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Posts Tagged ‘avenir’

  1. Rachat d’Oculus par Facebook : Les valeurs du crowdfunding sont-ils en danger

    mars 27, 2014 by admin

    Les contributeurs de la campagne sur #kickstarter d’Oculus se sentent floués après le rachat par #facebook, pour la bagatelle de 2 milliards de dollars.

    Le rachat d’Oculus par Facebook , déçoit de nombreux contributeurs de la campagne de financement mené sur Kickstarter en 2012. Un  article intéressant publié sur Clubic  expliquant le contexte et les tenants et les aboutissants de cette polémique, reprend quelques commentaires. Il est intéressant de voir qu’il y a différente réactions chez les contributeurs se sentant floués, il y a d’abord la déception de ne pas profiter de cette « réussite », de cette manne financière, comme s’ils étaient investisseurs et   d’autres s’offusquent de cette vente à un géant d’internet, considérant que c’est aussi un peu leur projet. C’est révélateur pour moi de l’acte affectif, l’engagement que représente la participation à un projet sur une plateforme de financement participatif et de la nécessité dans certains cas, la nature de la relation et à qui va appartenir le projet ( sous quelle licence, qui est l’initiateur du projet (particulier ou entreprise) . Même si dans les faits ou légalement (si vous préférez), les contributeurs n’ont aucun droit de regard; en accordant leur confiance, en faisant tout simplement parti de cette communauté d »early adopters », sans qui Oculus n’aurait pas connu un tel succès, doivent-ils être considéré comme des simples « consommateurs » ou comme faisant partie à part entière de cette aventure entrepreneuriale. Dans cette nouvelle économie du partage, le porteur du projet ne doit-il pas par principe, poser la question, sonder sa communauté pour connaître leur ressenti.

    Doivent-ils être considéré uniquement comme des pré-acheteurs, des geeks passionnés, sans qui rien n’est possible, mais toujours spectateurs, commentateurs.  Assistons-nous pas à l’émergence d’une forme de prolétariat, où les internautes s’investissent humainement, contribuent financièrement, pour l’émergence de produits innovants ( voire révolutionnaire ) dont-ils ne vont profiter qu’en l’achetant…

    N’est-ce pas un détournement des valeurs de partage, d’ouverture et de transparence du crowdfunding, s’appuyant sur la dynamique du Do it Yourself et de l’économie collaborative. Un tel rachat par Facebook aurait-il pu intervenir si le projet Oculus VR avait été placé en Open Source et en Open Design ? Doit-on faire confiance à l’intelligence collective des internautes ? Doit-on favoriser des plateformes  » spécialisées » comme Goteo, qui placent au coeur de leur modèle, le partage, l’ouverture ? Faut-il demander au porteur de projet d’être plus clair sur ses intentions (Licences Creatives Commons ?). Ces questions de la place des contributeurs, de la définition ou de la signification de la contribution  (don, don contre don, participation, préachat ) du suivi et de l’avenir des projets financés grâce à la foule sont récurrentes car fondamentales.

    L’article de  Lionel Maurel, que j’ai déjà publié ici apporte un début de réponse, même s’il n’y a jamais qu’une solution.Je vous invite à le lire ou à le (re) lire si vous l’avez lu.  

    Titre originel : crowdfunding sans licences libres pièges à gogos   source de l’article : Sci -lex

     

     crowdfunding sans licences libres pièges à gogos .

    Article : De Lionel Maurel 

    J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur le financement participatif (crowdfunding), notamment pour montrer qu’il pouvait constituer un modèle économique intéressantpour financer la création d’oeuvres placées sous licences libres ou de libre diffusion. Le financement en amont permet en effet de lever tout ou partie de la réservation des droits, le créateur s’engageant à mettre en partage son oeuvre si l’opération est réussie. C’est un modèle équitable où le public reçoit en retour de ce qu’il donne et on trouve déjà des cas extrêmement intéressants d’articulation entre les licences Creatives Commons et des plateformes de crowdfunding comme Kickstarter ou Ulule.

