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  1. Introduction

    octobre 1, 2009 by monartiste

     » Dites-moi et j’oublierais. Montrez-moi et je me souviendrais.
    Impliquez-moi et je comprendrais »
    CONFUCIUS,

     

    Bonjour,

    A l’origine, cet espace avait pour vocation à être un lieu de découverte du projet MonArtiste et de partage de notre philosophie, il est devenu l’un des premiers sites d’information sur les nouvelles pistes (ou voies) de financement de la création. J’y publie mes découvertes, mes analyses, un ensemble de contenus liés à ces solutions innovantes de financement, mais aussi de partage qui émergent grâce au web. Je suis toujours convaincu que des alternatives au tout répressif existent et qu’il est possible de bâtir des relations gagnant – gagnant (artistes – amateurs d’art), au-delà de la simple relation économique, qui régit encore trop le monde de l’art et de l’audiovisuel.

    La révolution du financement, de la production et de la diffusion de la création est en marche. Internet ouvre de nouvelles perspectives et bouleverse les règles qu’on le veuille ou non. On ne peut aller contre le changement, des solutions existent, il faut envisager d’évoluer et de s’adapter. Après des années de tâtonnement, de nouveaux modèles économiques plus pertinents apparaissent, ne dépendant plus uniquement de la publicité. J’assiste avec intérêt à la montée en puissance des  » pure player  » et notamment le décollage de la soucoupe OWNI.

    Je vous laisse découvrir le découvrir le discours d’Alex de Iglésia, qui résume assez bien, ce que nous sommes entrain de vivre et pourquoi nous ne devons pas avoir peur de s’adapter.

     

    N’hésitez pas à me contacter, si des questions subsistent. Je suis à votre disposition.

    Nicolas


  2. Internet n’est pas le futur du cinéma, c’est le présent…

    février 23, 2012 by admin

    Bonjour,

    Je vous invite de nouveau à voir ou revoir  le discours d’Alex de Iglesias lors de la remise des prix des Goya 2011 le 13 février, où tout est dit…C’est plus que jamais d’actualité, 1 an après.

    Après avoir passé deux ans à la tête de l’académie du cinéma espagnole, il a pris conscience de la nécessité d’agir et de s’adapter. Internet a provoqué un bouleversement et a changé les règles. Si les réalisateurs et les producteurs souhaitent continuer à fabriquer du  » rêve « , ils doivent s’adapter et ce n’est aux spectateurs et au public de le faire…

     

     


  3. Les 7 erreurs à ne pas commettre lorsque l’on lance une campagne.

    février 22, 2012 by admin

     

    Bonjour,

    Je lis souvent des articles donnant des conseils pour réussir sa campagne de crowdfunding ou présentant les raisons qui pousseront les internautes à participer à votre collecte. Mais beaucoup oublient l’essentiel, c’est à dire ne pas faire d’erreur, car tous les spécialistes de la communication, me rejoindront dans ce sens, il n’y a pas de règle d’or pour convaincre et au-delà de formules magiques pour réussir sa campagne de collecte de fonds, mais il y a des erreurs rédhibitoires à ne pas commettre, sous peine d’aller vers une grande déception.

    J’ai trouvé un article intéressant de Justin Kownacki (fondateur de CrowdfundingHelp, qui en 2010, s’est servi de Kickstarter pour financer une web-série The Baristas.) qui revient bien sur les 7 raisons qui peuvent provoquer l’échec de votre projet. Je m’en suis inspiré pour vous donner ma propre liste en considérant que vous alliez proposer votre projet sur une plateforme française et donc dans un contexte différent.

    1. Trop demander … ou trop peu

    Combien d’argent avez-vous besoin ? Demandez une somme trop importante et ils vous imagineront trop gourmand. Demandez trop peu et ils vont douter, que vous sachiez ce que vous faîtes. Il est impératif de déterminer ces besoins réels et d’étudier ce que d’autres projets ont réussi à soulever. Tout doit être en cohérence.

    2. Une mauvaise vidéo de présentation

    On rappelle souvent qu’il est très important d’inclure une vidéo de présentation. Cela facilite beaucoup le contact et le partage de la vision des auteurs. Mais il n’y a rien de pire qu’une vidéo qui « fait peur » ou qui n’est pas engageante. Vous n’avez pas besoin de beaucoup de moyens, mais qu’elle donne confiance et soit agréable à regarder (la touche d’humour est souvent un ingrédient appréciable). J’en parle en connaissance de cause, car j’ai beaucoup de difficultés à réaliser ce type d’exercice. Je deviens quelqu’un de très flippant lorsque je me présente à travers une vidéo, un peu comme mon ami Bernie, vous voyez…

    3. Etre flou sur l’utilisation de l’argent

    Demander un montant précis, ne signifie pas que vous saurez l’utiliser à bon escient. En montrant que vous avez optimisé votre budget, vous susciterez la confiance de vos futurs contributeurs.

    4. Le danger des contreparties trop onéreuses ou pas en adéquation avec le montant de leurs contributions.

    Les gens attendent quelque chose de sympa ou d’utile en échange de leur contribution et ils veulent bénéficier d’une contrepartie à la hauteur de leur effort. Si vous écrivez un livre ou tournez un film, assurez-vous au moins qu’ils puissent le voir. N’oubliez pas que c’est aussi un bon moyen de diffuser votre travail. Dans le même sens, ne proposez pas de « récompense », que vous vendrez moins cher plus tard.

    5. Ne pas faire vivre sa campagne

    Certaines personnes pensent sans doute que le plus gros du travail se borne à réaliser la page de présentation du projet. Ils s’imaginent peut-être que les internautes tomberont sous le charme de leur univers artistique rien qu’en visionnant la vidéo. N’oubliez pas que pour collecter des fonds, il faut aller chercher les gens, c’est un travail à part entière et presque quotidien.

