L’Internet communautaire s’est taillé la part belle. On ne cite plus les sites de réseaux communautaires qui sont apparus et qui font une véritable percée. Des sites inconnus, il y a encore deux ans, sont de véritables mines d’or, aujourd’hui. Youtube, Facebook ( près de 300 millions de membre dans le monde, 12 millions rien qu’en France), Dailymotion, et bien d’autres…. sans oublier My space, l’ancêtre en quelque sorte, qui reste la principale vitrine internationale de projets culturels, c’est-à-dire, tout de même plus de 59 millions de visiteurs en 2007.
Ainsi, depuis maintenant quelques années, internet est l’un des premiers vecteurs de notoriété pour un musicien. La liste est longue de jeunes artistes qui ont réussi à émerger grâce à la toile, en réussissant notamment à créer le buzz autour d’eux, citons par exemple : Lily Allen, Kamini, Kate Nash, les Artic Monkeys, smily… Ils ont tous en commun d’avoir mis leurs œuvres en écoute libre sur Internet, alors qu’ils n’étaient tout simplement, si l’on peut dire, que d’illustres inconnus, en faisant le pari que le bouche à oreille, le fameux buzz cité plus haut, ferait le reste. J’en suis sûr, beaucoup d’internautes auraient été ravis de pouvoir investir ou contribuer à leur ascension.
Dès aujourd’hui, c’est possible, grâce à des sites Internet, qui proposent aux particuliers de devenir, à part entière, producteurs de musique et de miser sur les futures stars de la musique.
L’émergence des sites de financement participatif dans la musique
Globalement, le service est le même : les internautes misent sur des artistes, achètent des parts du budget de financement de l’artiste et, bien évidemment, attendent de faire des bénéfices si l’artiste rencontre le succès.
Tout a commencé en France, avec Mymajorcompany.com, qui s’est fait connaître très rapidement avec le succès tonitruant de Grégoire, qui est passé en quelques clics du statut d’illustre inconnu à star de la radio. Il n’en fallait pas plus pour valider un modèle économique et faire naître un marché où de nombreux sites allaient vouloir s’engouffrer.
Concrètement, les artistes mettent gratuitement à la disposition des internautes quelques-unes de leurs œuvres sur ces sites. Les particuliers, en investissant, achètent donc une part du budget de financement de l’artiste. Une somme palier est fixée à l’origine ; lorsqu’elle est atteinte par l’ensemble des sommes investies par les internautes, la société prend en charge l’artiste pour le lancer dans le monde de la musique. L’argent misé par les internautes sert à financer l’enregistrement en studio, la fabrication, la distribution et la promotion du CD, etc…
La somme exacte que reçoit chaque internaute producteur dépend du nombre de parts qu’il a achetées. Il est ensuite intéressé financièrement sur la sortie du disque (il est coproducteur), à ce titre, il reçoit des « royalties ».
mardi 20 octobre 2009