    Le crowdfunding, toujours un cercle vertueux ? Voire ! (Par Rocio Lara. CC-BY-SA. Source : Flickr)

    Le crowdfunding connaît par ailleurs un véritable essor en ce moment. Kickstarter vient encore d’enregistrer une nouvelle année record aux États-Unis et le décollage paraît également se manifester en France, à tel point que le gouvernement envisage unencadrement législatif du financement participatif. Mais j’ai vu passer ces derniers temps un certain nombre d’exemples qui me font m’interroger sur les liens entre le crowdfunding, le droit d’auteur et les licences libres, dans le cadre de la production d’oeuvres de type livres, films, musique, jeux vidéos et autres créations culturelles. Certes le crowdfunding est intéressant pour financer des oeuvres libres, mais est-il à l’inverse logique, ou du moins équitable, qu’une oeuvre financée grâce aux dons du public soit ensuite diffusée de manière propriétaire sous un régime de « copyright :  tous droits réservés » ? N’y a-t-il pas là une sorte de perversion de ce système, si ce n’est même d’arnaque fondamentale, dans la mesure où la notion de risque financier associée à la création s’estompe et parfois même disparaît complètement ?

    Ce sont des questions qui méritent à mon sens d’être posées.
    L’information qui m’a fait tiquer à propos du crowdfunding est celle du succès considérable de la campagne de financement du film « Veronica mars » sur la plateforme Kickstarter. L’opération a permis de lever près de 6 millions de dollars auprès d’une communauté de fans qui souhaitaient voir cette héroïne revivre sous forme de film, alors que la chaîne The CW avait décidé en 2007 de mettre fin à la série la mettant en scène. Grâce à cette manne, un film a pu être produit et il sortira aux États-Unis en mars prochain.

    Jusque là, on pourrait penser qu’il s’agit d’une belle histoire. Mais ce film n’a rien d’une production indépendante. C’est Warner Bros qui est aux commandes du projet et les fans qui ont très largement contribué à ce qu’il se concrétise vont devoir payer pour voir le film en salle ou ensuite sur Internet. Sollicité en amont du processus de création, le public le sera aussi en aval lors de la diffusion. Et pire encore, les fans français devront se contenter d’une sortie en VOD, Warner Bros. ne voulant pas « prendre le risque » de faire paraître en salle le film dans un pays où Veronica Mars est peu connue. Mais où est la prise de risque puisque le financement a déjà été assuré en amont ? Par ailleurs, le film sortira sous copyright, aussi propriétaire que toutes les oeuvres produites par la Warner. Il ne sera pas partageable en ligne et restera protégé pendant des décennies.

    Ce qui me paraît assez dérisoire dans ce type de processus, c’est le « miroir aux alouettes  » constitué par les contreparties offertes aux contributeurs en échange de leurs dons,détaillées ici par Numerama :

    Alors qu’il demandait « seulement » 2 millions de dollars, Thomas a obtenu 5,7 millions de dollars de la part des 91 600 internautes qui pouvaient précommander un tshirt de Veronica Mars, une copie du script, une copie téléchargeable du film (quelques jours après la sortie en salle), une entrée à une conférence dédiée aux fans, une vidéo personnalisée enregistrée par un acteur de son choix, ou encore un accès au tournage.

    Les plus généreux (8 000 dollars de « don ») pouvaient aussi choisir le nom d’un personnage du film, être figurant dans une scène, et déjeuner avec l’équipe du film. Pour 10 000 dollars, un donateur a même pu jouer une scène avec une ligne de dialogue à dire, dans laquelle il (ou elle) incarne un serveur apportant l’addition au couple formé par Veronica Mars et son petit ami.

    Aucun des internautes-contributeurs ne sera cependant intéressé financièrement au succès du film.

    Il existe en effet des formes de financement participatif où les contributeurs deviennent véritablement co-producteurs et acquièrent des parts dans le projet, avec un retour financier au cas où des bénéfices seraient réalisés (MyMajorCompany ou TousCoProd en France). Dans ce cas, on reste dans un schéma de prise de risque relativement classique. Mais lorsque l’on est dans une logique de dons, les contreparties apparaissent plutôt comme de la « verroterie », destinée à satisfaire l’égo des individus, mais qui « dupe » littéralement le public d’un point de vue collectif, puisque l’oeuvre reste verrouillée.

