minimum de connaissances techniques et empêche les abonnés de dépenser plus que la somme qu’ils ont prévue. Owni.fr a rencontré Peter Sunde à Bombay, où il assistait à une conférence sur l’archivage, pour lui parler des ses derniers projets et de ses expériences passées.

    Qu’est ce qui rend Flattr différent des autres systèmes de micropaiements ?

    L’idée avec Flattr, c’est de créer un système simple d’utilisation pour que les gens puissent partager de l’argent sur Internet, dans un contexte d’abondance de l’information. On ne peut pas vraiment payer pour tout et ce serait même trop pénible de devoir payer pour tout. Flattr est un système particulier. Nous ne croyons pas que ce soit le système adéquat pour payer pour tout – on a besoin de plusieurs systèmes.

    Existe-t-il un nombre suffisant de personnes prêt à payer pour quelque chose qu’ils pourraient avoir gratuitement ?

    Prenez la Croix Rouge. C’est l’une des plus grandes organisations dans le monde. Ils ont des milliers et des milliers d’employés et ils reçoivent de l’argent. Pour nous, il est clair que les gens sont prêt à donner, c’est juste difficile et compliqué pour eux de le faire.

    Mais il existe une différence entre une organisation caritative et un blog.

    Les gens ont aussi besoin de culture. La culture est un élément tellement important dans la vie de tout les jours que les gens sont vraiment partant pour payer. Ou pour filer un coup de main plutôt que simplement payer. Ils veulent rémunérer les gens pour ce qu’ils créent.

    Combien d’utilisateurs sur Flattr ? Et où le service est-il le plus populaire ?

    Nous avons 70.000 utilisateurs, dont 30% sont des créateurs qui veulent se faire “flatter”. Mais ils doivent aussi dépenser de l’argent. C’est un système égalitaire dans lequel tout le monde doit s’engager et s’investir. Beaucoup de nos membres sont allemands. Les blogs politiques, les podcasts et les médias sont ceux qui se font le plus d’argent. Nous nous sommes rendu compte un jour que deux journaux allemands s’étaient inscrit sur Flattr à juste un jour d’intervalle. Mais ce n’est pas qu’une question d’argent. Il s’agit aussi pour eux de diffuser leurs articles parce Flattr, qui est un mélange de StumbleUpon, du bouton “like” de Facebook et de PayPal, permet de découvrir des nouvelles choses.

    Vous préférez ne pas qualifier Flattr de système de paiement. Pourquoi ?

    Payer nécessite avoir de l’argent ou prendre un crédit. Utiliser Flattr, c’est plus un acte volontaire. C’est davantage un encouragement, ou éventuellement un don. Ca montre aussi une certaine forme de soutien social. Si vous avez 400 “like” sur Facebook, cela veut seulement dire que 400 personnes ont cliqué sur un bouton. Mais avoir 400 “flatteurs” signifie que 400 personnes ont tellement aimé quelque chose qu’ils sont prêt à le soutenir financièrement, ce qui est une grosse différence.

    Vous dites aussi que vous ne voulez pas savoir qui donne de l’argent à qui.

    Si vous en savez trop sur les gens, la gestion devient un problème. Nous ne voulons pas construire un système où nous connaissons tout sur tout le monde. Quand on utilise Facebook, ils savent tout ce que vous faîtes, nous voulons être un contre-poids à cela. En plus, nous n’avons pas besoin de savoir, donc pourquoi devrions-nous essayer ?

    Quel futur voyez-vous pour Flattr ?

    D’abord, on a besoin de devenir très gros en termes de taille. Je veux que les gens soient capables d’en rémunérer d’autres. Un million d’utilisateurs à la fin de cette année (2011) est l’objectif minimal, même si j’espère que le chiffre sera plus proche de 5 millions. Ensuite, je veux introduire un système de paiement direct pour rendre possible l’achat de choses en utilisant Flattr.

    Ne pensez-vous pas que ces discours sur la rémunération venant d’un des cofondateurs de The Pirate Bay puissent surprendre pas mal de gens?

