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  1. Introduction

    octobre 1, 2009 by monartiste

     » Dites-moi et j’oublierai. Montrez-moi et je me souviendrai.
    Impliquez-moi et je comprendrai »
    CONFUCIUS,

     

    Bonjour,

    A l’origine, cet espace avait pour vocation à être un lieu de découverte du projet MonArtiste et de partage de notre philosophie, il est devenu l’un des premiers sites d’information sur les nouvelles pistes (ou voies) de financement de la création. J’y publie mes découvertes, mes analyses, un ensemble de contenus liés à ces solutions innovantes de financement, mais aussi de partage qui émergent grâce au web. 

    La révolution du financement, de la production et de la diffusion de la création est en marche. Internet ouvre de nouvelles perspectives et bouleverse les règles qu’on le veuille ou non. 

    Le défi est de taille pour chaque créateur…

     

    Comment exister dans cette nouvelle économie d’abondance ? Comment se réinventer (avec internet ?) pour réussir à satisfaire ce public avide de nouveaux modes d’accès à la culture et au divertissement et de nouvelles expériences

    Quel modèle économique inventer ou adapter pour financer la création et s’émanciper alors que le public (le jeune en particulier) est de moins en moins prêt à payer, que la publicité va s’éparpiller et que les chaînes vont par voie de conséquence s’appauvrir et ne plus rechercher la qualité..

    Je vous laisse découvrir le discours d’Alex de Iglésia, qui résume assez bien ces enjeux et pourquoi nous ne devons pas avoir peur de s’adapter.

     

    Il ne va sans dire que le chemin est encore long avant qu’une culture libre s’impose, mais il démontre qu’en agissant, on peut faire évoluer le système et les mentalités. Maîtriser toutes ces possibilités, aller à la rencontre du public pour mieux les connaître va permettre non seulement de faire de meilleurs films plus proches du spectateur, mais aussi d’atteindre cet objectif ultime. Le plus beau n’est-il pas de pouvoir partager, communiquer et créer grâce et avec son public.
    D’ où une nouvelle fois, des interrogations et des choix à faire…

    N’hésitez pas à me contacter, si des questions subsistent. Je suis à votre disposition.

    Nicolas

    Retrouvez- moi aussi sur la page dédiée leguideducrowdfunding.com


  2. L’AMF ET L’ACP REAGISSENT ENFIN EN PUBLIANT UN GUIDE DU FINANCEMENT PARTICIPATIF

    mai 16, 2013 by admin

    L’ACP et l’AMF ont constaté le grande diversité des modèles de financement participatif et de services offerts. Afin de faciliter la compréhension du mécanisme et de la réglementation de la finance participative, L’ACP et L’AMF ont rédigé un guide complet reprenant les textes relatifs à chaque pan d’activité de crowdfunding réalisées sur le territoire français.


  3. Sortie du film El Cosmonauta en salle – Les 7 leçons que l’on peut tirer de cette réussite

    mai 14, 2013 by admin

     

    C’est autant de conseils que pourraient donner l’équipe du film et que peuvent méditer tous les créateurs ou porteur de projets innovants.

     

     

    L’équipe vous explique le projet avec enthousiasme, suivez-les…


    Première chose à faire, bien s’entourer :

    La réalisation du projet « El cosmonauta » est avant tout une aventure humaine, près de 30 personnes collaborent ou ont collaboré ponctuellement au développement du film. Tous se sont investis sans compter pour la beauté du projet, tous ont accepté de différer leur paiement pour permettre au projet de naître et de grandir.

    Comme l’équipe dirigeante de Riot Cinema Collective, composée de Carola Rodriguez, Bruno Teixidor et évidemment de Nicolas Alcalà, vous devez pouvoir vous entourer d’un réseau de personnes de différentes compétences qui en leur laissant toute liberté pourront donner leur meilleur.

    Ils savent comment fonctionne le milieu de cinéma et ont une vision claire de ce qu’ils souhaitent faire :

    Les négociations dans le milieu du cinéma sont très durs, des centaines de projets tous aussi bons les uns que les autres meurent sur le bureau de producteurs. Réussir à réaliser son projet pour un jeune réalisateur, d’une manière « classique » en bénéficiant des subventions est devenu presque impossible. Très rapidement, ils ont compris que produire d’une manière indépendante était la seule façon de réaliser ce projet. Utiliser internet est aussi pour eux le moyen de se démarquer, d’attirer la lumière dans un contexte difficile, tout en sachant que les risques sont calculés. Bénéficier du soutien des internautes a permis de commencer à mettre les choses en marche et de s’affirmer face aux productions classiques.

    Ils ont repéré une tendance, et embrasse le changement.

    Depuis longtemps, ils ont cette vision, internet n’est pas un frein, mais au contraire un outil formidable de promotion et de diffusion. Ils souhaitent ainsi être les premiers à démontrer que l’on peut bousculer le modèle traditionnel de production et de diffusion et réussir à faire du cinéma comme on le souhaite et en diffusant son film comme on aime les voir.