    J’avoue que cette question du caractère équitable du financement participatif m’a aussi traversé l’esprit à propos du plus gros succès français en la matière : l’adaptation en films de la websérie « Noob », qui est parvenue à lever plus 680 000 euros sur la plateforme  Ulule.  Voilà typiquement le cas d’une oeuvre diffusée à l’origine en ligne sur YouTube dans un cadre amateur, qui aura été littéralement portée par sa communauté de fans pour atteindre une nouvelle étape. Mais au final, les trois films prévus suite à l’opération resteront sous un régime classique de droit d’auteur, sans que le public obtienne un juste retour.

    Dans le domaine de la production de films ou de musique, comme dans celui de l’édition de livres, la protection au titre de la propriété intellectuelle est en partie liée dans sa légitimité au fait qu’un risque économique soit assumé par un acteur pour que l’oeuvre advienne à l’existence. Avec le crowdfunding, on n’est pas en présence d’oeuvres « à compte d’auteur », mais d’oeuvres « à compte du public ». Et il paraît incohérent que les créations, au terme des opérations de crowdfunding réussies, rentrent comme les autres dans une logique propriétaire.

    A titre de contre-exemple dans le domaine du cinéma, je voudrais citer à nouveaul’exemple du film Le Cosmonaute du producteur espagnol Riot Cinema, paru l’an dernier.

    Financé en partie par le biais du crowdfunding, ce film a été diffusé dès sa sortie directement en ligne sous licence Creative Commons et les créateurs de cette oeuvre avaient nettement pour intention que les droits du public, parce qu’il avait participé au financement de l’oeuvre, devaient être élargis en retour :

    Nous croyons que notre public/nos utilisateurs/nos fans devraient avoir le droit :

    • D’être en mesure de décider quand, comment et où ils veulent voir le film ;
    • D’avoir au moins une option pour le regarder gratuitement (pour leur laisser décider par eux-mêmes si cela vaut la peine de payer pour cela ou non) ;
    • De pouvoir le partager avec leurs amis et le copier autant de fois qu’ils le voudront ;
    • De pouvoir le projeter en public avec des gens qu’ils connaissent ou d’autres personnes ;
    • De pouvoir le modifier s’ils le souhaitent, créer leurs propres versions, de nouvelles narrations et d’autres projets à partir d’éléments du film.

    Le Cosmonaute prouve d’ailleurs que les choses peuvent d’ailleurs ne pas être toute noires ou toute blanches. Le film a été financé seulement en partie par du crowdfunding sous forme de dons. Les internautes pouvaient aussi prendre des parts dans la production avec intéressement à partir d’un certain seuil versé et, grâce à la réservation de l’usage commercial (licence CC-BY-NC-SA), Riot Cinema n’a pas renoncé à la diffusion en salle de cinéma ou sur les chaînes de télé, ni à vendre des produits dérivés tirés de l’univers du film. Il n’en reste pas moins que ce modèle économique hybride fait une large place aux droits du public et au partage.

    Malgré ces potentialités, des informations qui ont circulé ces derniers jours me font hélas penser que l’on risque d’assister de plus en plus à une dérive « propriétaire » du crowdfunding. Le rapport Bonnell est en effet paru hier, portant sur la question du financement du cinéma français, très attendu après les polémiques allumées l’an dernier par Vincent Malaval à propos des dysfonctionnement de la filière. Or parmi les 50 mesures avancées, l’une d’elles recommande de faciliter le recours au financement participatif (sans rien dire bien entendu des licences libres, à cet endroit ou à un autre). Mais dans le même temps, une autre étude réalisée par BFM Business a révélé une information assez sidérante : seulement un film français sur 10 aurait été rentable en 2013. J’avoue avoir été frappé par ce chiffre, car cela signifie dans une certaine mesure que 90% du cinéma français n’a tout simplement pas de modèle économique viable… Il est clair que ce qui fait tenir le cinéma dans ce pays, ce sont avant tout les subventions massives d’argent public et les redirections de taxes diverses et variées que reçoit ce secteur très protégé. Mais cela veut aussi que le modèle classique du droit d’auteur en réalité N’EST PAS un modèle économique, malgré le discours sans cesse rebattu qu’il est indispensable que la protection du droit d’auteur soit maximale pour permettre le financement de la création. Le rapport Bonnell a même le culot de recommander encoreun surcroît de mesures répressives du partage en ligne