    6. Ne pas s’engager

    N’oubliez pas qu’en réalisant une campagne de crowdfunding, vous donnez un peu de vous. Montrez votre enthousiasme, votre envie de réussir ce projet.

    7. Perdre confiance

    Vous êtes au milieu de votre campagne et vous êtes très loin de votre objectif. Qu’est-ce que vous faîtes ? Vous abandonnez ou vous continuez à envoyer des mails pour mobiliser vos proches ou envisagez de retravailler votre vidéo ?

    Il n’est jamais trop tard, tout se fait souvent dans la dernière ligne droite. Il suffit de regarder les statistiques des principales plateformes pour s’en rendre compte.

     

    N’oubliez pas, un beau projet ne fait pas tout. Le crowdfunding n’est pas une science exacte…Contribuer à un projet surtout aujourd’hui est très engageant. Il faut savoir partager et donner envie à des inconnus de participer, ce n’est pas si simple.

    Bonne collecte !

     

     

     

     


  4. Tribune d’un écrivain en colère

    février 22, 2012 by admin

     

    Bonjour,

    J’ai échangé (par skype) avec un citoyen du monde, écrivain apatride à ses heures, qui m’a fait part de son avis bien tranché sur l’idée de partage et de financement de la création. Il m’ a proposé d’écrire un article sur mon petit espace de liberté, ce que je ne pouvais évidemment pas refuser.

     

    Le monde de la littérature doit évoluer avec son environnement

    A la fois, écrivain référencé et peintre, je suis prolifique et m’intéresse à différents domaines, j’ai remarqué entre autres « lubies » de l’édition en France, non pas la difficulté de se faire éditer, mais l’approche réduite qu’elle pratique : la course aux gains ‘faciles’, reléguant la régénération du secteur littéraire au futur conditionnel, d’ailleurs la majorité des écrivains en France s’autoéditent faute de débouchés.

    par Wadih De Fayad

    De ce constat d’impasse, je propose aux lecteurs cet article :

     

    La culture du partage ou l’e-culture 2.0

    En ces temps de crise économique, qui s’impose à nous depuis 2008, mais qui a pris son rythme de croisière en 2009. L’intérêt Èconomique s’est conjugué à la liberté d’expression sous diverses formes, dont la plus effective est le partage ou le e-partage, sous-entendant par là le partage des créations artistiques via le web, cette grande machine virtuelle, dont une grande partie est sous contrôle mais où demeurent des espaces  de liberté. Cette néo-tendance est devenue le cheval de bataille de toute une génération,  je parle de celle qui a vu l’apparition du web durant les  années 90. La seconde génération, celle du web 2.0,  est prise entre deux feux et assiste, un peu en spectateur, à la lutte entre le pouvoir en place et les lobbys qui souhaitent protéger leurs intérêts et cette première génération qui considère toujours internet comme un espace de liberté. Parlons un peu de ces politiciens « politicars », qui trop soucieux de la rentabilité de certains corps, …Qui apparaissent et disparaissent, en ne vouant aucun intérêt à l’art et à son essence.

    Le partage prôné par ces deux générations est très différent du piratage informatique et n’a en commun avec les pirates que ce qu’on veut leur faire dire ou faire. Est-ce que toute personne qui pratique la politique est politicienne ? Certes, non, malgré que l’on passe du temps à s’accuser les uns les autres en général en Occident, ou comme en France à « PARTAGER » cette responsabilité.

    Rappelons une notion de base : ce que j’ai acheté ou m’a été offert m’appartient et j’en dispose librement tant que je ne les revends pas, d’ailleurs les droits sont imprimés. Des tentatives anti-piratage fonctionnent, citons par exemple le développement de sites moins chers, la mise en commun pour la réalisation d’un film ou en lumière par un acteur français célèbre via youtube.

    La loi Hadopi,, dans son principe, est une bonne initiative, mais les démagogues cherchent encore plus à tordre l’affaire. Au fond, et personne n’est dupe, l’assaut anti-partage est une affaire politique et de lobbying sur fond d’un alignement aux intérêts américains (comme c’est en vigueur en ce qui concerne les lois françaises depuis l’accession de l’actuel président à son poste)

    Aux Etats-Unis, les protagonistes des deux grands partis américains se rejettent la faute et ne font que reculer et refuser le changement en stigmatisant les internautes et mettant en place des lois comme acta, sopa, fipa. La vision est clairement à court terme, aucune force politique ne s’inscrit sur le long terme, ce qui nous permettrait de nous adapter à la révolution numérique que nous vivons.

     

     

    Cette discussion fait écho aussi, à ce que l’on peut appeler l’affaire François Bon, éditeur du site publie.net, qui est attaqué par Gallimard, suite à la publication d’une nouvelle traduction d’Hemingway de l’homme est la mer sur son site.  Ce conflit est caractéristique du climat délétère dans lequel tente de vivre la création.

    Pour en savoir plus notamment article Numérama du vendredi 17 février.

    par Wadih De Fayad


     


  5. Les films Kickstarter s’imposent à Sundance

    février 16, 2012 by admin

    Bonjour,

    Je me balade souvent sur le site thecreatorsprojets, j’y découvre toujours des petites pépites numériques, comme je les aime. Hier, après en avoir pris plein la vue avec les vidéos disponibles sur le site (si je puis dire), j’ai découvert et très vite apprécié l’un des tout meilleurs articles sur le lien qui se crée de plus en plus en fort entre Kickstarter et le cinéma indépendant.

