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  1. Le cosmonaute dépasse les frontières et séduit…

    juin 10, 2013 by admin

     

    C’est avec beaucoup d’émotion, que j’ai lu cet article de lionel Maurel alias Calimaq. Connaître son intérêt pour ce projet me ravi, sachant que je le considère comme une référence et un grand spécialiste de ces nouveaux enjeux. Je ne peux m’empêcher de le partager ici et de vous inviter plus que vivement à consulter ce blog Scinfox.wordpress.com  qui est pour moi une mine d’informations.

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    Hier se tenaient les Assises de l’audiovisuel, organisées par le Ministère de la Culture, où il a visiblement été beaucoup question de « régulation de l’internet » sous l’égide du CSA. Ce contexte de méfiance croissante vis-à-vis du numérique et d’Internet est peut-être le moment idéal pour changer de tonalité en parlant de l’aboutissement d’un des projets emblématiques de la Culture libre, qui prouve que les choses pourraient être abordées différemment.

    Après plus de quatre années de travail, le film espagnol Le Cosmonaute du producteur indépendant Riot Cinema a en effet été officiellement lancé le 14 mai dernier, à l’occasion d’une première diffusion à Madrid qui a rassemblé plus de 1000 personnes. Ce long métrage de science-fiction présente des caractéristiques très particulières, puisque son financement a en partie été assuré par le biais du crowdfunding et qu’il a fait le pari d’abandonner la notion de chronologie des médias pour être diffusé en ligne sous une licence Creative Commons (CC-BY-NC-SA) dès sa sortie officielle, sans renoncer pour autant à une diffusion en DVD/Blue Ray ou en salle.

    Il se trouve que le dimanche 26 mai, j’ai eu le privilège de participer à la première projection française de ce film, organisée par le cinéma Utopia à Toulouse, aux côtés d’Alexis Kauffmann de Framasoft et de Serge Gracieux de la Cité de L’Espace. Voilà ce que dit du film le site de l’Utopia pour vous en faire une idée :

    Récit uchronique de science fiction, poème élégiaque, romantique, parabole philosophique et humaniste, Le Cosmonaute est tout cela, et également une aventure humaine à plus d’un titre. L’originalité du premier long métrage de Riot Cinema réside dans l’usage de nouveaux outils de financement comme le « crowdfunding » (production communautaire) et les licences Creative Commons dans sa production. Pour la première fois dans le monde, l’ensemble du film tourné sera disponible et téléchargeable gratuitement sur internet, y compris les rushs que chacun pourra réutiliser dans ses propres films grâce à la licence Creative Commons BY-NC-SA. C’est également le premier film espagnol à utiliser ces modes de financement.

    Mais l’histoire du Cosmonaute est aussi celle de l’aventure spatiale, d’une aventure humaine à son apogée dans le contexte de la Guerre Froide, jusqu’à ce que les États-Unis gagnent la course à la Lune en juillet 1969, ce qui mettra un coup d’arrêt à la période la plus fulgurante de la conquête spatiale, une époque où l’humanité avait des rêves plus grands qu’elle. S’ensuivront les années 70, le premier choc pétrolier et les premières réductions budgétaires, les rêves de l’humanité s’accommodant mal des politiques de rigueur… Le Cosmonaute, c’est aussi une production collective dans une Espagne laminée par la crise, portée par des milliers de personnes qui ont voulu à nouveau rêver.

     

     

    Crowdfunding et licence Creative Commons

    Lancé en 2009, le projet El Cosmonauta a fait d’emblée le pari de s’écarter des schémas traditionnels de la production d’un film. Plus de 300 000 euros ont été levés par le biais d’un campagne de crowdfunding, à laquelle ont participé plus de 5000 personnes partout dans le monde. A partir de deux euros de dons versés, les contributeurs pouvaient devenir producteurs du film et avoir leur nom au générique. Au-delà de 1000 euros, ils devenaient investisseurs à part entière, avec un intéressement aux bénéfices. Le budget global du film a avoisiné les 900 000 euros, ce qui reste très peu comparé au budget moyen d’un film (5 millions d’euros en France).  Mais Le Cosmonaute n’en constitue pas moins un film professionnel, et non une production amateur. Le reste du financement a été assuré par du sponsoring, des prix remportés, du merchandising et des préventes de distribution.