    J’ai souvent entendu dire que la faiblesse de la Culture libre était de ne pas permettre de rémunérer les créateurs. Mais la vraie différence entre le cinéma libre et le cinéma propriétaire tient au fait que les subventions pleuvent sur le second, alors que le premier doit trouver ses financements à partir de zéro. Dans ce contexte, voir le rapport Bonnell recommander le recours au crowdfunding me paraît assez cocasse, surtout si l’appel au public se traduit par des films cadenassés par le droit d’auteur. Et plus largement, on devrait même se demander s’il ne serait pas justice qu’un secteur aussi dépendant de l’argent public que le cinéma français aboutisse au moins en partie à des oeuvres placées sous licences ouvertes ! Ce serait logique et légitime qu’une filière spéciale au CNC par exemple soit dédiée au soutien du cinéma libre.

    Un dessin qui vaut mieux qu’un long discours : le financement du cinéma en France…

    Pour revenir au crowdfunding, j’ai également relevé cette semaine le beau billet de Jean-Noël Lafarge sur son blog, intitulé « pourquoi donner ». Grand adepte du financement participatif, il y explique que le crowdfunding correspond pour lui à une forme de consommation éthique, lui permettant de soutenir des projets incarnant des valeurs qu’il souhaite défendre :

    Chaque fois que l’on achète un poireau ou un céleri au maraîcher-producteur qui fait pousser ses légumes à dix kilomètres (j’en ai un comme ça), on échappe au circuit complexe de la grande distribution, à son impact écologique et au coût social souvent exorbitant de ses bas prix. Quand on donne dix euros à un ami d’ami qui monte sa petite boite, on réduit la puissance de grosses sociétés, et on participe au succès de quelqu’un qui viendra peut-être nous aider le jour où nous aussi nous aurons un projet. Faire un don à une société qui développe les logiciels libres que nous utilisons chaque jour, c’est aussi un moyen de leur permettre de vivre et de prospérer, non pas au sein du contexte commercial concurrentiel auquel ils veulent échapper, mais dans l’intérêt des utilisateurs. Chaque fois qu’on investit dans quelque chose que l’on trouve bien, on améliore le monde.

    Dans le domaine de la création d’oeuvres culturelles, il me semble essentiel de faire le lien entre le crowdfunding et les licences libres, sous peine que l’apparente générosité de la démarche ne se transforme en un véritable piège à gogos, permettant au système de perdurer avec tous ses défauts. Le public a des droits culturels qui devraient être reconnus de manière générale par la législation. A fortiori lorsqu’il est sollicité en amont pour participer au financement des oeuvres, une ouverture devrait être mise en place pour rendre au public ce qui lui revient, et pas seulement sous la forme de quelques récompenses « gadgets » à destination des individus…

    Pour terminer ce billet, je voudrais vous inciter à donner pour deux projets intéressants qui s’inscrivent dans des rapports équitables entre les créateurs et leur public.

    Le premier est celui des manuels scolaires sous Creative Commons de Yann Houry, professeur de français, qu’il diffuse gratuitement sur son site « Ralentir Travaux« . Ayant choisi à l’origine une licence Creative Commons comportant une clause NC (Pas d’usage commercial), Yann a décidé à présent d’aller plus loin dans le sens de l’ouverture en faisant passer ces manuels de français sous la licence libre CC-BY-SA. Mais il a besoin pour continuer à produire des contenus de qualité de renouveler son matériel informatique et il a lancé à cette fin un appel aux dons. Vous pouvez d’ores et déjà donnersur le site, mais un projet de crowdfunding sur une plateforme spécialisée est visiblementen cours de lancement. A suivre !