    Il y a seulement deux ans, le crowdfunding pouvait à peine apparaître comme une alternative crédible de financement de la création, aujourd’hui la plateforme Kickstarter ou même dans une moindre mesure IndieGogo sont en passe de devenir, des outils essentiels, presque des passages obligés.

    Bonne lecture

    Article de Julia Kaganskiy publié le 1 février

    Un nouveau tremplin pour les artistes de demain

     

    Ces derniers temps, on a lu beaucoup d’éloges sur le potentiel du site de sponsoring collaboratif Kickstarter, qui s’impose de plus en plus comme un nouveau modèle de financement DIY, particulièrement dans le domaine du design. Mais, pendant l’édition du festival de Sundance, qui s’est déroulé la semaine dernière à Park City dans l’Utah, c’est la division Film et Vidéo de la plateforme – qui représente 45 des 125 millions de promesses de dons accumulés par Kickstarter ces deux dernières années – qui a attiré l’attention. Parmi les 200 films du festival, 17 ont été financés via Kickstarter et 3 d’entre eux ont déjà été sélectionnés pour une distribution commerciale.

    Sundance sélectionne ses films parmi plus de 9000 propositions annuelles. Aussi, quand près de 10% de leur sélection est constituée de films autofinancés grâce aux contributions communautaires, il n’y a pas de raison d’hésiter. « Je pense que cela en dit long sur la qualité du travail qu’on peut trouver sur Kickstarter » déclare Yancey Strickler fondateur du site. « Ces projets ne sont pas intéressants parce qu’ils représentent une curiosité issue du net, ils sont intéressants parce que c’est de l’art. C’est du bon travail. Acquérir cette reconnaissance de Sundance, un festival important, démontre que nous sommes capables d’attirer des gens extrêmement intéressants et laisse augurer de bonnes choses pour Kickstarter. »

    Un autre indicateur présageant d’un futur solide pour Kickstarter réside dans l’intérêt grandissant des distributeurs de films et de programmes télévisés qui prennent note des talents issus de la plate-forme de financement collaboratif. Deux des films présentés à Sundance ont été choisis par HBO : Me At The Zoo, un documentaire sur Chris Crocker et le phénomène de la célébrité sur internet, et Indie Game: The Movie, un autre documentaire s’intéressant aux développeurs de jeux indépendants, pour lequel un projet de série est envisagé. Parallèlement, le film Kickstarter à la fibre Hollywoodienne la plus prononcé, Black Rock, avec Kate Bosworth et Lake Bell, a été acheté plus d’un million de dollars.

    « A ce niveau il faut commencer à prendre le sujet au sérieux » déclare Strickler. « Nous sommes à un point dans le temps ou le centre de la culture dérive de la télévision, la radio et les films vers l’Internet. Tous ces autres médiums étaient contrôlés par des gens qui n’avaient que l’argent comme valeur, géraient la machine publicitaire, et internet est un écosystème en lui-même, autonome. C’est donc dorénavant une notion intéressante que tout le monde comprend et reconnait comme un fait, mais la question réside dans la manière dont toutes ces choses interagissent et s’accordent ensemble et comment le monétiser. Quelle est par exemple la valeur d’un « like » sur Facebook ? Pour cet univers, nous sommes une des rares « success stories » qui font de l’internet quelque chose de tangible qui donne la possibilité de faire des choses. Nous ne sommes pas juste des fournisseurs de « cool points ».

    Le dernier point et peut-être le plus important : Kickstarter est une des rares compagnies à transformer le succès en ligne en quelque chose de tangible pour les artistes en herbe. Alors que les films autofinancés se révèlent de plus en plus réussis et de plus en plus crédibles, il est plus que probable que le pourcentage de projets financés par Kickstater apparaissant dans les festivals du monde entier continuera à augmenter. L’an dernier, il n’y avait que 5 films Kickstarter projetés à Sundance, cette année ils sont 17. Si cette tendance continue, il se pourrait que l’on renomme le Sundance Festival le Kickstarter Film Festival d’ici quelques années.

    Julia Kaganskiy

     


  6. Le nouveau Viméo, plus que jamais favorable aux licences creatives commons

    février 15, 2012 by admin

     

    Bonjour,

    Le site Vimeo développe une interface de recherche des vidéos sous licence creative commons ( pour en savoir plus, on peut cliquer sur le petit logo ci-dessous)


  7. Le cinéma indépendant s’émancipe grâce à Internet. Quelle place pour la salle ?

    février 14, 2012 by admin

     

    Le grand défi du cinéma à l’ère du numérique demeure l’adaptation de la chronologie des médias. Si la place de la salle de cinéma n’est pas encore remise en cause, le cinéma « indie » doit perpétuellement se battre pour exister et réussir à être distribué.

    Laisser une place pour un certain cinéma

     

    Je reprends ici le constat fait dans un article des inrocks, qui date un peu, mais qui met bien en perspective les difficultés que peut connaître le cinéma indépendant (ou dit d’auteur).

    La fréquentation des salles a été exceptionnelle en 2010. Mais pour qui ? A qui profite cette année exceptionnelle ?

    Il est évidemment pas question ici d’être catastrophique, on peut clairement se réjouir du nombre d’entrées dans les salles en 2010 et ( la tendance s’est confirmé une nouvelle fois en 2011), tout de même 206, 5 millions d’entrées. Le téléchargement n’a pas encore eu raison de la salle obscure. Les gens continuent à se déplacer d’une manière rituelle, malgré la possibilité qu’ils ont de le télécharger et de regarder le film dans son canapé. Et quoi qu’on en dise, c’est une tendance de fond, la fréquentation est en hausse depuis 2007. Certains y voient  » l’effet crise « , les gens vont au cinéma, pour se changer les idées, n’ont plus les moyens de partir en week-end, d’autres y voient aussi le résultat d’une forme de démocratisation de la culture, les gens voyant plus de films grâce au téléchargement, ont aussi peut-être envie de voir les films qu’ils considèrent de qualité dans de bonnes conditions.