    Le principal intérêt de la démarche de Riot Cinema a consisté à annoncer que le film serait gratuitement téléchargeable et partageable dès sa sortie, sous licence CC-BY-NC-SA. C’est ce qui fait que vous pouvez le retrouver en toute légalité sur The Pirate Bay en Torrent, outre la diffusion sur le site officiel The Cosmonaut Experience. Mais ce ne sont pas les seuls contenus qui ont été ainsi mis en partage par l’équipe du film, puisquel’intégralité des rushs figurent sur Internet Archive, partenaire du projet.

    La page de présentation du film sur The Pirate Bay avec ce message. "Nous qui avaons fait Le Cosmonaute, nous croyons au karma. Et c'est pourquoi nous vous offrons ce film gratuitement. Il a fallu quatre ans pour lme

    La page de présentation du film sur The Pirate Bay avec un message adressé aux internautes.

    Le fait de recourir aux licences Creative Commons est clairement assumé comme un acte militant par l’équipe du film sur le blog du Cosmonaute et un moyen de tisser une nouvelle relation avec le public :

    Nous croyons que notre public/nos utilisateurs/nos fans devraient avoir le droit :

    • D’être en mesure de décider quand, comment et où ils veulent voir le film ;
    • D’avoir au moins une option pour le regarder gratuitement (pour leur laisser décider par eux-mêmes si cela vaut la peine de payer pour cela ou non ;
    • De pouvoir le partager avec leurs amis et le copier autant de fois qu’ils le voudront ;
    • De pouvoir le projeter en public avec des gens qu’ils connaissent ou d’autres personnes ;
    • De pouvoir le modifier s’ils le souhaitent, créer leurs propres versions, de nouvelles narrations et d’autres projets à partir d’éléments du film.

    Cette démarche participative a été adoptée durant toute la durée de la production du film, à la fois comme un élément à part entière du projet créatif, mais aussi pour bâtir une communauté engagée de fans avant la sortie et attirer l’attention sur le film, notamment sur les réseaux sociaux. C’est ainsi par exemple qu’en 2010 le teaser du film a fait l’objet d’un concours de remix qui a conduit à la production de plus d’une centaine de versions différentes, remporté par la vidéo ci-dessous :

     

     

    Toujours dans cet esprit, un Remix Hackaton a été organisé à Madrid le 15 mai pour accompagner la sortie du film, à partir des rushs et de l’ensemble du matériel rassemblé.

    Plus qu’un film, un projet transmedia au modèle économique innovant

    Au-delà de ces aspects, le plus intéressant dans l’aventure du Cosmonaute est sans doute la manière dont Riot Cinema a conçu un modèle économique complexe pour assurer une exploitation commerciale du film. Ce montage est exposé dans tous ses détails dans un document intitulé The Plan, que l’on peut télécharger sur le site du film et qui a connu trois versions différentes au fil de la production.

     

    En abandonnant sciemment le principe de la chronologie des médias, l’équipe de Riot Cinema a été obligée de redoubler d’inventivité pour dégager des pistes de commercialisation pour sa création. Dans ce modèle où le film est disponible gratuitement, l’idée de base consiste à proposer des produits à valeur ajoutée, qui pourront inciter le spectateur à payer pour accéder à une expérience « augmentée ».

    Accessible gratuitement en ligne, Le Cosmonaut peut aussi être acheté en DVD, en Blue, en clé USB, avec à chaque fois des bonus qui rendent l’acquisition de ces supports physiques intéressants. Ici le DVD vendu avec un livre.

    Cette démarche a conduit Riot Cinema à donner une dimension transmédia à son projet, avec la production d’une constellation de créations associées au film, auxquelles on peut accéder en achetant un K-Pass à partir de 5 euros. Cette formule propose ainsi 32 webisodes additionnels éclairant l’arrière-plan du film, un livre qui prolonge l’histoire, un docufiction sur les lieux du tournage, l’accès à une newsletter privée, etc. La démarche transmédia a été poussée plus loin encore avec un dispositif de narration via des profils de personnages sur Facebook, des cours de cinéma et des contenus éducatifs réalisés à partir de l’expérience accumulée par l’équipe du film, un merchandising astucieux qui complète le crowdfunding et d’autres choses encore.

    Accessible en ligne gratuitement, Le Cosmonaute n’a pas pour autant renoncé à une diffusion en salle , la télévision ou en vidéo. La première du film a d’ailleurs été retransmise en direct par Canal+Xtra. Pour que le passage en télévision garde un intérêt par rapport à l’accès gratuit en ligne, Riot Cinema propose aux chaînes une version avec une fin alternative. Par ailleurs, le film peut tout à fait être distribué en salle de cinéma classique, comme j’ai pu l’expérimenter à Toulouse.