    Le second projet que je vous recommanderai de soutenir est celui de l’auteur de nouvelles fantastiques Neil Jomunsi. Celui-ci s’est lancé le défi un peu fou d’écrire une nouvelle chaque semaine pendant un an, soit 52 pièces au final. Intitulé « Projet Bradbury » en hommage à l’auteur des Chroniques martiennes, le projet de Neil peut être suivi au jour le jour sur un site hébergé par Actualitté. Neil vend ses nouvelles sur différentes plateformes et il propose aussi une souscription de 40 euros pour s’abonner à l’ensemble du projet et recevoir un texte toutes les semaines. Ce qui est très intéressant dans sa démarche, c’est que bien que s’inscrivant à l’origine dans le cadre du « copyright : tous droits réservés », Neil en est venu au fil des semaines à réfléchir sur le partage et sur son propre modèle économique, pour placer son projet sous licence Creative Commons (CC-BY-NC-ND). L’expérience change à présent de nature pour s’inscrire dans la mouvance de la Culture libre. Il ne s’agit pas à proprement parler de crowdfunding, mais je vous incite vivement à soutenir cet auteur en souscrivant un abonnement. Vous ne le regretterez pas, car ces nouvelles sont excellentes et sa plume ne fait que gagner en qualité à mesure que le projet avance.

    Je soutiens ces deux projets, car je pense comme Jean-Noël Lafarge qu’il importe en matière culturelle de « voter avec notre porte-monnaie ». A vous de jouer également ! Mais n’oubliez pas la prochaine fois que vous participerez à une opération de crowdfunding de vous demander si les droits du public sont bien respectés ou si on est en train de vous prendre pour des gogos !

     


  2. #crowdfunding : Arts Valley, nouvel acteur dans le domaine du spectacle vivant

    mars 25, 2014 by admin

    « Arts Valley », c’est un incubateur à projets artistiques, une association qui a pour vocation d’aider les porteurs de projets à développer, produire et diffuser leurs créations. 

    Arts Valley innove avec une plateforme web qui sera à la croisée des chemins entre les artistes, les partenaires (professionnels du spectacle et du cinéma) et les mécènes (particuliers et entreprises) et permettra de collecter des dons, communiquer, échanger sur les projets, etc. Arts Valley est un réseau participatif qui a pour ambition d’accompagner les projets artistiques et ceux qui les portent au cours des différentes étapes de création. Arts Valley est une idée nouvelle. Il s’agit de réunir tous les acteurs d’une société (artistes, spectateurs, état, entreprises…etc) et de travailler ensemble à la création de ce bien commun qu’est la culture, chacun en fonction des moyens dont il dispose. »

    Premier projet en financement, la pièce « Mr Kolpert« , mise en scène par Alix F. Pittaluga, a besoin de votre soutien. Et pour chaque euro que vous verserez, l’entreprise mécène Senior Compagnie versera 1 euro supplémentaire !

    Un lancement prometteur aidera ce nouveau réseau en devenir à se faire reconnaître des entreprises et futurs partenaires. Votre soutien sera donc particulièrement précieux dans les jours qui viennent.

    Pour accompagner le projet novateur Arts Valley, rendez-vous ici http://arts-valley.com/campaigns/monsieur-kolpert-piece-de-david-gieselman/

    Note : à la différence d’autres plateformes de crowdfunding, Arts Valley permet aux donateurs de défiscaliser systématiquement leurs dons. Exemple : pour 20 euros versés, les donateurs particuliers imposables ne déboursent que 7 euros »

    Petite vidéo d'introduction extraite du site à découvrir aussi.


  3. Vie du blog et contributions dans d’autres médias

    mars 11, 2014 by admin

    Vous pouvez lire moins d’articles sur ce blog, car mon activité de conseils et d’accompagnement me demande beaucoup de temps, mais aussi parce que j’écris ou participe à d’autres articles sur d’autres supports. Je vais vous proposer les liens ci-dessous, vous permettant de les retrouver.

    Je suis aussi en pleine réflexion sur l’avenir du blog et la place qu’il doit prendre. Cette démarche s’articule autour de deux nécessités : avoir du temps et de l’énergie pour l’alimenter. Ces deux impératifs sont de plus en plus liés à une volonté forte d’accueillir des forces vivres pour m’aider dans la « mission » du blog.