    Dans un contexte où l’industrie cinématographique est confrontée à un bouleversement, à une totale remise en question de la manière de consommer et de diffuser ses produits et ses films. Pris de panique, elle a longtemps cherché à se défendre et à criminaliser les internautes (à travers les lois sinde en Espagne ou Hadopi en France). Les jeunes producteurs pensent au contraire qu’il ne sert à rien de lutter contre la consommation ou contre la liberté qu’offre internet, comme dans d’autres domaines notamment le musique, ce sont les producteurs de films qui doivent chercher de nouveaux modèles économiques et s’adapter. C’est pour cela qu’ils proposeront pour la première fois, gratuitement, l’intégralité du film en téléchargement sur internet.

    Ils comprennent que le contenu est roi

     

    Il ne sert à rien de promouvoir les nouveaux modes de financement et de diffusion, si c’est pour faire un film de piètre qualité. Le meilleur moyen de montrer ce que l’on sait faire, c’est de le faire, même si l’on a peu de moyens.

    Le premier teaser et les premiers documents explicatifs ont tout de suite étaient appréciés et les internautes ont tout de suite compris ce qu’ils souhaitaient faire.

     

     

    Quatre mois seulement après, mille producteurs les soutiennent déjà et ils signent avec des investisseurs privés (investissement minimum 1000 €).

    Ils connaissent la valeur d’un réseau social

     

    Les réseaux sociaux, Twitter et Facebook ont ça de formidable, Postez quelque chose de qualité et de valeur sur eux et cela se répandra comme une traînée de poudre, même aux personnes non liées au préalable avec vous.

    Aujourd’hui, le film compte déjà plus de 4000 amis sur Facebook et plus de 2000 followers sur Twitter.

    L’important est de toujours s’appuyer sur la philosophie que l’on s’est donné, de commenter et partager les décisions que l’on peut prendre avec la communauté. Cela permet évidemment d’acquérir une certaine confiance et légitimer les actions menées et d’aller toujours plus loin dans la réflexion.

    Grâce à la communauté des internautes, dont ils ont  pu tirer une certaine légitimité… ( en le finançant, on peut être sûr qu’il souhaite le voir, non ? ). Ils ont pu très rapidement attirer l’attention des médias et des investisseurs.

    Autopromotion est nécessaire

     

    Dans le monde moderne, c’est une nécessité. Le projet  « El cosmonauta » aurait pu être un autre projet indépendant de science fiction, que malheureusement personne ne voit. Ils ont très vite compris la puissance marketing et de communication d’un tel projet dans un contexte de lutte contre le téléchargement illégal et de crise du cinéma. Ils sont très vite apparus comme un  contre modèle, comme une alternative à la répression.

     

    Ils embrassent le changement en favorisant le partage et la liberté

     

    Les lois anti téléchargement ne sont pas la solution et culpabiliser les internautes ne l’est pas tout autant.

    Probablement la leçon la plus importante à retenir, est qu’ils arrivent à démontrer qu’aujourd’hui plus que jamais on peut innover grâce à internet. La promotion et la diffusion est vitale pour le cinéma, il faut aller chercher les spectateurs où ils sont.

    Ils ont reçu d’ailleurs dans cette démarche un soutien important en la personne d’Alex de la Iglésia, qui lors du discours à la cérémonie des Goyas 2011, n’a pas hésité à présenter internet comme l’avenir du cinéma. ( Ce qui de la part du président de la cérémonie a un peu provoqué la polémique, vous pouvez vous en doutez, je vous invite à voir cela  )

    Voici la vidéo

    Discours d’Alex de la Iglesia au Goya 2011.

     

     

     


     

     


  4. Cinéma, internet et chronologie des médias, « El cosmonauta » en simultané à la télévision, en salle et sur internet !

    mai 13, 2013 by admin

    Le grand défi du cinéma à l’ère du numérique demeure l’adaptation de la chronologie des médias. Même si certaines expériences de diffusion simultanée multisupports ont rencontré un réel succès, il n’empêche qu’elles restent exceptionnelles et ne justifient pas forcément de jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Prenons par exemple, le film Home. Diffusé gratuitement sur YouTube 10 jours avant sa diffusion TV et sa distribution DVD simultanée, le film a rencontré un réel succès auprès du public. Mais il faut garder à l’esprit que sa production avait été principalement financée par le mécénat et qu’il s’agit d’un film particulier. Un autre exemple qui est revenu régulièrement tout au long de la conférence : L’année de la jupe, diffusé simultanément en salles et à la TV. Financé par la télé, il est apparu que la distribution cinéma n’a pas été cannibalisée par la diffusion TV.

    Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à le réaliser.

    Envisageons d’abord la distribution

    Internet est-il le nouvel espace de liberté ?

    Internet est un outil formidable pour les créateurs ambitieux, souhaitant créer en dehors du système classique. Beaucoup de réalisateurs doivent faire face à une concurrence impitoyable. Faute de distributeur, beaucoup sont morts sans même être vu, internet offre l’opportunité d’aller à la rencontre de son public, de sortir du circuit classique, de se départir de la nécessité d’un distributeur et d’être diffusé certes d’une manière plus sauvage, mais d’être vu…

    Je reviens pour commencer sur deux beaux exemples portés par des artistes, qui ont fait d’internet leur principale arme et dont la science de la communication et du teasing pourrait être érigé en art.