    Plusieurs projections du Cosmonaute dans des salles de cinéma partout dans le monde et sans doute beaucoup d'autres à venir.

    Plusieurs projections du Cosmonaute dans des salles de cinéma partout dans le monde et sans doute beaucoup d’autres à venir.

    Dans ce cas, le modèle est à nouveau hybride, puisque la diffusion peut être gratuite si elle s’effectue dans un cadre non-commercial. Riot Cinema demande par contre un partage des bénéfices à 50%/50% avec les salles pour une diffusion payante, en accord avec les principes de fonctionnement de la licence Creative Commons retenue.

    le cosmonaute 3Tout comme le financement du film a été participatif en amont, sa distribution pourra l’être en aval, car Riot Cinema compte sur les communautés de fans eux-mêmes pour organiser des projections, gratuites ou payantes, qui construiront la notoriété du film et lui fourniront des retours financiers additionnels. Si vous voulez organiser une projection en France, vous pouvez contacter l’équipe du Cosmonaute via ce formulaire.

    Le modèle du cinéma traditionnel questionné

    Hier, Olivier Ertzscheid a écrit un billet coup de gueule pour protester contre la fermeture de l’annuaire de liens RedList, suite à une plainte des titulaires de droits. Ce nouvel épisode navrant dans la guerre au partage lui a inspiré des réflexions au vitriol sur le concept de chronologie des médias, qu’il adresse directement à Aurélie Filippetti, notre Ministre de la Culture :

    Cours Aurélie, cours. Cours dire aux nayantsdroits que le web a dézingué leur si lucrative et précieuse chronologie des médias vécue seulement comme alibi commode d’une vision hiérarchique de la culture. Dis leur qu’avant d’être un rhizome, le web est une résistance. Qu’ils auront beau le reterritorialiser à outrance, remettre en place des frontières, des proxys, des blacklists, ils n’auront jamais de prise sur le temps si particulier qu’est celui du média qu’ils combattent au lieu d’essayer de le comprendre.

    Le web a tué le temps. Vous êtes anachroniques. Le web est a-chronologique. Le web est une uchronie.

    Le film Le Cosmonaute n’apporte bien sûr pas à lui seul toutes les réponses à la question du financement du cinéma à l’heure du numérique, mais la combinaison qu’il a expérimenté entre crowdfunding, licence Creative Commons, refus de la chronologie des médias, expérience transmedia, modèle de freemium et exploitation économique ouvre des pistes de réflexion pour repenser l’articulation entre Internet et le cinéma.

    Sur le site The Cosmonaut Experience, le film n'est pas e "Pay per View", mais en "Share per View". Pour le visionner gratuitement, il faut faire partager un lien sur Twitter ou Facebook.

    Sur le site The Cosmonaut Experience, le film n’est pas en « Pay per View », mais en « Share per View ». Pour le visionner gratuitement, il faut faire partager un lien sur Twitter ou Facebook.

    Les licences Creative Commons ont déjà fait la preuve de leur efficacité dans biens des domaines, mais le cinéma constitue sans doute l’un des champs les plus difficiles d’application pour la Culture libre, en raison des investissements importants qu’il faut dégager pour produire un film et faire travailler toute une équipe sur une longue durée.

    Je me suis beaucoup intéressé aux productions des amateurs, mais il est tout aussi crucial pour les Creative Commons de pouvoir faire leur preuve dans la sphère de la création professionnelle. Tout aussi important est le fait que les oeuvres sous licence Creative Commons puissent être diffusées par des canaux traditionnels comme les salles de cinéma et la télévision, et pas seulement sur Internet. Le modèle économique du Cosmonaute me conforte par ailleurs dans l’idée que les licences Creative Commons comportant une clause Non-Commerciale ont tout leur intérêt pour développer des modèles hybrides, adaptés à certains secteurs de la création.

