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février, 2010

  1. Label communautaire ou plateforme d’intermédiation

    février 23, 2010 by admin

    Le web 2.0 atteint une nouvelle étape, les internautes ne sont plus uniquement spectateurs ou passeurs…ils deviennent acteurs de ce qu’ils aiment ou ce qu’ils veulent soutenir. Dans la culture et notamment la musique, les labels communautaires sont apparus les premiers transposant leur modèle économique sur le net mais en invitant les internautes à participer financièrement.

    Je vous invite à découvrir la définition donnée par wikipédia :  production communautaire, avant d’approfondir.

    Les labels communautaires : le modèle Mymajorcompany comme référence

    Ils forment avec la mutualisation de leur investissement à hauteur de quelque dizaine d’euros le plus souvent, des groupes qui vont avoir un rôle déterminant dans la sortie du disque ou du film de l’artiste, sans leur argent, pas de production. Evidemment, leur rôle dans la production artistique est limité. Mais l’important n’est pas là, les sites de financement participatif donnent pour la première fois un rôle aux passionnés, aux amateurs. En investissant, ils sont intéressée sur la réussite du projet, ils s’impliquent et souhaitent donc voir le projet réussir. Ils peuvent suivre l’évolution du projet et évidemment participer à la promotion du disque ou du film et c’est là où est le premier intérêt pour ces labels participatifs, ils s’appuient sur ce petit groupe motivé pour partager autour d’eux, créer des communautés de fan. 

    Le sentiment d’appropriation des internautes naît de l’investissement permet une campagne virale efficace. 

    Evidemment cette vision libérale n’est pas sans risque pour la qualité artistique. Les projets artistiques doivent nécessairement être fédérateur, faire appel aux internautes laissent sans doute peu de place aux projets pointus et engagés, même si cela reste à prouver, mais c’est évidemment une inquiétude que l’on peut légitiment avoir. En donnant la possibilité aux internautes (au commun des mortels), ouvre-t-on la porte à la démagogie ? Les internautes suivent-ils leur goût, le font-il dans une démarche humaine de soutien à un projet, où choisissent-ils des projets « bankable » où ils peuvent espérer un retour d’investissement rapide ?

    Des questions qui restent sans réponse, faute de recul, d’autant qu’il me semble difficile de tirer des généralités.  Tant les possibilités sont grandes, les acteurs différents et les sentiments qui poussent à aimer ou détester et les raisons de participer et d’investir nombreuses. 

     

    L’apparition d’un autre modèle avec des conceptions et des philosophies différentes. 

     

      Dans l’économie solidaire, s’appuyant sur le système du micro-crédit, des plateformes d’intermédiation comme Kiva.org ou babyloan.org, permettent maintenant depuis quelques années

    aux occidentaux de prêter de l’argent à des porteurs de projet dans les pays en développement. Modèle qui a fait ses preuves de son efficacité et permet comme le vante le slogan de Kiva, changer des vies…

    Depuis quelques temps, des sites tentent d’adapter ce modèle à la culture et à l’art, offrant la possibilité aux internautes de soutenir les porteurs de projets artistiques. Lieu de rencontre entre passionnés d’art de financement en réseau. 

    Quels sont les caractéristiques de ces deux modèles.

    Même si le phénomène est nouveau, on peut déjà discerner deux grandes familles :

    • Les labels participatifs avec une vision libérale (comme Mymajorcompany et Touscoprod ou Peopleforcinema)
    • Les plateforme d’intermédiation mettant en relation et s’appuyant sur leur réseau et défendant un certain nombre de valeurs (Babeldoor, faisonsaffaire.com ou encore bientôt MonArtiste.fr) 

    Des conceptions diamétralement différentes :

    Dans le premier cas, ce sont des producteurs classiques qui font appel aux internautes, pour compléter ou financer intégralement le budget d’un film ou un disque et de l’autre, les plateformes d’intermédiation, qui mettent en contact les protagonistes, jouent le rôle de facilitateur entre des artistes et d’éventuels mécènes ou contributeurs, mais n’ont aucun rôle dans la production, et ne prennent qu’une commission dans la réussite de la rencontre.

    L’un s’appuie sur son expérience de la production, sélectionne des projets prometteurs et espère que l’un d’eux réussira et générera la quasi intégralité de son chiffre d’affaire, et l’autre compte sur le réseau, le marketing viral et la démultiplication de l’initiative individuel pour réussir à lever des fonds pour le maximum de projets.  