    J’ai le souhait de rendre cet espace de liberté, toujours plus ouvert, contributif et donc je l’espère vivant et pertinent. Dans cet optique, je souhaite continuer à écrire, mais je songe toujours à former une équipe ou du moins à permettre que certaines interventions soient tout simplement payés.

    Comme je le dis souvent, certaines choses sont financièrement quantifiables, d’autres ne le sont pas. Mais pour offrir des articles de qualité et d’analyse dans une ambiance agréable, il faut les deux : des finances, et de la passion.

    Je sais trop bien l’énergie et l’investissement que cela demande et souhaiterais pouvoir récompenser ces démarches de partage. Ce petit flux financier me permettra aussi d’avoir les moyens nécessaires pour libérer certains travaux sous licences Creative commons et permettre le téléchargement gratuit (comme la compilation de mes meilleurs interviews et mon prochain livre qui aura toujours pour thème le financement de la création à l’ère du numérique.

    Panorama d’interventions extérieurs et bons papiers

    Les six erreurs redhibitoires qui vous mèneront à l’échec sur  Pressmyweb

    Financement participatif et arts plastiques : Utopie et réalité ? Interview su www.artension.fr

    Le crowdfunding comment ca marche sur Cbanque

    A lire la révolution numérique selon vincent meslet

    Vous souhaitez en savoir plus Retrouvez-moi sur la page où j’explique ma nouvelle démarche Patreon


  4. Faire de la France le pays pionnier du financement participatif

    février 16, 2014 by admin

     

    Extrait du document  » le financement participatif en France «  Fleur pellerin – ministre déléguée auprès du ministère du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique. 

     » Cette lame de fond traduit un changement de culture : chaque citoyen veut s’engager aux côtés des projets auxquels il adhère, qu’il soutient avec son épargne et avec ses convictions.

    La réforme que le gouvernement propose aujourd’hui est le fruit d’un an de travail collectif, qui a mobilisé l’ensemble des acteurs impliqués : les plateformes, les régulateurs, l’Autorité des Marchés Financiers et l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de résolution et les administrations. Le gouvernement a fait le choix de la transparence, en mettant en ligne les projets de texte en cours d’élaboration : c’est cette méthode qui a permis de construire une réforme ambitieuse.

    L’objectif est bien entendu l’essor du financement participatif dans notre pays, tout en protégeant les citoyens à travers :

    1. L’innovation : la suppression des barrières à l’entrée, pour faciliter les nouveaux projets,
    2. La confiance : la transparence qui doit être totale, sur les risques, sur les frais et les projets, et qui se matérialisera par un label signalant les plateformes en conformité avec la réglementation,
    3. L’inclusion : l’accès à tous, sans limitation de patrimoine ou de revenus, au contraire des pratiques internationales.

    A retenir : fin du monopole bancaire et possibilité des entreprises ( y compris S.A.S) à lever 1 million d’euros auprès des internautes. 

    Récapitulatif de la réforme ci-dessous 

     

    Les dernières chiffres du crowdfunding en France

     


  5. Crowdfunding et stratégie : Contexte et tendances

    janvier 31, 2014 by admin

    Voici quelques extraits des réflexions, que je mène dans le cadre de la réalisation de mon nouvel ouvrage, qui aura toujours pour thème le financement de la création à l’ère du numérique. Je suis en attente de vos commentaires, de vos réflexions ou de votre aide, si vous souhaitez contribuer à cette aventure éditoriale.

    Révolution numérique

    En moins de dix ans , Internet a bousculé d’une manière que l’on ne pouvait imaginer  les zones d’influences entre la TV, Internet et DVD, Une audience fragmentée, de plateformes, de services, de modalités commerciales (payante ou gratuite ) se conjuguent déjà avec le complexe marché de médias traditionnels pour créer un panorama de consommation de contenus audiovisuels en constante transformation. On est à l’aube de pouvoir regarder ce que l’on veut, quand on veut où l’on veut et sans oublier avec ce que l’on veut, et nous allons voir ce que cela change dans la relation des commateurs avec leurs contenus.