    Four Eyed Monsters est un long métrage dirigé par Arin Crumley et Susan Buice. C’est sans doute l’un des meilleurs exemples de ce que peut permettre le partage sur internet. Le projet débuta en 2004 et sortit en 2006. Durant cette période, les cinéastes réalisèrent neuf web épisodes téléchargeables sur Itunesstore. Chaque épisode a été visionné près de 50 000 fois.

    Dans cinq villes des Etats-Unis, Ils organisèrent des projections en avant-première pendant le mois de septembre, (un jeudi qui plus est sur toute une journée). Cela s’est soldé par une belle réussite, au total 1691 personnes ont assisté aux séances, ce qui représente une moyenne de 70 personnes par projection, alors que la moyenne pour un film indépendant est de 7 personnes par projection. Permettre aux internautes de visionner leur travail en amont a alimenté le bouche à oreille, à favoriser la création d’une communauté. Les gens se sont déplacés pour voir le film, même s’il était disponible sur internet. Ensuite, ils ont obtenu le prix du festival Hidden Gems qui leur permit de présenter leur film dans 31 salles pendant la période de la Saint Valentin, pour un chiffre d’affaire de 13 253 $.

    Afin de rentabiliser le film, (qui coûta 100 000 $ selon les derniers chiffres), ils le diffusèrent sur You Tube et s’associèrent au site musical Spout.com, ainsi pour chaque membre  inscrit en passant par eux, ils recevaient 1$. Four Eyed  Monsters utilisa donc un modèle de financement participatif indirect. Même si je ne suis pas totalement convaincu par ce dernier modèle de financement, il y a des pistes à creuser qui vont dans ce sens, cela peut être une source de financement complémentaire intéressante.

    En France, nous ne sommes pas en reste avec  Vincent Moon, réalisateur français qui utilise également beaucoup internet pour financer et diffuser son travail. (Efkterlang, petites planètes). Il appuie quant à lui sur un autre levier pour amener les gens à voir son travail. Le porteur du concept de la blogothèque, a construit un événement autour de la diffusion de son dernier film An Island. En s’inspirant tout simplement des concerts live où une alchimie et une rencontre se réalisent parfois avec le public, il a organisé des séances privées de visionnage. Je vous rappelle le principe qui est somme toute assez simple, tout le monde pouvait organiser une projection du film à partir du moment, où celle-ci s’organisait dans un lieu pouvant accueillir au minimum 5 personnes et que l’entrée soit gratuite. Le choix du lieu était totalement ouvert, cela pouvait être chez soi, dans une bibliothèque, ou encore dans un bar.

    Créer l’événement : pour favoriser le partage et la création de valeur. 

    Aujourd’hui, ce film est disponible en téléchargement, en DVD et en Pack Deluxe. La possibilité est même laissée de faire un don, si l’on a déjà eu la chance de voir le film. Place au partage et à la valeur ajoutée sur cette page. On peut donner ce que l’on veut pour télécharger le film et le Pack DVD disponible en jette vraiment, une petite vidéo de présentation, vous laisse entendre, que vous allez acheter un vrai objet de collection.

    Pour découvrir la vidéo sur le pack, elle est disponible sur le site et sur Flickr

    El cosmonauta

    Pour tout savoir sur la production et la distribution du film, vous pouvez télécharger le plan d’affaire sur leur site 

    Le film va être visible en même temps sur Canal plus Espagne, en salle lors de grandes fêtes et rencontres à Madrid et Barcelone et évidemment sur internet.

     Extrait et suite sur le blog du cosmonaute

    Ils ont toujours souhaité que le spectacteur puisse voir leur film, où il veut, quand il veut et comment il veut

    En fait, je souhaite qu’il en soit ainsi pour tous les films. Il est difficile de maintenir un système basé sur la rareté lorsque l’on trouve tout ce que l’on veut sur internet.

    Passage d’une économie de la rareté à une économie d’abondance.

    Les raisons sont nombreuses et diverses, certaines plus morales ou philosophiques que les autres, mais la réalité du numérique s’imposent et mettent à mal les anciens systèmes de distribution de films.

    La fin de la chronologie des médias annoncée ?

    Avant le film avait quatre vies, d’abord dans les salles, puis quelques semaines plus tard en DVD, puis  en payperview ( télévision payante ) et enfin bien plus tard sur la télévision gratuite. Mais ce modèle basé sur la télévision n’a presque plus de raisons d’être, tout simplement parce que le web apporte de nouvelles habitudes de consommation de film.

    Avant l’exploitant et le distributeur pouvaient se mettre d’accord et trouver un terrain d’entente. Mais avec Internet, le terrain change, les règles doivent changer aussi. Le web fait entrer un nouvel acteur l’internaute-spectateur. Internet est un outil hyper-puissant, lorsqu’il est utilisé à bon escient, il peut faire de grande choses, à l’inverse il peut détruire aussi, mais ce dont on est sûr c’est que lorsque vous avez découvert ses possibilités..Il est impossible de revenir en arrière.