    Le Cosmonaute a valeur de preuve de concept, mais cette expérience a aussi ses limites. Le budget global du film, qui n’atteint pas un million d’euros, reste faible comparé aux sommes généralement engagées dans le cinéma, même pour les petites productions. Cela a maintenu le projet dans un état de vulnérabilité constante, comme lorsqu’en 2011 un investisseur russe s’est brusquement retiré juste avant le début du tournage. Riot Cinema avait dû lancer en urgence une nouvelle campagne de crowdfunding (Save The Cosmonaut !) pour que le projet ne sombre pas, qui a réussi à lever 130 000 euros en trois jours. L’histoire est belle, mais on sent bien en lisant les déclarations du réalisateur que le projet a souvent été sur le point d’échouer à cause de sa fragilité financière.

     

     

    Intégrer les Creative Commons aux circuits classiques de financement du cinema

    Comment faire pour ne pas en rester à ce premier coup d’éclat ? Comment la production de films en Creative Commons pourrait-elle devenir un mode comme un autre de faire du cinéma ?

    Ce qui différencie en vérité un film comme Le Cosmonaute d’une production classique, ce n’est pas tant d’avoir utilisé une licence Creative Commons que de ne pas avoir pu bénéficier des circuits classiques d’aide à la création cinématographique. En France, on sait que ces aides versées pour l’essentiel par le CNC sont déterminantes pour le cinéma qui ne pourrait vivre sans elles. Elles ont d’ailleurs beaucoup fait parler d’elles lors de la polémique lancée en début d’année par Vincent Maraval et le rapport Lescure s’est aussipenché sur ces questions. 

    Le schéma complexe du financement du cinéma en France, avec une part déterminante d’aides publiques.

    Il m’est arrivé d’avoir des discussions avec un producteur qui soutenait que les licences Creative Commons étaient impossibles à mettre en oeuvre dans le domaine du cinéma. Mais comment cela pourrait-il advenir si les films sous CC ne bénéficient pas des soutiens qui permettent que le cinéma existe par ailleurs ? Faire un film sans les avances sur recettes du CNC et sans toute la machinerie des aides à la création cinématographique relève assurément de l’exploit. Quand les spectateurs à Toulouse ont payé leurs places pour voir Le Cosmonaute à l’Utopia, 10% du prix de leur billet a d’ailleurs été ponctionné pour alimenter les aides publiques au cinéma français, via le mécanisme de la taxe spéciale additionnelle !

    Des expériences de cinéma sous licence libre ont déjà été tentées en France, notamment par le collectif Kassandre, qui a malheureusement cessé ses activités en 2012, en partie faute de pouvoir trouver des pistes de financement. Le rapport Lescure contient quant à lui une partie dédiée aux licences libres et aux Creative Commons, qu’il considère comme une piste intéressante pour le développement de l’offre légale. Sa proposition n°78 appelle même à encourager le financement d’oeuvres sous licence libre :

    Promouvoir l’utilisation de licences libres dans les projets bénéficiant de subventions publiques, par exemple en fixant un quota minimal d’œuvres devant être mis à disposition sous licence libre.

    Le cinéma est typiquement un secteur bénéficiant de beaucoup de subventions publiques et on pourrait par exemple tout à fait concevoir qu’une partie des aides du CNC aillent au financement de films sous Creative Commons.

    La piste du crowdfunding, explorée par Le Cosmonaute avec succès, offre par ailleurs des perspectives très intéressantes pour le financement des films sous Creative Commons. Le site américain Kickstarter dans la rétrospective qu’il a publié pour l’année 2012 indiquait que plus de 100 millions de dollars avaient été levés pour réaliser des films indépendants, dont 67 ont atteint la diffusion en salle de cinéma (et un a été nominé aux Oscars). En France, le succès fulgurant de la websérie Noob, qui a réussi à rassembler sur Ulule plus de 300 000 euros en quelques semaines pour produire une trilogie de films, montre que le potentiel est bien là. Le rapport Lescure propose d’ailleurs également des pistes pour adapter le cadre juridique français afin de faciliter le décollage du crowdfunding dans notre pays et il semble que l’on s’achemine vers de telles réformes.

    Le Cosmonaute a prouvé qu’un cinéma sous Creative Commons était possible et qu’une telle évolution soulevait des perspectives encourageantes pour la diversité et la vitalité de la création. Mais il reste un chemin important à parcourir avant que cette formule devienne un mode à part entière de la production cinématographique et cela passe par une démarche volontariste des pouvoirs publics.

    Titre original et source : un cinema sous creative commons est possible le film le cosmonaute est sur orbite


  2. Réussissez à financer vos projets grâce au crowdfunding

    avril 4, 2013 by admin

    Salut à tous, amis, fidèles lecteurs de mon blog, ou encore internautes curieux ou adeptes du changement.