    L’un parie sur un artiste espérant qu’il pourra multiplier sa mise par 10 

    L’autre espère que les commissions prisent peu à peu lui permettra de réaliser un bon chiffre d’affaire.

    Quel est le meilleur modèle ? Encore une fois, c’est l’avenir qui le dira…

    En outre tout dépend également de l’objectif qu’à le site internet et évidemment l’artiste et conçoit son travail…

    Pour l’instant évidemment Mymajorcompany fait la course en tête, avec notamment son champion Grégoire, mais ce modèle n’est pas sans risque comme peut le montrer la faillite de spidart.

    Ainsi comme on a pu le voir, même s’il convient d’être prudent, rien que par le simple fait que les acteurs de cette nouvelle vague de sites n’ont pas tous le même objectif et n’ont pas la même dynamique, il est important tout de même de ne pas négliger cette piste de financement et au-delà de cette possibilité de rapprochement entre les artistes et les internautes.


  2. Où l’on apprend que la volonté de faire participer les amateurs aux projets artistiques n’est pas née avec internet.

    février 18, 2010 by admin

    Bonjour

    Permettre aux amateurs de participer aux projets artistiques, d’être acteur de ces projets, d’avoir un lien privilégié avec les artistes n’est pas nouveau, tout autant que la possibilité de souscrire, de financer en amont. Ariane Mnouchkine le faisait sous forme de souscription bien avant l’invention d’Internet. Les sites communautaires participatifs ne font que le remettre au goût du jour, ne font que remettre en lumière un système sain et efficace, (lorsqu’il est utilisé à bon escient) de financement de projets.  La possibilité qu’offre les sites communautaires de toucher des milliers d’amateurs d’art et ainsi pouvoir démultiplier leur participation rend plus que jamais ce modèle pertinent en temps de crise.  En outre, le web 2.0 trouve enfin tout son sens, avec cette nouvelle possibilité. Les internautes peuvent enfin véritablement être acteur et non plus spectateurs.

    Mon souhait en écrivant cet article était de mettre en valeur des initiatives existantes s’inscrivant dans cette dimension participative, et favorisant le rapprochement des passionnés et des artistes et qui arrivent quoi que l’on dise à susciter l’intérêt et mettre en lumière le travail des artistes.(évidemment cette présentation est purement subjective et non exhaustive)

    Au lit avec mon artiste

    photographe : wwww.juliennonnon.com graphiste : changer d'air

    Je souhaite tout d’abord vous présenter une initiative, qui m’a beaucoup inspiré, ouvrant beaucoup de perspectives, même si cela demeure assez élitiste.

    Cela s’appelle au lit avec mon artiste et elle est portée par l’association dernier avertissement.

    Ils souhaitent  « dépoussiérer » le rôle du commanditaire et renouer avec une certaine forme de mécénat « humain ». Le but du site internet, permettre à l’acheteur d’art de rencontrer l’artiste de son choix. De cet échange plus ou moins long (laps de temps défini au préalable sur le site, d’une heure à… un week-end) nait une œuvre d’art personnalisé et lié à ce moment partagé. Petit moment de poésie et de communion entre amoureux de l’art et je l’espère source d’inspiration pour l’artiste.

    Encore une fois une initiative que j’apprécie parce qu’elle rapproche les artistes et les passionnés d’art trop souvent éloignés l’un de l’autre par la médiation du galeriste et qui ajoute un peu de chaleur dans un monde de l’art qui en manque parfois tant.


    SIX MILLIONS


    Voici le projet d’un artiste Nicolaï Lorusso, que j’apprécie, photographe et plasticien multimédia, il porte un projet ambitieux et furieusement important en mémoire de la Shoah :  SIX MILLIONS

    vue face 60m

    vue réelle

    Pour reprendre les termes de l’artiste :

    «  Six millions est une œuvre digitale de 600 m2 (32,6 / 18,4), qui rend hommage individuellement à toutes les victimes de la Shoah.

    S’appuyant sur les possibilités qu’offrent les dernières technologies numériques – tant au niveau de sa réalisation que dans son mode participatif de financement  – elle se destine à faire vivre au visiteur une expérience émotionnelle intense, lui faisant notamment prendre conscience de ce que représente 6 000 000 d’âmes. »

    En quoi ce projet s’inscrit dans cette dimension participative.

    L’artiste souhaite financer le projet de manière participative et inviter chaque internaute à financer un pixel du projet.