    Nous en avons pris conscience très tôt et avons décidé d’au lieu de lutter et d’aller contre l’évolution, que nous pensions inévitable, nous avons décidé d’embrasser le changement et de profiter des nouveaux atouts et possibilités qui s’offraient à nous…

    C’est pour cela que notre film sera visible partout en même temps 

    Source :  http://www.elcosmonauta.es/blog/


  5. La Culture « Makers » comme mode de pensée et le partage comme philosophie

    mai 9, 2013 by admin

     

    Séjour à Barcelone et sortie mondiale du cosmonaute oblige, je ressors et met en en lumière ce projet qui me tient à coeur.

    elcosmonauta

    «  On n’a pas d’argent, mais on a des choses à dire. A montrer. A partager »

    Derrière cette vague créative, il y a une volonté également de jeunes professionnels qui n’est pas encore véritablement pris en compte par les instances publiques comme le Centre National de la Cinématographie, d’affirmer son indépendance et de réaliser les films qu’ils souhaitent, comme ils le souhaitent sans carcan. Avoir à l’esprit de franchir une nouvelle étape au cinéma indépendant,  faisant en sorte que le terme « indie » ne soit pas aujourd’hui uniquement un qualificatif pour ranger les films dans une case. Au cours des quinze dernières années, le monde du cinéma a fait d’énormes efforts pour démystifier le processus de production et donner accès au cercle fermé du financement et de la distribution. C’est un premier pas, mais elle n’a pas donné aux cinéastes l’indépendance, le  vrai pouvoir de faire le film qu’il souhaite. Courir après le financement et essayer de mieux comprendre les subtilités de la production ont sans nul doute distrait la profession et tout particulièrement les jeunes réalisateurs indépendants de ce qu’ils devaient véritablement entreprendre.

    Je reprends les propos de Ted Hope qui n’a pas hésité à pousser un cri et qui résume assez bien l’état d’esprit actuel d’un certain nombre d’acteurs du monde du cinéma indépendant.

    « nous avons appris à faire des films et la façon de les mettre sur le marché, c’est à notre génération de franchir une nouvelle étape en s’adjugeant la commercialisation et la diffusion des films, pour réussir à les faire comme on le souhaite et à les voir comme on souhaite les voir. Evidemment, nous avons aujourd’hui plus de possibilités et il n’y a jamais eu autant de films, mais ce n’est pas encore la liberté. Nous devons assumer la responsabilité de raconter des histoires uniques d’une manière unique. Nous nous voulons innovateurs et révolutionnaires, mais cela nous vaut des responsabilités supplémentaires. C’est à nous de prendre notre avenir en main, de mieux connaître les attentes du public, d’aller à leur rencontre et de leur permettre de choisir, d’une manière intelligente. Pendant quinze ans nous avons transposé des modèles économiques existant, plutôt que d’avoir développé un modèle propre au cinéma indépendant en adéquation avec notre vision. Nous sommes à l’aube d’une culture cinématographique libre et gratuite, mais il est nécessaire de remettre en cause les fondements de l’industrie cinématographique, ne pas avoir peur de renoncer à la gloire, et cesser de demander aux autres de distribuer et commercialiser pour nous ? Si l’on possède la liberté de pouvoir raconter les histoires que nous souhaitons, nous devons réfléchir et travailler ensemble à un espace pouvant les accueillir. Nous devons nous éloigner du rêve de gagner les oscars pour fonder une communauté de cinéma libre. Nous devons prendre conscience que le développement de cette culture libre nous engage sur un chemin très différent et loin du prestige qu’offre les productions spécialisées indépendante, mais nous y gagnerons ce qui n’a pas de prix, la fin de l’autocensure.  Mais pouvons-nous accepter que d’être cinéaste, c’est prendre la responsabilité totale de nos films, de la production à la distribution et la promotion ? L’indépendance est à notre portée, mais nous devons faire ce que nous avions jamais fait auparavant: nous devons choisir !

    Repenser l’économie du cinéma indépendant et offrir ce que nous pouvons faire de meilleur à une audience désireuse de nouveautés et d’expériences est la plus belle des victoires…

    l’autoproduction n’est  plus l’apanage d’artistes en herbe mais devient le modus operandi d’un nombre croissant d’artistes établis, confrontés à la réduction drastique des opportunités qui se présentent à eux dans les maisons de production. Ils s’accaparent les nouveaux moyens de production et diffusion qui apparaissent pour tirer leur épingle du jeu et conserver toute leurs libertés d’action et de création.