    L’aventure continue, avec a mes côtés pour cette troisième édition de mon guide sur le crowdfunding, la nouvelle maison d’édition Colligence. Ils ont choisi de me faire confiance et de m’accompagner pour cette nouvelle version. Ils ont apporté non seulement leur compétence dans la réalisation d’ouvrages, mais aussi leur regard d’expert de l’intelligence collective. J’ai poursuivi mon travail d’études, de collectes d’informations et de chiffres, vous trouverez plus de témoignages et un panorama  toujours plus complet des plateformes présentes sur le marché en pleine expansion ( avec notamment Bulb in Town et Fondatio ).

    En vous rendant sur la plateforme Colligencevous pourrez vous procurez ce mode d’emploi à un prix défiant toute concurrence ( 19 € exactement ). C’est 160 page ( je l’espère, j’y ai mis beaucoup d’énergie) permettront aux créateurs de tous bords, de fédérer autour d’eux et de concrétiser leurs idées.

    http://colligence.fr/6-crowdfunding-réussissez-votre-campagne-9791092520019.html

     

    CP-crowdfunding-v1bis
     

    Ce manuel s’adresse à tous les rêveurs, créateurs, artistes, professionnels et amateurs. Volontairement concret ce guide, vous donnera l’essentiel à savoir avant de vous lancer.

    Il apporte des réponses aux questions clefs que l’on se pose lorsque l’on veut réellement réussir : Qui sont les acteurs du marché du crowdfunding ? Quels sont les choix à faire au départ ? Comment assurer la viabilité de son projet et de sa mise en valeur ? Quelles pistes pour développer sa visibilité ?

    Le panorama des plateformes réalisé vise à offrir la plus large visibilité du monde du crowdfunding en France et aux Etats-Unis.

    Espèce de petite «  bible » de conseils stratégiques et pratiques, le guide du crowdfunding livre aussi des conseils, des secrets, toujours utiles, souvent étonnants de porteur de projets qui ont réussi.

    Cet ouvrage est destiné à devenir un incontournable pour ceux qui souhaitent financer leurs rêves.

    Retrouvez-le sur Colligence  

     



  3. Rappel – Lancement d’une nouvelle version grâce à vous

    mars 6, 2013 by admin

     

     

    Il est temps, je viens de passer le cap des 300 articles publiés sur mon blog ou des blogs partenaires,  de franchir une nouvelle étape, de prendre une nouvelle dimension (Comme la soucoupe ?). D’un blog personnel, je souhaite en faire un site d’information  s’intéressant à l’univers du cinéma, d’internet et de la culture indépendante, tout en apportant un regard alternatif, complémentaire et attrayant sur l’entreprenariat et la création.

     Comment ?

     

    En proposant plus d’interview, de témoignages, de rencontres, de conseils, de bonnes pratiques, d’analyses, de visions et d’études.

    Monartiste.fr sera le premier site d’information qui se donnera pour mission de décortiquer et de démystifier ce qui entoure l’univers de la création indépendante. Il donne des chiffres, va à la rencontre des jeunes ou moins jeunes cinéastes indépendant et met en lumière les techniques et les bonnes pratiques de ces nouveaux acteurs utilisées pour favoriser la rencontre de leur film avec leur public.

    Nous sommes aux portes d’une vraie culture libre. L’objectif est de mettre en lumière ces initiatives et démonter que certes la révolution numérique a bousculé les modèles classiques de financement, mais qu’il est plus que jamais possible d’innover pour s’adapter et réussir à s’émanciper grâce au public.

    Artistes entrepreneurs, jeunes adeptes du DIY, collectifs d’artistes, le monde d’après la crise est entre leurs mains et l’avenir leur appartient.

    Intéressons-nous à eux

    Mais l’ambition va au-delà, nous souhaitons permettre aux lecteurs de mieux connaître cet état d’esprit « indie », que nous vénérons tous et qui poussent ces créateurs et ces entrepreneurs  à aller toujours plus loin. J’espère que les lecteurs y trouveront l’inspiration, l’enthousiasme de créer et la volonté de s’engager dans ce qu’ils entreprennent.

    Au delà du cinéma, nous accorderons une grande place à ces jeunes créateurs, idéalistes (ou non ?), mais toujours enthousiastes, qui n’hésitent pas à redéfinir le modèle établi, pour réussir à créer.