    Car pour beaucoup d’exploitant indépendant, comme Stéphane Goudet, directeur du cinéma Georges-Méliès à Montreuil, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt, en effet il dénonce dans l’article « l’extraordinaire concentration des entrées sur quelques films et quelques salles. »

    Même si depuis fort longtemps, aucun carton sort du lot comme a pu l’être Bienvenue chez les Chtis en 2008, en effet 15 films dépassent les trois millions, aucun à plus de 6 millions, Harry potter restant le film le plus vu.

    L’inquiétude se fait ressentir chez les cinéastes et les producteurs indépendant, face au fossé qui se creuse chaque année davantage entre les quelques champions du box office à la puissance commerciale presque sans limite et la marée de films qui ne trouvent ni public et parfois même de salles. Grand sujet de préoccupation pour les professionnels, comment réussir, si l’on a même pas accès aux salles.

    Un chiffre cristallise leur inquiétude 40 % des films qui sortent en France réunissent moins de 20 000 spectateurs et 60 % recueillent moins de 100 000 entrées. En Espagne ce constat est d’autant plus alarmant, 40 % des films espagnols qui sortent chaque année n’arrivent pas à atteindre les 2000 spectateurs.

    Leur inquiétude n’est pas tant la concurrence croissante entre les films, vingt films peuvent sortir en même temps un mercredi, mais la situation de quasi monopole des grands groupes d’exploitation et leur pouvoir dictatorial de vie ou de mort après une semaine de projection du film. UGC, EuroPalaces (Gaumont/Pathé) et MK2 réalisent 90 % des entrées en France. Il suffit que les trois programmateurs ne veuillent pas du film, pour qu’ils finissent aux oubliettes. La logique commerciale trouvera un nouvel atout de taille avec l’apport du numérique, qui leur permettra de changer la programmation en un clic.

    La réponse est  peut-être là…elle ne profite pas à tout le monde ?

    Internet offre un nouveau souffle et un nouvel espace pour le cinéma indépendant

    Faute de distributeur, de nombreux réalisateurs choisissent de bousculer la chronologie des médias pour diffuser leur film sur internet et laisser aux internautes la possibilité de le voir.

    Internet offre un espace pour tous les films.

    En 2008, Mathieu Kassovitz et Augustin Legrand, eux aussi en panne de distributeur pour Les Enfants de Don Quichotte, mettent le film sur Dailymotion : 500 000 clics prouvent que le documentaire a un public. Et le long-métrage de connaître finalement une sortie en salles.

    Mais cette fameuse sortie en salles, qui confère au cinéma toute sa noblesse, ne devient-elle pas un accessoire de luxe ? Des quelque 240 longs-métrages distribués chaque année, moins de la moitié sont rentabilisés sur grand écran. Alors certains pensent au petit. Celui de l’ordinateur. Eric Atlan, producteur desDémons de Jésus, vient de réaliser et produire Mortem, thriller métaphysique d’un coût de 500 000 euros qui verra le jour sur le Net en janvier 2012 et, en même temps, dans un ou deux cinémas. « La salle est devenue un outil de promotion, mais n’est plus une source de profits, sauf pour une petite poignée de films. » Atlan a mis au point une stratégie. Depuis début 2011, Mortem écume les festivals du monde entier et accumule les prix : meilleur scénario à Los Angeles, meilleur film à Mexico et à Honolulu… Fort de cette bonne réputation, le long-métrage pourra être téléchargé pour 1 ou 2 euros. Et, pourquoi pas, à l’étranger, être vendu clefs en main à un annonceur qui, après l’avoir estampillé, se chargera de le diffuser sur la Toile ? Pour certains, ce sera un sacrilège. Pour d’autres, un moyen de rentabiliser leur création. L’éternel paradoxe de l’art et de l’industrie.

    Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à le réaliser.

    Pour autant, non, la salle ne doit pas disparaître, c’est un lieu de rencontre.

    Internet peut être l’endroit où chaque film peut rencontrer l’ensemble de son public. Mais ça ne veut pas dire qu’Internet est le lieu où un film qui ne suscite pas le désir dans le monde analogique va trouver un public: sur Internet, la logique de marché est encore plus poussé. Chaque mercredi, c’est comme une sortie de tranchée: quinze films sortent de la tranchée, trois ont la possibilité de faire trois pas et un seul arrive vivant au bout. Cette loterie sauvage structure le film de cinéma. Si on touche à ça, on va faire de la salle de cinéma une chaîne de télévision hors de chez vous. Le cinéma est un événement social, avec des rendez-vous, singulier, irrationnel, mais c’est ce qui fait la différence de l’expérience du cinéma dans le salon ou en salle.

    Même si l’avenir du cinéma se situe sur internet. Tous les réalisateurs indépendants seraient d’accord pour préserver la salle. Le cinéma, c’est un lien social, c’est une sortie, un effort. Mais l’expérience est très différente: ce n’est pas la même chose de voir une comédie dans son salon et de rire ensemble à 200 dans une salle. Et même pour un film plus difficile: si je suis dans mon salon, la question est vite réglée: je zappe. Dans une salle, je fais l’effort.

    L’avenir est dans la valeur ajoutée, l’expérience avec le transmédia.