    L’actuel modèle économique de l’industrie audiovisuel s’appuie sur des consommateurs qui ne font pas de choix, qui agissent par impulsion et consomment ce qu’on leur propose (télévision broadcasting) et qui répondent à leur besoin. Nous devons leur donner les moyens de faire des choix. Le numérique leur offre la possibilité d’avoir accès à un contenu exceptionnel, mais pour pouvoir choisir d’une manière intelligente et non impulsive, il faut pouvoir rechercher selon ses goûts et savoir où chercher en s’appuyant sur sa culture. Lorsque nous ne verrons plus les internautes comme des ennemis, que nous les impliquerons dans les processus et ne seront plus considérés comme des consommateurs, les choses changeront et le cinéma retrouvera de la valeur à leurs yeux. Nous allons pouvoir atteindre un public avide de nouvelles expériences et d’émotions.  Nous pourrons nous laisser guider, car pour la première fois, nous pouvons être en contact réel avec eux grâce aux réseaux sociaux, dépassant la simple relation de vendeur consommateur.

     Ainsi une nouvelle fois le problème du cinéma indépendant, au-delà de la difficulté de pouvoir se financer, c’est de trouver son public. D’où la nécessité (très bien comprise par cette nouvelle génération) de trouver une nouvelle façon de financer la création, mais aussi de pouvoir se faire connaître et être diffuser. Il s’agit non pas uniquement une question de financement ou de perte financière comme essaye de le faire croire l’industrie, mais aussi une question de diffusion. C’est une stratégie globale de financement et de diffusion qu’il convient d’inventer et de mettre en place.

    Le projet de long métrage espagnol « El cosmonauta » fondé sur la participation des internautes, du co-financement au processus créatif et à la diffusion est pour moi  emblématique de cette vision globale qu’il faut adopter.

    Ce  projet de cinéma porté par une jeune société de production madrilène, Riot Cinema, est caractéristique de ce nouveau courant, s’affirmant grâce à internet et s’appuyant sur le public pour exister. De cette nouvelle stratégie gagnant-gagnant émerge un nouveau modèle plus créatif, plus libre et complètement adapté au spectateur.

    Les trois membres de Riot Cinéma Collective voient plus loin que la protection des droits d’auteurs contre l’utilisateur, en s’appuyant sur les nouvelles tendances et les nouvelles habitudes de consommation amenés par internet comme la prise de pouvoir des consommateurs, la libéralisation des contenus et la recherche de l’expérience et de la valeur ajoutée. Mais comment envisagent-ils concrètement le financement de la création ? Alors que la chaine de financement classique s’enraye, à qui pourra-t-on s’adresser pour financer un long métrage, lorsque l’on sait que le budget moyen tourne autour de 2,5 millions d’euros ? Les chaines de télévision affaiblies par la chute des revenus publicitaires ne sont déjà plus dans la course, s’adresser directement aux internautes est-il possible et cela suffira-t-il ? Un modèle économique s’appuyant sur la libéralisation du contenu est-il viable ?

    La révolution numérique a totalement bousculé le modèle économique du cinéma. A travers le projet « El cosmonauta », ils nous démontrent que développer un long métrage de science fiction loin de l’industrie est possible. En redéfinissant le modèle de production et de diffusion, ils ont réussi à s’affirmer et s’exprimer librement. Ils répondent à de nombreuses questions laissées en suspens par la lamination du circuit indépendant par la crise.

    Ils écrivent une nouvelle page de l’histoire du cinéma indépendant et l’espoir de voir émerger et s‘épanouir une culture libre demeure.

    Une nouvelle histoire s’écrit à laquelle Hitchcock aurait sans nul doute aimer participer

    Les moyens financiers seront forcément moindres que dans des productions classiques ou sans l’appui de noms prestigieux. Cependant il s’agit de prendre de court les grands studios grâce à l’état d’esprit frondeur et solidaire des communautés d’utilisateurs de réseaux sur Internet. Les mêmes qui piratent les blockbusters seront finalement ravis de participer à des projets qui les rendent acteurs d’une véritable aventure artistique.

    Une nouvelle dynamique que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock, lui  qui expliquait qu’il était prisonnier des compromis financiers et commerciaux :

    « Que se passerait-il si l’on donnait à un peintre une toile vierge qui a elle seule vaudrait un million de dollars, une palette de 250 000 dollars, 300 000 dollars de pinceaux, une boîte de couleurs de 750 000 dollars et qu’on lui dise ensuite de faire ce qu’il désire selon son inspiration, mais sans perdre de vue que le tableau terminé doit rapporter 2 300 000 dollars ? »

     

     

     


  6. Cinéma indépendant : l’autoproduction et « autodistribution » comme solutions grâce à internet !

    mai 7, 2013 by admin

    Une nouvelle génération de jeunes cinéastes prennent, pourrait-on dire le contre-pied de ce que font les studios et les majors, en faisant le choix de l’ouverture et du partage. Ils prennent des initiatives, explorent de nouvelles pistes et n’ont pas peur d’exploiter tout ce qu’offre les nouvelles technologies pour développer de nouveaux modèles économiques et trouver une alternative au tout répressif. Ils s’affirment et s’expriment en toute liberté en s’appuyant sur leur public et en utilisant des nouvelles solutions de financement et de partage comme le crowdfunding et les licences Creatives Commons.

    L’autoproduction et «  autodistribution » comme salut grâce à internet.