    L’idée de The Pirate Bay n’a jamais été de dire que les choses ne devaient pas avoir de coût. Il s’agissait de faire en sorte que les gens soient capable de partager de l’information, sans se soucier de ce qui était échangé. Sans censure ni filtre, ainsi nous n’introduisons pas de valeurs éthiques ou de moral dans votre vision du monde. C’est simplement une plateforme, rien de plus. Un moyen de transport pour l’information. Et cela ne devrait rien être d’autre. De la même manière qu’un FAI ne devrait pas décider quel site vous pouvez ou ne pouvez pas accéder.

    Mais le nom lui-même suggérait le piratage.

    Un pirate, c’est quoi? La définition vient d’une industrie qui appelle tout ceux qui ne font pas ce qu’elle veut des pirates. Nous avions envie de nous réapproprier ce mot, le rendre cool. Il était plus question de subvertir socialement ce que le mot signifie que de dire: “nous allons voler toutes vos affaires”.

    Est-ce que vous pensez que Flattr attirerait autant l’attention si vous n’aviez pas été impliqué dans The Pirate Bay ?

    Il est clair que non. Et bien sûr, nous en tirons en quelque sorte partie. Ca nous fait économiser en marketing. Je vais dans des conférence, j’y parle de Flattr et on me paie pour ça. Mais je ne considère pas Flattr comme une entreprise comme les autres. Le but n’est pas de se faire de l’argent, l’objectif est de changer les choses. Ce n’est pas une entreprise “non-profit” stricto sensu, mais je la voie plutôt comme une une façon de financer d’autres projets similaires.

    Comment vous êtes-vous retrouvé à participer à The Pirate Bay?

    Au début, j’étais engagé dans Piratbyrån (“le bureau piratage”). En Suède, il y avait l’Antipiratbyrån (le bureau anti-piratage) qui était principalement un groupe de lobbyistes d’Hollywood œuvrant en Suède. Donc des artistes, des hackers, tout ceux qui étaient engagés et intéressés par Internet ont lancé Piratbyrån, qui était alors un projet pour rigoler. Au début, il y avait peut-être 40 personnes qui y travaillaient sur de nombreux projets, l’un d’eux étant Pirate Bay. A l’époque, tout le monde utilisait des connexions directes pour le partage de fichiers, ce qui n’était pas terrible d’un point de vue légal et c’était surtout très lent. BitTorrent était largement supérieur et nous voulions nous assurer que les utilisateurs pouvaient comprendre son fonctionnement et qu’il soit en suédois. En fin de compte, il a pris beaucoup d’importance et est devenu un projet indépendant, séparé du reste.

    The Pirate Bay a souvent été menacé d’actions en justice par quelques unes des entreprises les plus puissantes du monde. En tant que leur porte-parole, comment est-ce que vous avez réagi ?

    On a commencé par faire pas mal de recherches au niveau légal. Et nous avions l’aide de Mikael Viborg, qui est probablement l’une des personnes les plus talentueuses en Suède dans le domaine de la propriété intellectuelle. Nous avons aussi compris qu’une firme américaine ne peut pas venir et citer des textes de droits étasuniens dans une cour de justice en Suède. Nous leur envoyions des cartes montrant où est la Suède et disant « nous ne sommes pas encore partie intégrante des Etats-Unis ». Nous leur envoyions aussi des photos d’ours polaires qui disaient “Vous avez peut-être des problèmes de droit d’auteur mais ici nous avons des problèmes avec des ours polaires qui essaient de nous manger”. Et les entreprises ne savaient pas quoi répondre.

    Vous êtes célèbre pour avoir dit que vous préféreriez détruire par le feu tout ce que vous possédez plutôt que de payer l’amende de 3,6 millions d’euros exigé par le verdict de la cour en Suède.

    Je ne pense pas être coupable de quoi que ce soit. Je n’ai rien fait de mal.

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    Crédits photo: Flattr


  3. Artistes – entrepreneurs – Pourquoi il faut utiliser les réseaux sociaux et bâtir sa communauté

    avril 29, 2013 by admin

    Après cet article de Sheri Candler, qui rappelle bien la nécessité de s’appuyer sur son premier cercle et de prendre soin de son réseau de contacts professionnels et de fans, j’ai souhaité (re)publier un article, que j’avais publié,il y a quelques temps, qui m’apparait toujours d’actualité.