    Les spectateurs sont toujours plus avides d’expériences et veulent en avoir pour leur argent, il faut leur offrir de la valeur ajoutée. A nous de travailler dur sur la relation unique qui nous lie à eux pour conserver leur attention et bâtir une relation sur le long terme (une niche). Nous pouvons penser que plus cette relation sera forte, plus l’accès à du contenu sera facile, moins il y aura du piratage. Les récits transmedia, effectuant des rebonds d’un écran à l’autre ( Dark night, le projet Blair Witch) et intégrant la multiplicité des écrans comme terrain de jeu pour l’auteur et le spectateur, sont de précieux remparts à la ringardisation du support de l’oeuvre. « Pirater une œuvre transmédia » n’a pas de sens, d’une part car seul un écran à la fois est « piratable », et d’autre part car ce nouveau genre d’œuvre se vit ou « s’expérimente » plutôt qu’il ne se regarde.

    Les programmes transmedia répondent à deux obligations : aller chercher une audience là où elle est, et lui fournir une expérience riche et multitâche, adaptée à son comportement. On peut parler d’un divertissement plus “interactif”. Le public ne souhaite plus uniquement être spectateur, mais aussi acteur, il ne souhaite plus vivre une expérience, qu’il pourrait vivre devant sa télévision.

    Comment pourrait-il en être autrement, comment le (jeune) public pourrait-il se contenter d’un divertissement qu’il peut télécharger gratuitement, il s’agit de leur offrir quelque chose qu’ils ne peuvent pas copier. Quelque chose d’authentique. Une vraie expérience, qui leur donne envie de payer. Le plus bel exemple pour moi est une nouvelle fois la « Cosmonaut expérience ». Le premier étage de la fusée de lancement du film le cosmonaute.

    L’objectif de Riot Cinéma Collective est de concentrer l’énergie et l’enthousiasme en un seul événement. Une grande fête qui rendra ce moment unique et inoubliable. Il est prévu pour la sortie mondiale à Madrid une diffusion en compagnie de plusieurs milliers de spectateurs. Evidemment cela ne s’arrête pas là, mais pour découvrir l’ensemble de cette stratégie très riche, le plan de diffusion est disponible en téléchargement sur le blog du film.

    En offrant aussi la possibilité de la cocréation aux internautes, on découvre aussi la volonté de créer une communauté créative collaborative pour favoriser, l’échange avec le public et entre les membres du public (voir communauté Iron Sky). Ses producteurs s’appuient totalement sur le récit transmédia. Ils ont imaginé pour compléter leur univers narratif à l’humour grinçant un prologue en trois bandes dessinées, qui seront disponibles avant le film, ainsi qu’un roman graphique relatant toute l’histoire d’Iron Sky. Sans oublier l’outil incontournable de la stratégie transmédia, le jeu vidéo. (pour mieux connaître ce projet vraiment enthousiasmant, je vous invite à lire cet article complet du transmédia Lab ou d’aller évidemment sur le site du film.) En laissant une partie de leur autorité, ils favorisent l’implication du public pour favoriser la promotion. Les chaines classiques ont en France une obligation de financer la création cinématographique (Canal + essentiellement). Mais leur capacité d’investissement se réduit toujours plus.  D’où notre obligation à faire preuve de créativité, trouver d’autres sources de financement, ne pas avoir peur de les rassembler

    Le storystelling : Double voie l’intégration du spectateur dans le récit et l’attractivité du projet

    Extrait d’un article de Pierre Olivier Leurent

    L’art de raconter des histoires authentiques (ou storytelling) autour de la marque est un élément clé sous-exploité actuellement dans la communication des entreprises en marketing digital. Grâce à un site internet, un blog, une page marque de réseaux sociaux tels que Facebook ou LinkedIn, on peut mettre en valeur l’histoire et une success story d’une entreprise. On peut ainsi construire, rassembler des communautés en ligne et augmenter l’impact de sa marque autour du storytelling. 

John Sadowsky, dans sa thèse de doctorat, en arrivait à la conclusion que « les plus puissantes et stimulantes formes de communications sont basées sur des histoires ». Il décrit dans son récent livre : Email, social marketing and the art of storytelling que les plus grands leaders utilisent leur expérience de vie pour en faire des histoires personnelles qu’ils utilisent pour enseigner, motiver ou influencer les autres individus. Mais ce n’est pas uniquement réservé aux grands de ce monde, mais peut être aussi employé dans différents contextes (pro ou perso). 


Pourquoi raconter des histoires ? 

Les histoires sont universelles, compréhensibles par tous et facilement transmissibles. Les récits donnent la possibilité de mieux déterminer qui nous sommes et notre signification dans ce monde. Elles sont nées avec la naissance de l’humanité. De même notre esprit fonctionne de manière narrative : nous classons les personnes, les objets, les faits… selon les histoires et les souvenirs que nous nous sommes forgés. 

Les histoires définissent une communauté qui se retrouve autour de valeurs et d’une identité commune. Les contes et légendes racontées autrefois étaient un moyen puissant de transcender les différences des peuples et même de les unir pour des causes. La religion, par exemple, a utilisé la narration pour transmettre ses idées et des faits aux peuples. 

Ces histoires déterminent et définissent hier et aujourd’hui notre comportement et nos habitudes. Comment ? Parce qu’elles sont dites et répétées aux membres de la communauté et ont tendance à nous influencer de manière plus ou moins forte. Cela se fait au niveau de la communauté, qu’elle soit réelle et avérée ou virtuelle dans le cas de Facebook, où les anecdotes racontées construisent les individus et leurs relations qui en font partie. 

Alors que l’individu est saturé de messages publicitaires (plus de 3 000 sont ainsi perçus par jour) et de produits dont les caractéristiques sont devenues de plus en plus proches, il apparaît difficile pour lui de faire un choix. Le communiquant souhaite alors que des notions plus abstraites telles que l’imaginaire, la sympathie, le plaisir, … prennent le pas sur la raison dans l’acte d’achat d’un bien ou d’un service. 