    «  Nous avons le pouvoir de tout réinventer avec cet outil spectaculaire qu’est internet. Nous avons les moyens en restant au contact du public de développer un vrai cinéma indépendant. »

    Ces jeunes réalisateurs souhaitent voir en ces chamboulements, l’opportunité d’un changement et l’occasion de développer un vrai cinéma indépendant. Ils prennent conscience qu’ils sont à l’aube de pouvoir connaître une culture libre, où pourra régner le partage et où la créativité sera à l’honneur. Aujourd’hui, si quelqu’un veut tourner, grâce au numérique, il peut tourner. Vite. Tout de suite. Mais alors qu’ils sentent à peine le souffle de la liberté, la flamme peut déjà s’éteindre par l’intervention de forces contraires et contre-productive des grands producteurs, qui préfèrent mettre des barrières, limiter et maintenir un système obsolète. Le principe, selon lequel toutes les informations, que cela soit celle des créateurs ou du public soient traités de la même manière au sein de la toile, que l’on appelle communément « neutralité du web » est déjà en danger. Les entreprises de télécommunication, médias, les grands studios hollywoodiens tentent de se maintenir en haut de l’échelle.  Leur modèle datant de la révolution industrielle du XIXe siècle, basé sur l’accumulation capitaliste et une économie de la rareté, est largement remis en question sous la poussée de forces technologiques mais aussi sociales (fin des hiérarchies traditionnels, communautarisme, prise de pouvoir des consommateurs et apparition de nouvelles valeurs comme l’investissement éthique).

    Artistes entrepreneurs, jeunes adeptes du DIY, collectifs d’artistes, le monde d’après la crise est entre leurs mains et l’avenir leur appartient.

     Ils n’ont pas encore toutes les solutions, mais souhaitent prendre leur destin en main et s’émanciper du système grâce à internet. Face aux évolutions d’usages et aux nouvelles habitudes de consommation medias, il faut établir de nouvelles règles, nous changeons de terrain, changeons de stratégie. Ce nouveau modèle ne se fera pas sans le public et tout particulièrement les internautes. Ils ne voient justement pas les internautes comme des ennemis et s’insurgent même contre la criminalisation du téléchargement, qui est devenu une habitude de consommation. Comme n’hésite pas à le dire l’un des meilleurs représentant de cette nouvelle vague,  Nicolas Alcàla, le réalisateur d’El Cosmonauta : « Ne permettons pas que l’industrie du divertissement, utilise le droit d’auteur, créé pour protéger la création et les auteurs, pour limiter l’accès à la connaissance. Internet réussit là où échoue les ministères culturels publics, c’est-à-dire promouvoir et diffuser la culture. Un film sans public n’a aucune valeur, ce sont eux qui donnent un sens à ce que nous faisons, nous ne devons jamais l’oublier. Ils ne peuvent être considéré comme des criminels parce qu’ils prennent ce qui est à leur portée. Et si la majorité ne va plus au cinéma, c’est à nous de nous adapter. S’ils préfèrent voir notre travail sur un ordinateur, à nous de leur proposer ce qu’ils veulent tout en leur rappelant que nous n’existons que par eux. Les contenus doivent aller où se trouve le spectateur et la seule chose que nous devons faire c’est de leur faire accepter nos nouvelles règles en leur proposant de la valeur ajoutée. Il faut leur donner envie d’acheter et de vivre une expérience, mais cela ne peut se faire par une contrainte imposée par des lois répressive.»

     


  7. Retour sur la solution de micro paiement Flattr

    mai 2, 2013 by admin

    Des artistes font le choix de l’ouverture et du Partage. Sur internet on ne paye et l’on ne payera plus pour consommer, mais l’on paye pour la qualité et l’appréciation que l’on en a eu.

    Analyse : quel est ce nouveau concept

     

    Liberté, Communauté, plaisir

     

    L’idée centrale est de permettre à ceux qui le souhaitent de féliciter et de soutenir le travail d’auteurs de contenus qu’ils apprécient en faisant don d’une partie d’une « cagnotte », dont le montant est déterminé par chaque utilisateur. Le principe est donc simple: grâce à un bouton intégré sur le site, l’internaute manifeste sa volonté de remercier l’auteur en cliquant dessus. Chaque membre de Flattr signale ainsi les contenus qu’il a appréciés, et la somme qu’il a injectée dans sa cagnotte se répartit automatiquement et équitablement entre eux.

    Flattr se rémunère quant à lui en prenant une commission de 10 % sur les versements.

    Toujours dans un esprit communautaire

    L’internaute devient un maillon essentiel de leur processus, pour la première fois il n’est pas pris uniquement pour un consommateur, il fait parti intégrante de la communauté.

    L’intéressant dans cette démarche, c’est que pour recevoir des dons, il faut tout d’abord créditer un compte afin de donner et participer à la communauté. Cela s’inscrit bien dans une stratégie gagnant–gagnant à développer sur la toile pour favoriser les liens sur internet.

    Discussion avec Peter Sunde, l’initiateur de Flattr, ancien porte parole de Pirate Bay

    ITW de peter sunde tiré de l'article du  11 février 2011 de 
    Source : OWNI 

    Ancien porte-parole de Pirate Bay, le Suédois Peter Sunde a décidé de changer de braquet. L’année dernière, il a fondé Flattr, un innovant service de micropaiement à destination des blogs. Il justifie ce choix de la monétisation.