    N’oubliez pas de nous rejoindre sur Octopousse et nous soutenir en cliquant sur les photos ou ce lien 

     

     

     

     

     

     


  4. Makers (extrait n°2)

    février 21, 2013 by admin

    Les pays sérieux fabriquent des choses 

    Tout pays, s’il veut rester fort, doit posséder une base industrielle. Aujourd’hui encore, un quart environ de l’économie américaine repose sur la fabrication de biens physiques. Si vous y ajoutez leur distribution et leur vente dans le commerce, vous arrivez à près de trois quarts de l’économie. L’économie de service ne manque pas d’attraits, mais éliminez l’industrie manufacturière et vous avez un pays de banquiers, d’employés de restauration et de guides touristiques. Les industries du logiciel et de l’information brillent sous les feux de la rampe mais n’emploient qu’un faible pourcentage de la population.

    Nous « vivons en ligne », disent certains, mais ce n’est pas vrai de notre vie de tous les jours. Notre vie commerciale se déroule principalement dans le monde réel, celui de l’alimentation, du vêtement, de l’automobile, du logement, et il en sera ainsi jusqu’à l’avènement d’un avenir de science-fiction où nous serons réduits à des cerveaux sous cloches. Les bits sont passionnants, mais l’économie globale, elle, est faîte d’atomes.

    Pourtant le coût de la main-d’œuvre rend de plus en plus difficile la survie des industries manufacturières dans les pays occidentaux riches. Du fait de l’exode des emplois industriels, motivé surtout par les avantages de coût de l’Asie, l’emploi industriel est tombé à son plus bas niveau depuis un siècle aux Etats-Unis, à la fois en nombre absolu et en pourcentage de la population au travail.Pis les usines qui vont contre la tendance ont du mal à trouver des travailleurs qualifiés, car une génération entière s’est détournée des emplois industriels. L’industrie, d’où est issue la classe moyenne américaine, est aujourd’hui considérée comme en voie de disparition ( ce n’est pas exact, on le verra plus bas, mais si l’on n’y fait rien, les apparences risquent de devenir réalité). Travailler en usine paraît ennuyeux, dangereux et sans avenir.

    Or aujourd’hui, il existe ne possibilité de renverser la vapeur – non en retournant aux usines géantes et à leurs armées de salariés d’autrefois, mais en créant un nouveau genre d’économie manufacturière davantage calquée sur le web lui-même : organisée du bas vers le haut, largement répartie, animée par l’esprit d’entreprise.

    Selon un quasi-cliché, n’importe qui peut créer sur le web une entreprise immensément prospère à condition d’avoir une idée de logiciel suffisamment bonne. En effet, les barrières à l’entrée sont pratiquement nulles pour les entreprises créés en ligne : un ordinateur portable, une carte de crédit et vous voilà lancé.

    L’industrie manufacturière, elle, a toujours été considéré comme quelque chose d’entièrement différent. Fabriquer des choses revient cher : cela nécessite des équipements et des compétences en mécanique, en logistique, etc.. Il faut en général d’énormes investissements de départ et les erreurs se traduisent par l’accumulation de stocks invendables. L’échec peut-être glorieux en ligne, où le coût d’entrée est relativement bas, mais dans le monde de la fabrication de biens réels, il est synonyme de ruine. Les atomes pèsent lourd, et les conséquences de leur échec aussi. Si vous fermez un site web, personne n’en a cure. Quand une usine ferme, des tas de gens perdent leur emploi, et leur emploi, et les propriétaires peuvent traîner une dette le restant de leur vie.

    Du moins, il en était ainsi. Mais depuis quelques années, il s’est produit quelques chose de remarquable. Le processus de fabrication des objets matériels a commencé à ressembler davantage à celui des biens numériques. L’image du petit nombre des gens intelligents qui changent le monde avec guère plus qu’une idée et une connexion internet s’applique aussi, de plus en plus, à l’industrie manufacturière.

     


  5. Vinvin s’attaque à la dictature du COPYRIGHT

    janvier 29, 2013 by admin

     

     Le Vinvinteur n°13 – La dictature du copyright

     

     

    Comme chaque semaine, vous pouvez retrouver sur ce blog tout le déroulé de l’émission avec les liens, contenus multimédias, textes et informations dont il a été question et qui ont servi à l’émission : le vinvinteur 

    source : http://blog.france5.fr/le-vinvinteur/

    A ne pas rater et surtout à partager !