Comment fonctionne la « communication via le storytelling »?

    Le storystelling pour El cosmonauta.

    Je l’ai déjà mis en avant précédemment el cosmonauta Dans un monde aussi concurrentiel que le cinéma, libérer le contenu de leur film leur donne un atout marketing non négligeable. Sans cette volonté initiale de se démarquer, El Cosmonauta n’aurait peut-être pas vu le jour, il aurait été considéré comme un autre projet de cinéastes indépendants. De cette façon, en faisant appel aux internautes, en créant une communauté autour de celui-ci et en le diffusant avec une Licence Créative Commons, il est clair que le projet devient beaucoup plus attractif pour les médias.

    Les deux ressorts essentiels qui donnent envie de soutenir ce projet :

    • donner la possibilité aux internautes et en particulier aux jeunes la possibilité de soutenir un projet innovant, n’hésitant pas aller à contre courant et à l’encontre du corporatisme et des lois mettant en péril les libertés individuelles des internautes comme la loi scinde
    • .  Soutenir le changement et la volonté de prendre son indépendance pour  bénéficier de plus de liberté. Libérer le contenu s’inscrit dans cette dynamique démontrant que l’important est non seulement de réaliser une œuvre, mais aussi de démontrer qu’une autre voie est possible.


     


  8. Mission Braquo, le bilan

    février 14, 2012 by admin

     

    Bonjour,

    Je vous invite à consulter cette vidéo qui revient sur l’expérience transmédia menée par Canal plus en collaboration avec l’agence Capa et Lexis Numérique sur la série 2 de Braquo. Un premier bilan de l’opération, riche en enseignements pour qui ambitionne de produire des contenus interactifs engageants.

     

     

    Pour ceux qui n’ont pas pu participer à cette expérience immersive aux côté de la bande à Caplan


  9. Vendre ce qui n’est pas copiable et s’appuyer sur un modèle hybride

    février 13, 2012 by admin


    Avec Internet, les sources potentielles de financement et de monétisation sont de plus en plus nombreuses. La tendance est à l’hybridation, entre partage de revenus publicitaires, sponsoring, placement de produit, vente de droits de distribution, de droits d’adaptation, fonds privés/publics, abonnement, donation, crowdfunding, VOD ou DVD. Aujourd’hui la plupart des grosses productions hollywoodiennes sont rentabilisées par le préachat avant même la sortie. Pour une production indépendante, c’est difficilement envisageable.

    La confiance et l’expérience à la base des nouveaux modèles de la création

    A l’heure de la surabondance des contenus, Gerd Leonhard, consultant en communication et medias, comparait la musique avec l’eau en bouteille. L’eau est disponible quasi gratuitement au robinet, mais le marché de l’eau embouteillée vend chaque année plus de 89 milliards de litres d’eau dans le monde. Leonhard souligne l’omniprésence de la musique. Le rapprochement est simple, alors que le peer to peer ou même les sites de streaming répondent à l’appétit du tout tout de suite et que la numérisation a rendu toutes les œuvres duplicables et gratuites pour une grande partie des internautes.

    « Pourquoi payer pour une bouteille d’eau quand celle-ci est disponible gratuitement au robinet ? »

    La solution suggérée par l’auteur est l’engagement, la conversationl’attractivité et la communauté. Ne vendons pas simplement de la musique, mais une expérience

    Dans ce monde de plus en plus connecté dans lequel nous vivons, tout devient plus fluide, personnalisable et propice à une expérience. Nous l’avons vu précédemment aujourd’hui le public décide comment et quand ils souhaitent consommer les contenus…Le public baigné dans son nouvel environnement est prêt à vivre de nouvelles expériences et nous l’avons vu le terrain d’expérimentation est énorme.

    Pourquoi participer à un film, acheter le merchandising ou le DVD, la réponse est dans la valeur ajoutée, le petit plus qualité, la possibilité de le télécharger en HD, de le voir en présence de l’équipe du film, de bénéficier des contenus transmédias pour plus d’interactivité… C’est cette valeur ajoutée qui donnera la valeur économique.

    Vendre ce qui n’est pas copiable

    Les majors de la musique ont une forte responsabilité sur ce qui s’est passé. Elles n’ont pas anticipé et accepté de modifier leur modèle économique basé sur la rétribution de la copie privée. La donne a changé, elles n’ont pas mesuré l’impact qu’a eu l’apparition de Napster, il y a 10 ans, qui a créé une nouvelle habitude de consommation et gravé dans les mentalités notamment des jeunes que les contenus étaient gratuits.

    “Quand la copie se généralise, vous avez besoin de vendre des choses qui ne peuvent pas être copiées”,  Kevin Kelly (ex-rédacteur en chef de Wired)

    Le souci du partage.

    Ne l’oublions pas c’est essentiel la valeur repose sur la notion de désir. C’est le niveau de désir qui va influencer le montant de la valeur et donc notre envie de posséder / d’acquérir. C’est une valeur non quantifiable et personnelle et dépend de la situation actuelle de l’internaute. En passant de cette économie de la rareté où le support était au centre de l’échange à l’économie de l’abondance, où tout étant duplicable, c’est cette valeur ajoutée qui donne envie d’acheter. Cette révolution numérique n’a pas seulement bouleversé nos usages et nos habitudes, elle nous oblige du moins ceux qui souhaite diffuser et vendre sur internet à adopter un nouvel état d’esprit. Evidemment, tout est encore en évolution, les portes s’ouvrent et se referment aussi vite. Mais ce dont on peut se réjouir, c’est qu’il nous donne quelques pistes et nous permet de mieux comprendre cette nouvelle exigence : donner pour vendre…

    El Cosmonauta offert gratuitement en HD sur internet.