    Aujourd’hui, tout le monde, s’il y consacre un peu de temps, peut se créer un blog de qualité, suffisant du moins pour exprimer son opinion et ses goûts et permettre à un artiste notamment d’exposer son travail. Bien animé, il peut être une vraie vitrine, mais sans être propulsé par les réseaux sociaux ou utiliser la lumière que peuvent offrir  Twitter ou Facebook, avoir un blog, aussi beau qu’il soit, peut vite se résumer à avoir créé une boutique dans une impasse.

    Vous l’avez sans doute déjà entendu, ce qui compte dans le commerce de proximité (physique), c’est l’emplacement, à l’ère du numérique, ce sont les liens que l’on a pu se créer et les recommandations que l’on a pu susciter, qui sont les fondements d’une bonne communication. Trop d’artistes sont réticents ou pensent que c’est une perte de temps. Pourquoi refuser, lorsque l’on souhaite se faire connaître et vivre de son art, d’entrer en contact avec des millions d’utilisateurs.

    Revenons sur les 6 raisons les plus souvent évoquées par les artistes pour ne pas  être présent sur les sites communautaires.

    (Analysons-les…et tentons de comprendre pourquoi ce ne sont pas des excuses…)

    1. Je ne veux pas paraître cool à tout prix et devoir me vendre. Je n’aime pas l’idée de créer un personnage.

    OK. Parler de soi, ça donne l’impression de devenir un People et tout le monde n’as pas l’égo de Patrick Bateman ( le héros d’Américan Psycho) ou la vie palpitante de Céline Dion (la chanteuse irritante canadienne). Mais faire aimer sa musique aux autres et partager, c’est génial, non ?

    Alors comment faire sans tomber dans l’égo-trip…

    Vous voulez faire parler de vous…parler des autres

    Mettez en valeur les membres de votre communauté / vos fans / vos amis / les artistes que vous respectez).

    Partagez les éléments qui vous paraissent même banals. Ne songez même pas à vous vendre ou à vendre votre musique. Peu à peu une relation de confiance va se créer, ensuite plus ils s’intéresseront à ce que vous posterez, plus il sera facile de les amener à s’inscrire à votre newsletter, à visiter votre site web…

    Ne négliger pas les recommandations et le fameux clic sur I Like qui peut tout changer.

    Gardez-ça en tête : 78% des gens font confiance à l’avis de leurs amis (c’est-à-dire le bouton “Like” (J’aime) sur Facebook) pour des produits et des services qu’ils achètent. Seulement 14% d’entre eux font confiance à la télé, la radio et la pub dans la presse. (Source : Socialnomics).

    Donc en gros, vous devez devenir un des artistes que les gens recommandent.

                   2 Vous vous dîtes promouvoir ma musique sur les réseaux sociaux est une perte de temps, créer son réseau est inutile.

    C’est faux, si elle s’inscrit dans une stratégie globale sur le long terme. Evidemment, si vous passez votre temps sur les réseaux sociaux, au lieu de travailler ou de prospecter, cela ne marchera pas. Les médias sociaux ne vont probablement rien vous rapporter directement à court terme. Il ne vous apportera sans doute aucun client ou acheteurs, mais il permet sans nul doute de fidéliser et de tenir informé vos précédents clients et vos fans. Toujours est-il, qu’il est plus facile de présenter son travail ou de vendre, c’est bien de cela dont-il s’agit ici, ( appelons un chat un chat) , à un ancien client qu’à un prospect. En renforçant votre relation avec eux, ils seront plus enclins à acheter.

    3 Les médias sociaux et le marketing prennent trop de temps.

    A vous de savoir quelles sont vos priorités ? Les réseaux sociaux ne sont que des outils, le succès a toujours demandé et demande toujours beaucoup de travail.

    Si vous souhaitez juste répété et jouer, ce n’est peut-être pas pour vous..

    Il y a des questions à se poser…

    Comment voyez-vous le succès ? êtes-vous prêts à vous investir dans l’utilisation de nouveaux outils ? Si votre unique objectif est de faire la musique, alors pas de problème.

    Continuez à vivre la musique pour vous et vos proches, il est certain que c’est un bien précieux, mais arrêtez d’espérer de pouvoir avoir de la valeur aux yeux des autres ( faire de la musique pour gagner de l’argent n’est peut être pas fait pour vous!)