    Il ne s’agira pas d’étudier dans le détail et d’être exhaustif sur les habitudes de consommation pour les loisirs et les nouveaux médias, mais pouvoir se projeter et déterminer les nouvelles tendances. On est l’aube d’une révolution ou d’un vrai bouleversement de l’utilisation des technologies et des médias impactant notre quotidien

    Mais considérer que nous entrons sur un terrain favorable à la réinvention. Des nouvelles perspectives s’ouvrent, des gens sont prêts à vivre de nouvelles expériences….

    Je pense qu’il est temps d’avoir à l’esprit que nous avons le choix, que les nouvelles technologies nous offrent des possibilités.

    Contexte, enjeux, incertitudes et choix à faire…

    Internet, destructeur de valeur. La valeur économique en chute libre.

    Alors que l’on peut imaginer qu’Internet a pour vocation au sens large de créer des liens et d’être un outil de découverte pour le plus grand nombre, aujourd’hui, la musique se dématérialise et perd de sa valeur, les jeunes artistes ont pour la plupart leur propre site, mais leurs créations se noient souvent dans la masse. C’est un chaos sans fonds, pour tout ceux qui essayent d’émerger ou de vendre leur art. Ils sont présents sur tous les sites de partage de vidéo comme Dailymotion et Youtube, mais comment se démarquer de toutes ces vidéos autoproduites,comment lutter face à aux vidéos mobiles gratuites partagés des millions de fois.  Lorsque l’on recherche une photo, l’on préfère passer par Google images  et non par Flickr, et l’on recherche l’image gratuite.

    Cela ouvre de nouvelles perspectives, les gens sont prêts à vivre de nouvelles expériences…Les nouvelles tendances fortes et structurantes ( les changements ne s’expliquent pas uniquement par la technique. 

    Si les innovations technologiques ont pris beaucoup d’importance dans tous les domaines, il serait erroné de penser que nos modes de vies sont surdéterminés par celles-ci. Une innovation peut certes créer de nouveaux usages ou faire évoluer les usages préexistants ; il ne faut pourtant jamais oublier qu’elle n’est adoptée par le corps social que si elle s’inscrit dans le système de valeurs de celui-ci et répond à un besoin non ou mal satisfait. Il est donc primordial d’interroger en premier lieu l’évolution socioculturelle de la société et d’y repérer les tendances qui façonnent les comportements et les mentalités. Nous présenterons dans un second temps les

    mouvements technologiques qui accompagnent et amplifient ces tendances. Nous terminerons cette présentation par la façon dont le système médiatique se transforme en articulation avec les usages et les technologies. Une société est un corps très complexe et il nous est difficile, voire impossible, de décliner ici toutes les tendances que

    nous avons identifiées. Nous ne présenterons que celles qui nous semblent les plus importantes.

    Pair à pair, consommation collaborative, économie du partage, circuit court…

    Stay tuned

     

     

     

     


  6. Le pouvoir du partage et du libre

    janvier 8, 2014 by admin

    L’ampleur des pratiques de partage et de création directe des œuvres en ligne montre que le public a déjà évolué vers une nouvelle forme de relation aux contenus et à la culture. Pour ce public multi connecté, si la possession devient moins importante, la personnalisation, le sur-mesure, jouent, eux, un rôle de plus en plus grand dans des expériences médias qui remplacent la simple consommation de contenus. L’information et les médias sont (sur)abondants, le contenu brut de l’information est devenu gratuite et peut difficilement être monétisé. Ils sont toujours plus avides d’expériences et veulent en avoir pour leur argent,

    La nécessité : offrir de la valeur ajoutée

    A nous de travailler dur sur la relation unique qui nous lie à eux pour conserver leur attention et bâtir une relation sur le long terme (une niche). Nous pouvons penser que plus cette relation sera forte, plus l’accès à du contenu sera facile, moins il y aura du piratage. Ce dont on est sûr, c’est que c’est loin d’être terminé, on n’a jamais autant regardé la télévision ou était au cinéma, l’industrie connaît une crise comme elle n’a jamais connu, mais les changements techniques n’ont jamais été et ne sont pas les ennemis des artistes : ils ont permis d’inventer de nouvelles façons de créer (le piano, le violon, la photographie, le cinéma) et de nouvelles façons de faire connaitre leurs œuvres (le livre, l’imprimerie, le gramophone, la radio, la télévision, le cd, le dvd). A chaque fois, il fut dit par des experts que tout cela conduirait au désastre pour les artistes. A chaque fois, ils ont su en tirer le meilleur, pour créer autrement et se faire mieux connaître.