    Les membres de la maison de production Riot Cinéma Collective souhaitent diffusent leur film, comme ils les voient souvent gratuitement sur internet, tout en aimant aller au cinéma et en « sacralisant » ce moment pour y vivre une expérience (soit avec la technologie 3D ou avec l’apport du transmédia). Le long métrage de science fiction espagnol sera disponible dès le premier jour de sortie en téléchargement légal et gratuitement sur internet, appuyant sa sortie en salle et à la télévision. Le film dont la sortie est prévu début 2012 sera donc disponible en HD et sous licence Creative Commons sur internet, non seulement le long métrage mais toutes les données enregistrées pendant le tournage du film.

    En lançant le film gratuitement sur internet dès le premier jour, l’objectif n’est évidemment pas de défavoriser la sortie en salle ou à la télévision. Mais au contraire   de favoriser la création et le partage d’une expérience. L’autre pari est donc de se dire que plus de monde le verront gratuitement, plus de spectateurs seront prêts à le voir en salle d’une manière « augmentée », c’est à dire en bénéficiant ou en ayant bénéficié des apports du transmédia. Appelé  » The cosmonaut Expérience « , s’appuyant à la fois sur l’interaction ludique avec le public et la projection classique, elle offre au spectateur une vrai expérience supplémentaire. Ces projections ne se substitueront pas à la diffusion classique sur internet ou à la télévision, mais seront complémentaires. Ils n’oublient tout de même pas que le retour sur investissement se fait sur l’exploitation en salle et avec les préventes à la télévision.

    Quant au source de financement, l’avenir est dans l’hybride, c’est à dire dans la conjonction et la complémentarité de ces alternatives.

    S’inscrire dans une vision globale et toujours faire le choix de l’innovation

    Je fais encore une fois appel à mon expérience auprès des membres de Riot Cinéma.

    La stratégie schématisée...

    Depuis longtemps, ils ont cette vision, internet n’est pas un frein, mais au contraire un outil formidable de promotion et de diffusion. Ils aiment dire que le projet El cosmonauta n’a pas commencé par un scénario comme un projet classique de long métrage, mais par un site internet. C’est la confiance et le soutien des premiers investisseurs et contributeurs qui ont permis de mettre le projet en route. A chaque étape, il est nécessaire d’innover, de donner envie et de se rapprocher du public pour apposer une nouvelle pierre à l’édifice.

    Pour Riot Cinéma collective, la réalité aurait pu être terrible, combien de projets meurent sur le bureau d’un producteur. Les films espagnols en 2008 (dernières données) ont été vus par un total de 14.359.230 et seulement 17 films ont pu générer plus d’un million d’euros. (dossier El cosmonauta ). Dans un monde aussi concurrentiel que le cinéma, sans cette volonté initiale de se démarquer, de proposer un autre modèle et une autre vision de la production cinématographique, El Cosmonauta n’aurait peut-être pas vu le jour, il aurait été considéré comme un autre projet de cinéastes indépendants.

     

    Comme pour une start-up, les succès et les levers de fonds alimentent le développement du film.

    Ils ont très vite compris la puissance marketing et de communication d’un tel projet dans un contexte de lutte contre le téléchargement illégal et de crise du cinéma. La recherche de l’expérience et tant le soutien que le plaisir du  futur spectateur est constant. Il est donc important est de toujours s’appuyer sur la philosophie que l’on s’est donné, de commenter et partager les décisions que l’on peut prendre avec la communauté. Cela permet évidemment d’acquérir une certaine confiance et légitimer les actions menées et d’aller toujours plus loin dans la réflexion.

    Financement et budget total d’Iron sky

    On pourrait penser qu’il s’agit d’un cas exceptionnel, s’il n’y avait pas de l’autre côté de l’Europe, la sortie prochaine d’Iron Sky, coproduction finlandaise, allemande et australienne, qui s’appuie beaucoup aussi sur une communauté forte de fans (73 000 fans sur Facebook,  55 000 sur le site officiel d’Iron Sky), qui ont pu s’impliquer et rien que moins donner vie à leurs idées en partageant du contenu par le biais de Wreckamovie, une plate-forme collaborative de production de films.  Ils ont participé aussi comme pour le  projet espagnol au financement du film, par l’achat de produits dérivés. Ils ont pu ainsi collecté pour financer la production du film près d’un million d’euros. Là aussi, le projet Iron Sky ne se résume pas à un film. Ses producteurs s’appuient totalement sur le récit transmédia. Ils ont imaginé pour compléter leur univers narratif à l’humour grinçant un prologue en trois bandes dessinées, qui seront disponibles avant le film, ainsi qu’un roman graphique relatant toute l’histoire d’Iron Sky. Sans oublier l’outil incontournable de la stratégie transmédia, le jeu vidéo. (pour mieux connaître ce projet vraiment enthousiasmant, je vous invite à lire cet article complet du transmédia Lab ou d’aller évidemment sur le site du film.)

    Miser sur le long terme.