    Les américains n’ont pas peur de se l’avouer, pour vendre son art, il faut savoir utiliser le marketing.

                    4  Personne ne fait confiance aux réseaux sociaux, communiquer par Facebook ou sur twitter n’a aucune valeur…

    Internet est passé devant la télévision comme source d’information. Une vague de nouveaux sites d’informations estampillés comme indépendant : Rue 89, les inrocks, fubiz…et d’autres encore sont les nouveaux influenceurs, j’y inclus également les blogueurs. Plus aucune émission de télévision ou de radio n’oublient d’inviter ses téléspectateurs ou d’auditeurs à les rejoindre sur les réseaux sociaux ( social média)

    Ensuite, il y a près de 200 millions de blogs dans le monde, imaginez un peu le potentiel…il y en a bien un qui pourrait écrire sur vous.

                       5 Les médias sociaux, c’est pour les jeunes. Je ne fais pas partie de cette génération là.

    Encore une fois c’est un apriori. L’âge moyen d’un utilisateur de twitter est de 39 ans. La catégorie des femmes de 55 à 65 ans est celle qui augmente le plus sur Facebook.

    Ils ne représentent pas la majeure partie des utilisateurs , mais après s’être inscrite pour avoir des informations de ces petits enfants ou voir des photos, elle a continué à l’utiliser pour mettre ses propres photos et rester en contact avec ses proches.

                         6 Je ne veux partager des messages débiles..Je ne veux que mes fans sachent ce que je fais dans ma vie privée

    Si vous n’êtes pas quelqu’un de sociable, les médias sociaux sont fait pour vous parce que vous êtes derrière un écran, et pas devant d’autres personnes !

    C’est vous qui décidez quand et comment répondre. Ne dîtes que ce que vous voulez dire, ne partagez que ce que vous voulez partager. Il y a déjà de quoi faire. Non ?

     


  4. ChipIn : le crowdfunding responsable

    avril 24, 2013 by admin

    Traduction de l'article de Mahesh Sharma

    Contrairement aux plateformes de plus en plus populaires comme Kickstarter et Indie GoGo aux Etats-Unis ou Pozible en Australie, Chipin  souhaite forcer les organisations à rembourser les fonds versés, lorsque le projet n’a pas été réalisé comme il avait été annoncé. Les conditions générales annoncées sur le site sont claires, les dons versés doivent rendu intégralement si le projet présenté, n’aboutit pas.

     

    L’entrepreneur Prashan Paramanathan a récemment lancé ChipIn, une plateforme qui accueille les dons d’internautes souhaitant participer à des projets favorables à la communauté.  Le crowdfunding est généralement associé à la lever de fonds  pour financer l’innovation ou à la souscription de gadgets technologiques.

    L’un des deux projets présentés sur la plateforme est celui d’une organisation à but non lucratif australienne Pollinate energy, qui s’est donné pour mission de faciliter l’accès à l’énergie verte, en l’occurrence ici il s’agit de financer l’installation de 5 vendeurs de lampe solaires à bas coût dans les bidonvilles de Bangalore.

    ChipIn ne  prend pas de commission, elle ne prend que des frais de transaction. Elle est obligé d’avoir un compte Paypal pour accueillir les dons.

    L’année dernière, une étude de l’Université de Pennsylvanie intitulée « le moteur du crowdfunding : éléments déterminants de succès ou d’échecs » a montré que 75 % des projets présentés sur la plateforme Kickstarter ont abouti en retard. Certains projets n’ont même pas vu le jour à cause de leur fiche projet criblé de commentaires néfastes de contributeurs mécontents.

    Prashan Paramanathan rappelle que les organisations d’intérêt général ne peuvent pas se permettre de décevoir ou arnaquer les donateurs en rappelant  leur devoir et la loi qui obligent les organismes à utiliser les fonds collectés uniquement à la seule fin pour lesquelles ils ont été levés.

    « Nous pensons que la possibilité de rendre les dons si vous ne pouvez pas atteindre votre projet est intéressante pour tout le monde. Pour nous, cela en dit long sur les organisations qui fonctionnent comme ça car elles se responsabilisent auprès de leurs donateurs.