     


  6. Le guide du crowdfunding sous les projecteurs

    janvier 17, 2013 by admin

     

    Bonjour,

    Je souhaite partager ma satisfaction et ma fierté devant l’intérêt et l’enthousiasme (parfois) que suscite mon guide.

    Je vous laisse découvrir quelques articles publiés sur le sujet :

    Sur le site d’Arte :  Génération solidaire avec une interview 

    Sur le blog de Touscoprod

    sur le site de Ouishare :  un guide pour tirer profit du crowdfundin

    sur le site e-collaborative.com

    Pour vous permettre de mieux découvrir mon mode d’emploi, rien de mieux, je pense, que de vous proposer de lire les deux premiers chapitres gratuitement, en espérant qu’ils vous donneront envie de lire les deux autres.

     

     

     

     

     

     

     


  7. La combinaison gagnante crowdfunding + Licence libres

    décembre 13, 2012 by admin

     

    A l’occasion, des dix ans des licences Creative Commons, je (re)publie cette article de Calimaq, qui met parfaitement en perspective les liens vertueux possible entre crowdfunding et licence creative Commons.

    Texte publié initialement sur le blog S.I.lex et repris le 2 septembre 2011 sur Owni, avec pour titre du commerce et des licences libres

     

    La question revient souvent à propos des licences libres de savoir si elles sont réellement capables de s’articuler avec des modèles économiques viables pour la production de biens culturels, autrement que par le système de monopole exclusif du droit d’auteur “classique”.

    La semaine dernière, j’ai reçu par la Poste une preuve tangible que de tels modèles économiques peuvent exister, en associant licences libres et crowdfunding (financement participatif), ce système dans lequel le créateur demande en amont au public de contribuer à la réalisation d’un projet en donnant une somme d’argent laissée à son appréciation.

    Vous vous souvenez peut-être qu’en mai dernier, j’avais écrit un billet à propos du projet de la dessinatrice et activiste de la Culture libre, Nina Paley, qui avait utilisé le site de crowdfunding américain Kickstarter pour lancer un appel aux dons en vue de publier des minibooks mettant en scène ses deux personnages de BD, Mimi & Eunice, dans des strips en trois cases traitant de la propriété intellectuelle et de ses excès (Intellectal Pooperty).

    L’originalité du projet résidait dans la “licence” retenue par Nina Paley pour ses ouvrages : le Copyheart qui se résume à ceci :

    ♡ Copying is an act of love. Please copy.

    Nina Paley demandait 3000 dollars pour imprimer les minibooks et les envoyer sous forme de récompense à ses contributeurs.

    Cet objectif a été atteint en… deux jours (!!!), puis très largement dépassé pour permettre d’imprimer 10 000, puis 20 000 minibooks, avec au total plus de 8000 dollars collectés par le biais des dons de 305 personnes.Visiblement le plus difficile fut d’arriver à expédier les BD à tous les contributeurs partout dans le monde, à cause des facéties de la poste américaine. Bravo Nina pour cette réussite !

    Ayant fait un don de 25 dollars pour soutenir ce projet, j’ai eu le plaisir de recevoir la semaine dernière non pas 5 minibooks comme promis mais 15, grâce à l’argent supplémentaire récolté.

    Je dois avouer que c’est avec une certaine émotion que j’ai lu ce petit livre, qui prouve qu’une création peut naître et toucher un public en dehors de tout système de protection de la propriété intellectuelle. Mais les choses ne s’arrêtent pas là, car en creusant un peu, je me suis rendu compte que d’autres projets sur la plateforme Kickstarter associent licences libres et crowdfunding, de manière souvent très inventive.

    Une page recense en particulier les projets utilisant les licences Creative Commons et je vous invite vivement à la visiter.

    Vous y découvrirez par exemple le projet Smarthistory, qui vise à produire des vidéos pédagogiques sur l’histoire de l’art, placées sous licence CC-BY-NC-SA, et rassembléessur un site qui constitue un véritable manuel éducatif interactif. Cette initiative associe plusieurs musées dans le monde et a été primée aux Etats-Unis.

     

    Plusieurs projets portent sur l’édition de livres, sous forme imprimée et/ou numérique. J’avais déjà évoqué dans un billet précédent le cas de Robert Sloan, qui a réussi à fairefinancer l’écriture de son premier roman par une communauté de fans, en contrepartie de le placer sous licence libre, ou celui du projet Gluejar, qui me paraît très prometteur.