    Tous les nouveaux usages décrits plus hauts sont encore très loin d’être adoptés par le grand public. Il en résulte des tailles de marché très réduites et une rentabilité incertaine. Si vous voulez être certain de gagner de l’argent, misez sur une hausse du prix du pétrole ou acheter de l’or.  Si vous voulez par contre vous positionner sur des usages avant-gardistes et véhiculer une image d’innovateur, tournez-vous plus tôt vers ces usages prometteurs (tout en maîtrisant l’investissement initial et les coûts d’exploitation, je vous conseille d’être patient). le seul impact qu’il semble possible d’établir aujourd’hui entre le piratage et l’industrie cinématographique est bien le rythme d’innovation de cette dernière, qui se rapproche dorénavant plus de celui du secteur des nouvelles technologies, que du domaine culturel !  Mais sans doute est ce le prix à payer pour éviter que le piratage n’ait trop d’emprise sur elle…


     

     



     

     

     

     

     

     


  10. La consommation collaborative ça vous gagne..

    février 13, 2012 by admin

     

    Pour la pollenisation du savoir

    Un modèle s’écroule, un autre s’éveille, il faut se mobiliser pour valoriser cette économie basée sur l’échange gagnant. Le succès du vélib’ parisien, de Spotify , des A.M.A.P, de la ruche qui dit oui ou encore de supermarmite démontrent une chose : les gens sont prêts. Une question est au centre de ces centaines initiatives : Pourquoi posséder alors que l’on pourrait partager. Je vous  invite vivement à consulter le blog de la consommation collaborative et en particulier cet article sur la nouvelle économie du partage.

    Faire appel à l’intelligence collective, sans oublier que partager c’est avant tout donner

    L’essor du gratuit et des logiciels libres peuvent même nous donner confiance. Les gens ne se contentent pas de prendre des choses gratuitement, ils en donnent aussi, qu’ils s’agissent de commentaires, de réactions ou encore des améliorations apportées à Mozilla Firefox, des extensions sur WordPress, ou même le Couchsurfing. Je pourrais continuer à en citer (En voilà une liste de 100 sites pour commencer )

    Je laisse la place à Thanh Nghiem, qui est intervenu à TEDx Concorde, dont l’enthousiasme est porteur d’espoir. Elle nous montre bien qu’il existe des perspectives, si nous le voulons.

    la pollinisation ou le partage des savoirs


  11. L’intelligence collective contre la récession

    février 12, 2012 by admin

    Accordez la finance et vos valeurs

    Nous avons vu que les nouveaux médias sociaux, plateformes de création, collecte et partage d’informations, n’en sont qu’à leur début. Déjà règne la co-création distribuée, le partage massif et jubilatoire ! Les gens disent et écrivent ce qu’ils savent, sont de plus en plus impliqués dans la création, chaque jour plus aisée, de contenus photos et vidéos.

    Une grande partie des alternatives que j’ai pu relever, prennent en compte les internautes. La solution ne pourra se trouver sans eux, il est impératif de prendre en considération, que les internautes ne peuvent plus être uniquement spectateurs ou passeurs, mais peuvent et doivent devenir acteurs de leur consommation. Au-delà de l’intérêt que je porte à la création, je constate également que le changement est global est ne touche pas uniquement à l’art.

    Accordez la finance et vos valeurs grâce à Internet.

    Des  plateformes plus porteuses de sens, souhaitant créer de la valeur en favorisant les rencontres, l’échange et l’entraide sont apparues (Kiva.org, Babyloan.org). Des sites d’intermédiation  comme Kickstarter, Ulule ou Babeldoor ont suivi, c’est à dire qui ne produisent rien eux-mêmes, mais mettent en relation les porteurs de projets et les internautes émergent un peu partout. Une troisième génération arrive…

    Devant le fiasco du système bancaire en 2008 et les ravages que provoque le capitalisme financier, de nombreuses personnes sont prêtes à contribuer, à investir leur argent sans rechercher un retour sur investissement forcément en numéraire.

    Ainsi je pense que le pire n’est jamais sûr, il n’y a jamais de problèmes insurmontable, mais que des solutions que l’on n’a pas encore trouvées. Pour sortir de cette impasse, des initiatives existent, des pistes sont explorées.

    L’investissement (re)devient intelligent, à l’origine, il y a, souvent des modèles qui ont fait leurs preuves :

    • La souscription pour Kickstarter et Ulule.
    • Le micro crédit pour Kiva.org
    • Ou encore les business angels par des particuliers pour wissed

     

    Focus sur SPEAR, la Société Pour une Epargne Activement Responsable

     

    Vous vous en doutez, les perspectives qu’offrent la consommation collaborative ou le crowdfunding font leur petit effet. Les plateformes de crédit entre particuliers ou de crowdfunding poussent comme des champignons et dans tous les secteurs imaginables. Loin d’être enthousiaste envers de nombreuses initiatives, il y a tout de même de nouveaux entrants qui méritent notre attention. J’apprécie tout particulièrement le site SPEAR, qui en une phrase est…

    une coopérative qui met en relation, grâce à sa plate-forme internet, des individus désireux de mener à bien un projet responsable et des épargnants soucieux de donner un sens à leur argent en choisissant directement les projets qui seront financés par leur épargne.

    Donnez un sens à votre investissement

    J’ai pu échanger avec Nicolas DABBAGHIAN, le cofondateur de cette plateforme, qui donc pour la première fois permettra aux épargnants de choisir la destination exacte de leur argent parmi un choix de projets éthiques. Au-delà du microcrédit, je pense qu’il y a clairement la place pour un outil d’épargne et de financement éthique et responsable pour l’entreprenariat social. Là encore, les fameux clubs cigales, rassemblant des particuliers souhaitant investir dans des entreprises répondant à des problématiques environnementales, sociales ou culturelles ont bien défrichis le terrain et ont déjà démontré à plusieurs reprises la pertinence de leur action et leurs compétences. L’action de SPEAR donnera je l’espère une autre dimension à l’entreprenariat de proximité. Espérons que les internautes se l’approprient et en font un véritable levier de création d’entreprise, comme il peut en exister de l’autre côté de l’atlantique.

    Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite évidemment à vous rendre directement sur le site, tout y est.

     


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