    Permettre à chaque personne d’acheter un pixel du mur au prix symbolique d’1 euro, c’est leur permettre de s’engager au côté du projet de manière symbolique, tout en faisant un geste fort, six millions de pixels, six millions de contributeurs, six millions de morts.

    Espérons que ce projet voit le jour,  Nicolai est actuellement en résidence  dans le 12e arrondissement, pour son projet Hyperplastic, dans ce cadre il y travaille, une première maquette devrait voir le jour en fin d’année.

    lien pour le blog : stat\’art lieux de résidence : Le cent

    Enfin, je souhaite conclure en beauté…

    CULTURETOUF

    La dimension participative peut prendre plusieurs formes, elle n’implique pas nécessairement un engagement financier. On peut participer à une création, à une exposition sans savoir peindre une toile ou prendre une photo d’art, mais si l’on est créatif… tout est possible.

    J’en veux pour preuve l’initiative d’Urban Porn et son projet Culture Touf, qui propose à tous de prendre une photo au plus près de ses poils pubiens et une expo itinérante avec les meilleurs (photos bien sûr) les suivra en tournée.

    Subversif et décalé mais ô combien salvateur et drôle dans ce monde trop sclérosé.

    Culturetouf

    Urbanporn.org

    Comme vous pouvez le voir, des initiatives intelligentes et perspicaces existent, favorisant le rapprochement des artistes et des passionnés d’art, tout n’est pas perdu pour la médiation artistique et je pense même qu’internet ne peut que favoriser ce type d’initiatives et aller dans le bon sens.


  3. Comment valoriser sa formation artistique en temps de crise…?

    février 17, 2010 by admin

    Bonjour,

    Je vous invite à consulter cet article en cliquant sur ce lien  : vocatis

    où notamment il rappelle l’importance d’avoir une visibilité sur internet pour promouvoir son travail, se faire connaître et entrer peut-être dans les milieux professionnels.

    Merci

    Nicolas


  4. La faillite de spidart : mauvaise gestion ou fragilité d’un modèle économique

    février 8, 2010 by admin

    Bonjour,C’est officiel, le Tribunal du Commerce a déclaré la mise en liquidation judiciaire de Spidinvest », la société éditrice de Spidart. Cette décision sonne la fin de l’un des premiers sites de financement participatif et pose donc évidemment la question de la viabilité de ce modèle économique.Il est important de s’y attarder et de se poser quelques questions…Est-ce que le modèle économique est trop fragile ou avons nous affaire à une mauvaise gestion. La question se pose véritablement, comment ont-ils pu être dans cette situation…Alors que l’essentiel du risque financier est porté par les internautes, qu’ils avaient un nombre d’investisseurs déjà conséquents et donc un fonds de roulement considérable, ils ont coulé sans véritable explication. Espérons que le tribunal de commerce de Paris tirera tout cela au clair…C’est pour le moins pour l’instant une très mauvaise publicité pour cette nouvelle forme de financement, qui apparaît ou apparaissait comme une révolution et une alternative crédible, les concurrents comme Mymajorcompany et Nomajormusik n’ont pas manqué de le déplorer et de rappeler leurs bons chiffres…Mais surtout les artistes produits, les artistes présentés sur le site ayant réussi à collecter des fonds pour produire leur album voient leur rêve s’anéantir.%Proxy-Connection: keep-aliveCache-Control: max-age=0 Ils ne savent pas à quelle sauce, ils vont être mangé. Et cela va pour également les internautes qui ont déjà investi et ne savent pas s’ils vont pouvoir récupérer leur fonds.Tout ce qu’ils savent pour l’instant de Nicolas Claramond, c’est qu’ils vont recevoir un mail ! »dans les prochains jours un mail sera envoyé à l’ensemble des fans-producteurs ayant investi sur des artistes en cours de financement ».De leur côté, les internautes et les artistes ne restent pas inactifsUn groupe facebook a été créé pour demander un accord signé entre les artistes et les ex-producteur de spidart.De nombreux artistes tentent de continuer l’aventure de leur côté et de faire vivre l’aventure, cela va être difficile… »Pardon de vous avoir entraînés dans cette galère, de m’être laissé aveuglé par le beau sourire et les promesses du seigneur Claramond, pardon de vous avoir appelé à miser… Et merci de tout ce soutient, de cette aventure formidable, malgré le fait qu’elle finisse mal… Je resterai évidemment en contact avec les fans prods qui m’ont laissé leur adresse mail… », se lamente Kaem, l’un des artistes sur lesquels pouvaient miser les internautes.Pour en savoir plus :http://www.pcinpact.com/actu/news/54344-label-participatif-spidart-crise-concept.htmwww.numerama.com/magazine/14885-spidart-place-en-liquidation-judiciaire-toujours-autant-d-interrogations.htmlhttp://www.numerama.com/magazine/14597_2-comment-spidart-peut-il-se-trouver-au-bord-de-la-faillite-maj.htmlNicolas Dehorter