    «En effet si le projet échoue, le verdict est sans appel – vous allez devoir lutter pour  récupérer la confiance nécessaire des donateurs qui ont eu une mauvaise expérience avec vous. »

    Prashan Paramanathan souligne que les responsables de campagne doivent soumettre un budget détaillé et être transparent sur leur besoin, ainsi que deux rapports minimum de leur avancée suivant la réussite de leur campagne…

    (….)

    La suite en cliquant ici

    Source :

    http://www.smh.com.au/it-pro/business-it/crowdfunding-with-a-conscience-20130410-2hkjr.html

    http://www.crowdsourcing.org/article/crowdfunding-with-a-conscience/25200

     


  5. Ulule : la chouette tend sa toile en achetant Peopleforcinema

    avril 22, 2013 by admin

    Alors que le leader européen du financement participatif continue à réfléchir à l’opportunité de lancer en parallèle du modèle existant, basé sur la contrepartie en nature, un service permettant aux internautes d’investir dans des entrerprises ( ulule entreprise )

    Pour en savoir plus : Interview du CEO d’Ulule, Alexandre Boucherot sur presse citron

     

     

     

    La plateforme française vient d’officialiser l’achat du site PEOPLEFORCINEMA afin de développer une nouvelle offre cinéma exclusive.

     

    Pourquoi ce rapprochement ?

    Tout d’abord, je vais rappeler ce que proposait jusqu’alors la plateforme spécialisée dans la codistribution de film.

    Présentation de People cinéma

    (extrait du guide du crowdfunding)

     

    Peopleforcinema permet aux internautes de contribuer au financement de la distribution de films via un portail communautaire  le site offre la possibilité à ses membres de codistribuer un long métrage avec à la clef un possible intéressement financier en cas de bénéfice. Elle était la seule qui proposait aux internautes de codistribuer et non de coproduire comme les autres, ce n’est pas juste un point de détail.

    Par le biais d’accords avec les distributeurs (Mars Distribution, Canal+), les internautes pouvaient  s’insérer dans les contrats (droits de coproduction, parts dans la distribution en salles). Avec une mise de départ de 20 €, ils pouvaient être les premiers à toucher une partie des recettes, parce qu’il faut rappeler que dans le circuit de financement (chronologie des médias), le distributeur est le premier guichet à « se servir ».

    Une stratégie qui pouvait apparaître intéressante, mais dont les résultats ont été loin d’être concluant. Les risques différents, n’assuraient pour autant pas de réaliser des bénéfices et surtout un retour financier pour les internautes.

     

      

    Une nouvelle preuve que le modèle basé sur l’intéressement financier dans la culture n’est pas viable ? 

    C’est un nouveau coup porté au système laissant aux particuliers  l’opportunité d’investir dans un film ou avant dans la musique ( Mymajorcompany a fait évolué une partie de son offre vers le modèle basé sur la récompense). Les  réussites malgré qu’elles soient notables  avec Grégoire dans la musique ou les émotifs anonymes dans le cinéma, sont beaucoup trop rares pour s’appuyer dessus pour créer un modèle économique fiable.

    Changement de stratégie avec le nouveau capitaine et le  développement du premier cercle

     Après l’expérience du financement de la distribution des films, les internautes cinéphiles sont désormais invités à participer à la production cinématographique sur Ulule en soutenant financièrement leurs projets préférés et en recevant en contrepartie des avantages uniques : découverte des coulisses du tournage, figuration, rencontre avec l’équipe du film, invitations aux avant­premières, séances VOD, DVD, affiches dédicacées et bien plus encore !

    Surtout, ils entrent dans le «Premier Cercle» du film. Premier Cercle, c’est le nom du nouveau dispositif qui sera présenté lors de la conférence de presse du 24 avril en même temps que les deux premiers projets dévoilés : le nouveau film d’André Téchiné et le premier film d’Audrey Dana (des productions Fidélité films).

      

    Ulule : le futur Kickstarter européen ?

    Le succès de kickstarter dans le financement du cinéma indépendant impressionne toujours plus. le site new-yorkais a participé à la création de 8680 films, et a levé 105 millions de dollars. Kickstarter était l’un des plus grand producteur au festival du cinéma indépendant américain Sundance ( Courrier international du 23 janvier ) ou l’exemple récent de Véronica Mars.