    Les contenus des médias doivent être là où est leur audience

    Simples à utiliser, elles permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à utiliser les œuvres, tout en ayant la possibilité de conserver l’utilisation commerciale et de spécifier différents degrés de liberté (au sens du logiciel libre). Ils existent différentes combinaisons possibles, selon ce que l’on est prêt à accepter ou à libérer. Ces contrats d’accès peuvent être utilisés pour tout type de création : texte, film, photo, musique, site web

    Simplicité, partage et respect

    De nombreux sites très connus du grand public, comme Wikipedia et Flickr par exemple, font déjà usage de ce types de licences. Malgré leurs potentiels, ces licences Creatives Commons sont encore très peu utilisés dans la production musicale ou audiovisuelle, même si de nombreux artistes reconnus s’y sont essayés. Il suffit d’aller sur jamendo pour s’en rendre compte.

    Vous retrouverez sur les deux sites spécialisés -Creative Commons France et Wikipedia- la définition juridique et les différentes options et combinaisons possibles. Tout y est simple et très bien expliqué.

    Le pouvoir du libre


    Si vous doutez encore de l’utilité des licences CC, si vous ne savez pas encore ce qu’elles peuvent vous apporter ou ne comprenez pas comment vous pouvez vivre ou rémunérer votre travail tout en diffusant librement votre création, ce document est fait pour vous.
    .
    A travers des exemples concrets et le partage d’expériences d’artistes (et qui ne doutent pas de l’apport des Licences Creative Commons dans leur réussite, en rappelant que c’est justement grâce à cette volonté réfléchie initiale de partage tout en conscience, qu’ils ont réussi), ce livre met bien en lumière, qu’il ne s’agit pas de diffuser son travail gratuitement, mais bien de créer les conditions favorables d’un nouveau type de relation gagnant – gagnant grâce aux différentes licences et de bénéficier de valeurs ajoutées en terme de création ou de diffusion.


  7. Evénement – Raindance bientôt à Paris

    décembre 28, 2013 by admin

    Tous ceux qui s’intéressent à la création indépendante, du cinéaste aux « Geek » en passant par le spectateur averti et passionné, vont être ravi d’apprendre, qu’Elliot Grove sera à Paris le 10 janvier.

    Elliot Grove a fondé Raindance en 1992.
    Son objectif : pouvoir créer une voie alternative pour le cinéma indépendant, en facilitant la création et la réalisation de projets ambitieux. A l’époque, avec les caméscopes personnels, il devenait plus facile de faire des films.
    Aujourd’hui, avec le numérique, cela est encore plus vrai. C’est pourquoi nous avons créé Raindance Paris.

    Depuis 1992, de nombreuses villes ont rejoint le mouvement Raindance, telles que New York, Toronto, Berlin, Bruxelles, Budapest, Vancouver..
    Elliot Grove a écrit de nombreux livres :

     

    et a assisté aux début dans le cinéma de personnes maintenant connues dans le monde entier, et qui ont été étudiants Raindance:
    - Guy Ritchie
    – Sasha Baron Cohen
    – Christopher Nolan

     

    Cette rencontre sera l’occasion de présenter Raindance Paris, les cours, les intervenants, avant d’assister à une master classe à l’occasion de laquelle Elliot Grove nous parlera de son parcours, de Raindance, et de son expérience du cinéma indépendant.

    pour s’inscrire : 

    Artistes entrepreneurs, jeunes adeptes du DIY, collectifs d’artistes, le monde d’après la crise est entre leurs mains et l’avenir leur appartient. Faites partie du mouvement.