    D’autres exemples de projet d’édition sont particulièrement intéressants. Avec The Wise Roads, deux éducateurs ont utilisé Kickstarter pour rassembler suffisamment d’argent pour organiser un voyage éducatif le long de la côte ouest des Etat-Unis, en testant de nouvelles méthodes d’apprentissage basées sur les échanges avec l’environnement. A l’issue de cette expérience, ils écriront un manuel racontant leur périple et donnant des indications pour permettre à d’autres de mettre en place de nouveaux voyages éducatifs. Ce livre sera mis gratuitement à disposition sous licence CC-BY en version électronique et vendu en format papier.

    OpenUtopia est un autre projet éditorial qui vise à produire une nouvelle traduction de l’Utopie de Thomas More, en Open Source, en Open Access, sous de multiples formats et sous la forme d’un site interactif en ligne. C’est une excellente manière de faire revivre une oeuvre du domaine public, sans l’enfermer sous une nouvelle couche de copyright, comme c’est hélas bien trop souvent le cas et je vous conseille de visiter le site, qui comporte même un WikiTopia pour écrire de manière collaborative une nouvelle utopie.

    Un peu dans la même idée, transposée dans le domaine de la musique, on trouve plusieurs projets dont le but est de produire des enregistrements libres de droits de morceaux de musique classique. C’est le cas du projet Musopen, qui avait fait parler de lui en 2010, et qui consistait à rassembler suffisamment d’argent pour faire enregistrer par un orchestre de musique classique des oeuvres de Beethoven, Brahms, Sibelius ou Tchaikovsky. Les musiciens ont accepté de renoncer à leurs droits voisins sur leurs interprétations, ce qui permet de les verser dans le domaine public en utilisant la licenceCreative Commons Zéro (CC0). Ce projet a connu un succès retentissant sur Kickstarter avec plus de 60 000 dollars récoltés (6 fois plus que la somme initialement escomptée…). Sur le même principe, une suite a été donnée à ce projet pour libérer les Variations Goldberg de Bach et produire à la fois une partition et un enregistrement libres de droits (23 748 dollars).

    De manière peut-être plus inattendue, on trouve également sur Kickstarter des projets citoyens d’Open Data combinant licences libres et crowdfunding. Une initiative propose par exemple de créer une carte libre des transports en commun de Cincinnati pour inciter les citoyens de la ville à utiliser davantage et mieux ces infrastructures (ça ne vousrappelle rien ? ;-) . Un autre projet, RDTN.org (Radiation Detection Hardware Network)proposait de rassembler des fonds pour acheter du matériel permettant de procéder à des relevés des taux de radiation au Japon, de manière à pouvoir critiquer les chiffres avancés par le gouvernement, toutes les données collectées étant placées sous licence CC0. Il a rassemblé plus de 36 000 dollars et propose d’évoluer vers une sorte d’Open Street Maps de vigilance citoyenne sur la radioactivité.

    Encore plus surprenants, ce sont les projets qui proposent de placer des objets physiques sous licences libres, comme des puces électroniques ou des fraiseuses de salon, permettant de réaliser soi-même toutes sortes d’objets dans l’esprit de l’impression 3D ! Dans le projet de fraiseuse Open Source DIYLILCNC 2.0, les contributeurs à partir d’un certain niveau de dons peuvent aussi voter pour faire évoluer le projet dans tel ou tel sens, ce qui renforce la dimension collaborative.

    On le voit, les possibilités sont vastes pour créer des modèles économiques avec des licences libres. Certains projets placent leurs produits sous des licences très ouvertes, en assurant le financement en amont par le biais du crowdfunding. D’autres conservent la restriction NC (pas d’usage commercial) pour pouvoir mettre en œuvre des formes d’exploitation commerciale des produits créés, tout en garantissant des usages ouverts par le biais des licences Creative Commons.

    Cette page ne recense pas tous les projets utilisant les licences Creative Commons surKickstater, loin de là et je vous laisse continuer l’exploration des possibles, si ce sujet vous intéresse.

    Évidemment, je ne prétends pas que cette combinaison du crowdfunding et des licences libres a pour vocation de remplacer entièrement les formes traditionnelles de financement, mais elle ouvre des pistes intéressantes et présente l’intérêt de mettre directement en relation les créateurs et leurs publics, plutôt que de les dresser les uns contre les autres et de perpétuer la rente de situation d’intermédiaires dont l’utilité devient de moins en moins évidente.