    Lorsque le cofondateur d’un des moteurs de recherche de torrents les plus connus du monde parle de la nécessite pour les personnes d’être rémunérées pour leurs créations, c’est d’abord le scepticisme qui s’installe. Pourtant, Peter Sunde, ancien porte-parole de The Pirate Bay, est convaincu que non seulement les gens devraient payer pour ce qu’ils consomment en ligne mais qu’en plus les internautes le veulent aussi.

    Flattr, créé par Sunde et Linus Olsson en mars 2010, ouvre la voie. Similaire au bouton “like” de Facebook, Flattr permets à ses utilisateurs de donner une somme d’argent de leur choix aux sites web qui sont membres. Chaque mois, les utilisateurs paient Flattr un minimum de 2€. Ils peuvent “flatter” autant de sites Internet qu’ils le souhaitent et en fin de mois, les 2€ (ou 20€ ou 50€…) sont divisés entre les sites qui ont été cliqués, auxquels on sosutrait 10% de frais. Les utilisateurs peuvent aussi ajouter le bouton Flattr sur leur site.

    Le processus est simple, ne requiert qu’un minimum de connaissances techniques et empêche les abonnés de dépenser plus que la somme qu’ils ont prévue. Owni.fr a rencontré Peter Sunde à Bombay, où il assistait à une conférence sur l’archivage, pour lui parler des ses derniers projets et de ses expériences passées.

    Qu’est ce qui rend Flattr différent des autres systèmes de micropaiements ?

    L’idée avec Flattr, c’est de créer un système simple d’utilisation pour que les gens puissent partager de l’argent sur Internet, dans un contexte d’abondance de l’information. On ne peut pas vraiment payer pour tout et ce serait même trop pénible de devoir payer pour tout. Flattr est un système particulier. Nous ne croyons pas que ce soit le système adéquat pour payer pour tout – on a besoin de plusieurs systèmes.

    Existe-t-il un nombre suffisant de personnes prêt à payer pour quelque chose qu’ils pourraient avoir gratuitement ?

    Prenez la Croix Rouge. C’est l’une des plus grandes organisations dans le monde. Ils ont des milliers et des milliers d’employés et ils reçoivent de l’argent. Pour nous, il est clair que les gens sont prêt à donner, c’est juste difficile et compliqué pour eux de le faire.

    Mais il existe une différence entre une organisation caritative et un blog.

    Les gens ont aussi besoin de culture. La culture est un élément tellement important dans la vie de tout les jours que les gens sont vraiment partant pour payer. Ou pour filer un coup de main plutôt que simplement payer. Ils veulent rémunérer les gens pour ce qu’ils créent.

    Combien d’utilisateurs sur Flattr ? Et où le service est-il le plus populaire ?

    Nous avons 70.000 utilisateurs, dont 30% sont des créateurs qui veulent se faire “flatter”. Mais ils doivent aussi dépenser de l’argent. C’est un système égalitaire dans lequel tout le monde doit s’engager et s’investir. Beaucoup de nos membres sont allemands. Les blogs politiques, les podcasts et les médias sont ceux qui se font le plus d’argent. Nous nous sommes rendu compte un jour que deux journaux allemands s’étaient inscrit sur Flattr à juste un jour d’intervalle. Mais ce n’est pas qu’une question d’argent. Il s’agit aussi pour eux de diffuser leurs articles parce Flattr, qui est un mélange de StumbleUpon, du bouton “like” de Facebook et de PayPal, permet de découvrir des nouvelles choses.

    Vous préférez ne pas qualifier Flattr de système de paiement. Pourquoi ?

    Payer nécessite avoir de l’argent ou prendre un crédit. Utiliser Flattr, c’est plus un acte volontaire. C’est davantage un encouragement, ou éventuellement un don. Ca montre aussi une certaine forme de soutien social. Si vous avez 400 “like” sur Facebook, cela veut seulement dire que 400 personnes ont cliqué sur un bouton. Mais avoir 400 “flatteurs” signifie que 400 personnes ont tellement aimé quelque chose qu’ils sont prêt à le soutenir financièrement, ce qui est une grosse différence.

    Vous dites aussi que vous ne voulez pas savoir qui donne de l’argent à qui.

    Si vous en savez trop sur les gens, la gestion devient un problème. Nous ne voulons pas construire un système où nous connaissons tout sur tout le monde. Quand on utilise Facebook, ils savent tout ce que vous faîtes, nous voulons être un contre-poids à cela. En plus, nous n’avons pas besoin de savoir, donc pourquoi devrions-nous essayer ?

    Quel futur voyez-vous pour Flattr ?

    D’abord, on a besoin de devenir très gros en termes de taille. Je veux que les gens soient capables d’en rémunérer d’autres. Un million d’utilisateurs à la fin de cette année (2011) est l’objectif minimal, même si j’espère que le chiffre sera plus proche de 5 millions. Ensuite, je veux introduire un système de paiement direct pour rendre possible l’achat de choses en utilisant Flattr.