    On peut comprendre que cela suscite des convoitises…

    D’ailleurs Serge Hayat (People for Cinéma) rappelle leur volonté de s’inscrire dans ce mouvement puissant et de continuer à favoriser le rapprochement avec le public et grâce à la valorisation de l’expérience, favoriser le partage.

    Pour Serge Hayat : « Le financement du cinéma connaît actuellement de profonds bouleversements. A l’instar des Etats Unis, de nouveaux modes de financement doivent apparaître pour renforcer le cinéma français. Notre expérience nous a montré que les internautes étaient avides de soutenir davantage les films qui le méritent et de vivre plus intensément leur expérience cinéma : être plus proches des films, suivre les préparatifs et les tournages ».

    Même si la production participative artistique n’est pas l’eldorado qu’on leur promettait, les internautes sont toujours prêts et plus que jamais à participer et soutenir les oeuvres qu’ils souhaitent voir à l’écran, conscient qu’à travers le crowdfunding, ils peuvent avoir le choix.  En outre, à travers les réseaux sociaux, la force du marketing social ne se dément et ils l’ont bien compris, les internautes devien ment parties prenantes de la recommandation et de la visibilité du film.


  6. Crowdfunding et cinéma : cela marche de mieux en mieux

    avril 17, 2013 by admin

    Capture d’écran du site Kickstarter

    On l’avait presque oublié, après son démarrage historique, mais la campagne Kickstarter pour voir Véronique Mars sur le grand écran s’est clôturée ce lundi 15 avril 2013. ( Pour en savoir plus, retrouvez l’article du 26 mars, le retour de veronica mars sur grand écran plébiscité par les fans

    L’objectif avait été fixé à 2 millions de dollars, mais ce sont finalement 5,7 millions de dollars, qui ont été collectés.  Le film va non seulement pouvoir être produit, mais l’acteur Jason Dohring, ancien personnage de la série, va pouvoir participer à l’aventure aux côtés de l’actrice Kristen Bell.

     

    Le crowdfunding est en plein essor, comme le démontre le rapport 2013  de Massolution sur l’industrie du financement participatif, 2,06 milliard d’€ dans le monde dont 724 millions d’€ ont été levé en 2012 en Europe. Le film représente aujourd’hui la catégorie de projets créatifs la plus rentable devant la musique, soit11,9% du marché mondial total.

    Touscoprod en France

    Touscoprod se place aujourd’hui comme la plateforme la plus efficace du marché du crowdfunding audiovisuel. Pendant 2 ans touscoprod a géré en direct l’accompagnement des campagnes, la plateforme s’est forgé une expertise unique et propose aujourd’hui son accompagnement pour permettre à tous les porteurs du projet du site d’atteindre leur objectif. Résultat: une moyenne de 8000€ levé par projet contre une moyenne mondiale de 1760€ par projet, 4 fois plus de budget sur notre plateforme.

     

    Touscoprod porte actuellement la plus ambitieuse campagne de financement participatif pour un long métrage avec Jeux Dangereux présenté par Ladyboys Films et Oriane Production, qui vise un objectif de 400 000€ et a déjà convaincu plus de 1000 personnes à rejoindre cette aventure. Tout le monde est mobilisé y compris l’actrice principale du film Michèle Laroque. Verdict le 30 juin si en France, on peut rivaliser avec les américains et si l’actrice française est aussi « bankable » que l’actrice américaine Kristen Bell


  7. Jeux vidéos – La plateforme Kickstarter est toujours sur de bons rails…

    avril 9, 2013 by admin

     

    (…)et financent toujours des projets créatifs et intéressants selon le fondateur de Portalarium et le créateur d’Ultima Richard Garriott

    Alors que certains attendent ou même « espèrent » la chute de Kickstarter (pour pouvoir dire, je vous l’avais bien dit …), Richard Garriott reste confiant, la plateforme de crowdfunding reste une voie concrète et viable pour financer des jeux vidéos, si ceux-ci respectent certains critères.

    On a pu  constater un certains nombres d’échecs douloureux, citons notamment : the Oliver Twin’s Dizzy Returns », « Brenda Braithwaite » et « Tom Hall’s Shaker ». Par contre, pour Richard Garriott, tout va bien, la campagne menée pour financer son nouveau jeu Ultima, successeur du célèbre  « Shroud Of The Avatar »  a été couronné de succès, elle s’est conclue avec une cagnotte de  1, 488 million de dollars et 19 200 contributeurs pour un objectif initial de 1 million de dollars. Il partage ici son avis et son analyse intéressante.