  5. La faillite de spidart : mauvaise gestion ou fragilité d'un modèle économique

    février 8, 2010 by admin

    Bonjour,

    C’est officiel, le Tribunal du Commerce a déclaré la mise en liquidation judiciaire de Spidinvest », la société éditrice de Spidart. Cette décision sonne la fin de l’un des premiers sites de financement participatif et pose donc évidemment la question de la viabilité de ce modèle économique.
    Il est important de s’y attarder et de se poser quelques questions…
    Est-ce que le modèle économique est trop fragile ou avons nous affaire à une mauvaise gestion. La question se pose véritablement, comment ont-ils pu être dans cette situation…Alors que l’essentiel du risque financier est porté par les internautes, qu’ils avaient un nombre d’investisseurs déjà conséquents et donc un fonds de roulement considérable, ils ont coulé sans véritable explication. Espérons que le tribunal de commerce de Paris tirera tout cela au clair…

    C’est pour le moins pour l’instant une très mauvaise publicité pour cette nouvelle forme de financement, qui apparaît ou apparaissait comme une révolution et une alternative crédible, les concurrents comme Mymajorcompany et Nomajormusik n’ont pas manqué de le déplorer et de rappeler leurs bons chiffres…
    Mais surtout les artistes produits, les artistes présentés sur le site ayant réussi à collecter des fonds pour produire leur album voient leur rêve s’anéantir.%Proxy-Connection: keep-alive
    Cache-Control: max-age=0

    Ils ne savent pas à quelle sauce, ils vont être mangé. Et cela va pour également les internautes qui ont déjà investi et ne savent pas s’ils vont pouvoir récupérer leur fonds.
    Tout ce qu’ils savent pour l’instant de Nicolas Claramond, c’est qu’ils vont recevoir un mail !
    « dans les prochains jours un mail sera envoyé à l’ensemble des fans-producteurs ayant investi sur des artistes en cours de financement ».

    De leur côté, les internautes et les artistes ne restent pas inactifs

    Un groupe facebook a été créé pour demander un accord signé entre les artistes et les ex-producteur de spidart.

    De nombreux artistes tentent de continuer l’aventure de leur côté et de faire vivre l’aventure, cela va être difficile…

    « Pardon de vous avoir entraînés dans cette galère, de m’être laissé aveuglé par le beau sourire et les promesses du seigneur Claramond, pardon de vous avoir appelé à miser… Et merci de tout ce soutient, de cette aventure formidable, malgré le fait qu’elle finisse mal… Je resterai évidemment en contact avec les fans prods qui m’ont laissé leur adresse mail… », se lamente Kaem, l’un des artistes sur lesquels pouvaient miser les internautes.

    Pour en savoir plus :

    http://www.pcinpact.com/actu/news/54344-label-participatif-spidart-crise-concept.htm

    www.numerama.com/magazine/14885-spidart-place-en-liquidation-judiciaire-toujours-autant-d-interrogations.html

    http://www.numerama.com/magazine/14597_2-comment-spidart-peut-il-se-trouver-au-bord-de-la-faillite-maj.html

    Nicolas Dehorter


  6. Faisons appel à nos amis belges

    février 2, 2010 by admin

    Bonjour,

    Même s’il est évident que d’autres pays et d’autres régions en ont cruellement plus besoin. Il est rassurant de pouvoir compter sur la solidarité de nos chers voisins belges et luxembourgeois dans notre belle Union Européenne. Depuis décembre 2009, ils peuvent faire un don à un organisme d’intérêt général européen sans qu’ils soient « lésés » fiscalement. Que serait la générosité sans un reçu fiscal, je vous le demande.

    « Le Luxembourg, par la loi du 18 décembre 2009 concernant le budget des recettes et des dépenses de l’Etat pour l’exercice 2010 (art. 4), et la Belgique, par la loi du 22 décembre 2009 portant des dispositions fiscales diverses (art. 13 à 16) ont intégré la possibilité de faire des dons transnationaux ouvrant droit à avantage fiscal, au profit d’organismes agréés d’autres Etats membres de l’Espace économique européen. »

    la mission du mécénat