    Ne pensez-vous pas que ces discours sur la rémunération venant d’un des cofondateurs de The Pirate Bay puissent surprendre pas mal de gens?

    L’idée de The Pirate Bay n’a jamais été de dire que les choses ne devaient pas avoir de coût. Il s’agissait de faire en sorte que les gens soient capable de partager de l’information, sans se soucier de ce qui était échangé. Sans censure ni filtre, ainsi nous n’introduisons pas de valeurs éthiques ou de moral dans votre vision du monde. C’est simplement une plateforme, rien de plus. Un moyen de transport pour l’information. Et cela ne devrait rien être d’autre. De la même manière qu’un FAI ne devrait pas décider quel site vous pouvez ou ne pouvez pas accéder.

    Mais le nom lui-même suggérait le piratage.

    Un pirate, c’est quoi? La définition vient d’une industrie qui appelle tout ceux qui ne font pas ce qu’elle veut des pirates. Nous avions envie de nous réapproprier ce mot, le rendre cool. Il était plus question de subvertir socialement ce que le mot signifie que de dire: “nous allons voler toutes vos affaires”.

    Est-ce que vous pensez que Flattr attirerait autant l’attention si vous n’aviez pas été impliqué dans The Pirate Bay ?

    Il est clair que non. Et bien sûr, nous en tirons en quelque sorte partie. Ca nous fait économiser en marketing. Je vais dans des conférence, j’y parle de Flattr et on me paie pour ça. Mais je ne considère pas Flattr comme une entreprise comme les autres. Le but n’est pas de se faire de l’argent, l’objectif est de changer les choses. Ce n’est pas une entreprise “non-profit” stricto sensu, mais je la voie plutôt comme une une façon de financer d’autres projets similaires.

    Comment vous êtes-vous retrouvé à participer à The Pirate Bay?

    Au début, j’étais engagé dans Piratbyrån (“le bureau piratage”). En Suède, il y avait l’Antipiratbyrån (le bureau anti-piratage) qui était principalement un groupe de lobbyistes d’Hollywood œuvrant en Suède. Donc des artistes, des hackers, tout ceux qui étaient engagés et intéressés par Internet ont lancé Piratbyrån, qui était alors un projet pour rigoler. Au début, il y avait peut-être 40 personnes qui y travaillaient sur de nombreux projets, l’un d’eux étant Pirate Bay. A l’époque, tout le monde utilisait des connexions directes pour le partage de fichiers, ce qui n’était pas terrible d’un point de vue légal et c’était surtout très lent. BitTorrent était largement supérieur et nous voulions nous assurer que les utilisateurs pouvaient comprendre son fonctionnement et qu’il soit en suédois. En fin de compte, il a pris beaucoup d’importance et est devenu un projet indépendant, séparé du reste.

    The Pirate Bay a souvent été menacé d’actions en justice par quelques unes des entreprises les plus puissantes du monde. En tant que leur porte-parole, comment est-ce que vous avez réagi ?

    On a commencé par faire pas mal de recherches au niveau légal. Et nous avions l’aide de Mikael Viborg, qui est probablement l’une des personnes les plus talentueuses en Suède dans le domaine de la propriété intellectuelle. Nous avons aussi compris qu’une firme américaine ne peut pas venir et citer des textes de droits étasuniens dans une cour de justice en Suède. Nous leur envoyions des cartes montrant où est la Suède et disant « nous ne sommes pas encore partie intégrante des Etats-Unis ». Nous leur envoyions aussi des photos d’ours polaires qui disaient “Vous avez peut-être des problèmes de droit d’auteur mais ici nous avons des problèmes avec des ours polaires qui essaient de nous manger”. Et les entreprises ne savaient pas quoi répondre.

    Vous êtes célèbre pour avoir dit que vous préféreriez détruire par le feu tout ce que vous possédez plutôt que de payer l’amende de 3,6 millions d’euros exigé par le verdict de la cour en Suède.

    Je ne pense pas être coupable de quoi que ce soit. Je n’ai rien fait de mal.

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    Crédits photo: Flattr


  8. Devenez casque vert et soutenez le développement en Afrique

    avril 30, 2013 by admin

     

    Lancé par Devhope.com, le réseau social du développement solidaire et citoyen, ce programme vise à recruter cent mille (100.000) Casques Verts à travers le monde d’ici fin 2014. Solidairement engagés pour la cause du développement, ils croient qu’un monde meilleur est possible et contribuent à créer un changement positif.

    Pour en savoir plus sur le programme « Casque Vert pour le développement », téléchargez la fiche de présentation http://bit.ly/ZxzLgF o

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    DevHope.com est le réseau social du développement solidaire et citoyen consacré à la mobilisation de fonds
    non générateurs d’endettement pour le financement de projets d’intérêt général. 
     
    Le programme
    « Casques Verts », dans sa première phase, se déroulera sur une durée de 06 mois à compter du 16 Avril 2013. Les candidatures sont ouvertes  à toutes les personnes intéressées