    Screen shot de S.O.T.A

    « Quoi que vous fassiez lorsque vous sollicitez le soutien financier des internautes, vous allez toujours rencontrer des problèmes » et il poursuit nous avons discuté et réfléchi lors des six derniers mois sur le développement de la version démo et de la façon dont nous allions poursuivre l’utilisation de la plateforme Kickstarter. Chaque année, l’on peut dire qu’il y a autant de vraies belles surprises, de réussites attendus, qu’enfin d’échecs cuisants surprenants. »

    Richard Garriott révèle qu’avant de promouvoir et défendre l’intérêt du passage par Kickstarter,  sa société Portalarium a travaillé avec Chris Roberts pour obtenir une étude détaillé de sa dernière campagne à succès, qui a rassemblé 6 millions de dollars pour son jeu « Star Citizen ».

    Grâce à cela, Richard Garriott pense avoir identifié les facteurs clés pour assurer le succès sur le long terme sur la plateforme Kickstarter.

    « Vous devez montrer que vous et le contributeur aller faire du chemin ensemble. Vous devez prouver votre engagement et votre volonté de partager, et de les voir s’impliquer dans la relation.

    Ne pas hésiter à continuer à rassembler des fonds et à prévendre son jeu sur son propre site

    Je pense que les succès ont ce point commun et moi je suis prêt à le reproduire. Le succès de Chris Roberts a été marqué également par la seconde campagne qui s’est déroulé sur le site officiel de Star Citizen, quelque chose que Richard Garriott a copié pour réaliser une campagne similaire.

    Ainsi si la campagne pousse les internautes à aller sur Kickstarter. Lorsque celle-ci sera terminée, la collecte pourra continuer en marge de celle-ci sur le site du jeu.

    D’après Richard Garriot : « Kickstarter vous permet de rentrer dans un cadre, et vous offrez des contreparties relativement définis, dont les internautes sont habitués. Mais avec votre propre site, vous pouvez envisager d’autres types de contreparties, vous avez beaucoup plus de libertés, si quelqu’un souhaite un bout de tissu, vous pouvez l’offrir. Un site propre offre plus de choix et permet à la fois de cibler et de proposer tous les moyens de participation aux éventuels contributeurs ou investisseurs. »
    Ce qui  peut apparaître judicieux pour l’entrepreneur, a été très mal perçu par les internautes, quel que soit le forum, la décision de Richard Garriott de détourner le principe premier du financement participatif a, attiré les foudres de ceux qui le voient assez connu et suffisamment soutenu pour ne pas avoir besoin d’argent supplémentaire pour financer le développement de son jeu. De toute évidence, les plus de 10.000 contributeurs et/ ou ambassadeurs sur Kickstarter ne le soutiendront pas, alors qu’est-ce que le premier concerné peut dire sur le sujet?

    Il fait part de ses souvenirs «  quand je repense aux jeux que j’ai développé tout au long de ma carrière, ce sont les jeux que j’ai développé après la vente d’une entreprise et où j’ai eu de nouveaux patrons qui ont été les plus problématiques. Ultima VIII est le jeu que j’ai créé juste après la vente d’Origin pour EA et j’ai eu beaucoup de pression pour l’envoyer dans les délais, d’autant plus que l’expédition a été complexe.

    La situation a été la même avec Tabula Rasa, c’est alors que nous avions vendu destination Games à NCsoft que tout à coup nous avons eu de recommandations et commentaires supplémentaires sur la façon nous devions remanier le jeu pour s’assurer qu’il puisse être vendu en Asie ainsi qu’aux Etats-Unis.  Cela nous a couté beaucoup en terme de réputation, de temps et d’argent pour répondre à toutes ses demandes.

    Nous souhaitons réellement établir une relations plus forte avec les joueurs et les investisseurs  avant d’aller le vendre aux distributeurs ou éditeurs.

    Librement traduit 

    Source : http://www.edge-online.com/news/kickstarter-fatigue-a-myth-says-richard-garriott/